Critique de concert Robin Leduc + Tété

Quel plaisir que d’arriver à Six Fours, de se garer à 2 pas de l’Espace Malraux, de s’y faire accueillir avec le sourire et de découvrir une salle où l’on se sent bien. On peut se balader tranquillement, voir la scène de quelque endroit où l’on se trouve, se désaltérer rapidement et efficacement.
La première partie est assurée de main de maître par Robin Leduc et ses compères. Malgré un son saturant parfois car trop chargé en graves, avec son look hurluberlu, il nous sert trois quart d’heure de chansons à textes savoureuses. Ce serial loser sympathique nous fait partager son univers barré où paroles ironiques à souhait se mêlent à des mélodies imparables. Les jeux de maux fusent et la bonne humeur s’empare de l’ensemble du public. La musique est en effet également au rendez vous, teintée de blues pop, mais lorgnant parfois également vers la samba ou les Caraïbes.
Le trio est en place du début à la fin, le batteur faisant étal de la grande palettes de variations dont il dispose. Le claviériste n’est pas en reste jouant sur 2 instruments simultanément, gardant le sourire quand il en renverse un et nous gratifie de jolis soli à l’orgue. Je pense au M des débuts, avant qu’il ne sombre dans la mauvaise variété. Avec ses airs de pas y toucher, Robin Leduc se révèle songrwiter de talent, très adroit avec sa 6 cordes. Il est également à l’aise avec le public, toujours agréable et souriant. Ce soir, comme il le chante si bien Je casse tout, à commencer par la baraque. J’espère donc avoir l’occasion de le croiser à nouveau prochainement.
Après une longue introduction constituée d’un riff que l’on croirait tout droit sorti d’un classique des Rolling Stones, un autre trio fait ensuite son entrée sur la scène. Tété arrive en effet, accompagné d’un batteur et d’un contrebassiste. Ce qui frappe en premier lieu, c’est le caractère très blues de l’ensemble. Bien qu’il joue sur des guitares électro-acoustiques, le son qui en ressort est celui de guitares électriques, transformant la formation. en trio de power blues.
La quasi-totalité des titres joués sont en effet des versions électriques des chansons que son auteur a gravées sur CD. Les qualités d’arrangeur et de bluesman de Tété éclatent ainsi au grand jour. Il joue à merveille, improvise à foison et retombe toujours sur ses pattes. Très classe dans son costume ajusté, il joue beaucoup avec les spectateurs, leur demandant sans cesse si tout se passe bien. C’est très efficace et le public ne s’y trompe pas, emporté par la vague du début à la fin du concert.
Je regrette pourtant le manque de nuances de l’ensemble, car après une dizaine de morceaux, la monotonie pointe le bout de son nez. L’énergie est toujours de mise mais je ne peux m’empêcher de trouver trop de similitudes dans les plans joués ici et là. Les musiciens ne sont pas à blâmer, aucune fausse note n’étant à déplorer. Il me semble surtout que la transformation quasi-systématique des titres folks dépouillés et aérés que j’aime tant montre ses limites. Comment rendre en effet les innombrables arrangements présents sur les versions studios ? Tété a choisi de privilégier, l’entrain et la communication avec le public pour ne pas risquer de l’endormir. Je le comprends tout à fait et me laisse d’ailleurs emporter plus d’une fois.
L’envie et le dédain, Le bal des boulets, Fils de Cham ou Maudit blues, pour ne citer qu’eux font ainsi leur effet. 1770, A flanc de certitudes jolie valse et Ad libitum tirent également leur épingle du jeu, avec des structures moins classiques.
Cependant, c’est lorsqu’il revient à l’acoustique, que notre troubadour est le plus touchant. Sa reprise du tubissime Still loving you seul à la guitare est un véritable régal, d’autant qu’elle prend le relais de l’idéaliste Le meilleur des mondes. Les autres morceaux des deux premiers albums joués, constituent malheureusement un medley, bien trop court pour l’amateur que j’en suis.
Tété clôt le spectacle seul à la guitare avec l’inévitable A la faveur de l’automne et le magnifique Le magicien. Pour ce dernier titre, ses compères soulignent les mots clés avec des affichettes, à la manière du clip Subterranean Homesick Blues de Bob Dylan. Le leader viendra même se mêler au public, guitare à la main. Il n’en demandait pas tant et repart le sourire aux lèvres, et c’est bien là le principal.
La première partie est assurée de main de maître par Robin Leduc et ses compères. Malgré un son saturant parfois car trop chargé en graves, avec son look hurluberlu, il nous sert trois quart d’heure de chansons à textes savoureuses. Ce serial loser sympathique nous fait partager son univers barré où paroles ironiques à souhait se mêlent à des mélodies imparables. Les jeux de maux fusent et la bonne humeur s’empare de l’ensemble du public. La musique est en effet également au rendez vous, teintée de blues pop, mais lorgnant parfois également vers la samba ou les Caraïbes.
Le trio est en place du début à la fin, le batteur faisant étal de la grande palettes de variations dont il dispose. Le claviériste n’est pas en reste jouant sur 2 instruments simultanément, gardant le sourire quand il en renverse un et nous gratifie de jolis soli à l’orgue. Je pense au M des débuts, avant qu’il ne sombre dans la mauvaise variété. Avec ses airs de pas y toucher, Robin Leduc se révèle songrwiter de talent, très adroit avec sa 6 cordes. Il est également à l’aise avec le public, toujours agréable et souriant. Ce soir, comme il le chante si bien Je casse tout, à commencer par la baraque. J’espère donc avoir l’occasion de le croiser à nouveau prochainement.
Après une longue introduction constituée d’un riff que l’on croirait tout droit sorti d’un classique des Rolling Stones, un autre trio fait ensuite son entrée sur la scène. Tété arrive en effet, accompagné d’un batteur et d’un contrebassiste. Ce qui frappe en premier lieu, c’est le caractère très blues de l’ensemble. Bien qu’il joue sur des guitares électro-acoustiques, le son qui en ressort est celui de guitares électriques, transformant la formation. en trio de power blues.
La quasi-totalité des titres joués sont en effet des versions électriques des chansons que son auteur a gravées sur CD. Les qualités d’arrangeur et de bluesman de Tété éclatent ainsi au grand jour. Il joue à merveille, improvise à foison et retombe toujours sur ses pattes. Très classe dans son costume ajusté, il joue beaucoup avec les spectateurs, leur demandant sans cesse si tout se passe bien. C’est très efficace et le public ne s’y trompe pas, emporté par la vague du début à la fin du concert.
Je regrette pourtant le manque de nuances de l’ensemble, car après une dizaine de morceaux, la monotonie pointe le bout de son nez. L’énergie est toujours de mise mais je ne peux m’empêcher de trouver trop de similitudes dans les plans joués ici et là. Les musiciens ne sont pas à blâmer, aucune fausse note n’étant à déplorer. Il me semble surtout que la transformation quasi-systématique des titres folks dépouillés et aérés que j’aime tant montre ses limites. Comment rendre en effet les innombrables arrangements présents sur les versions studios ? Tété a choisi de privilégier, l’entrain et la communication avec le public pour ne pas risquer de l’endormir. Je le comprends tout à fait et me laisse d’ailleurs emporter plus d’une fois.
L’envie et le dédain, Le bal des boulets, Fils de Cham ou Maudit blues, pour ne citer qu’eux font ainsi leur effet. 1770, A flanc de certitudes jolie valse et Ad libitum tirent également leur épingle du jeu, avec des structures moins classiques.
Cependant, c’est lorsqu’il revient à l’acoustique, que notre troubadour est le plus touchant. Sa reprise du tubissime Still loving you seul à la guitare est un véritable régal, d’autant qu’elle prend le relais de l’idéaliste Le meilleur des mondes. Les autres morceaux des deux premiers albums joués, constituent malheureusement un medley, bien trop court pour l’amateur que j’en suis.
Tété clôt le spectacle seul à la guitare avec l’inévitable A la faveur de l’automne et le magnifique Le magicien. Pour ce dernier titre, ses compères soulignent les mots clés avec des affichettes, à la manière du clip Subterranean Homesick Blues de Bob Dylan. Le leader viendra même se mêler au public, guitare à la main. Il n’en demandait pas tant et repart le sourire aux lèvres, et c’est bien là le principal.
Signature : cabaskle 14/03/2011
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Photographe : mkhelif
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