Critique de concert Yeah Yeah Yeahs + Vampire Weekend + Passion Pit + Gush + The Tatianas + Keane + Asher Roth (Rock en Seine 2009)


La première journée du festival Rock en Seine 2009 a été décapitée à la dernière minute par l’annulation d'Oasis à cause d’une énième altercation entre les incorrigibles frères ennemis Gallagher… Noel a déclaré qu’il quittait le groupe (remplacé sur la grande scène par un deuxième concert de Madness) et les organisateurs du festival se retrouvent encore avec un problème de remboursement des places à gérer… Triste fin pour une journée qui avait pourtant eu son lot de moment réussis. Compte rendu du 28 août 2009 :


The Tatianas
L’après-midi de concerts au Domaine Natonal de Saint-Cloud commence pour nous avec le traditionnel groupe parisien sans doute défendu par les séniles sourdingues de Rock ‘n Folk et leur très médiocre chroniqueuse people Busty. Ce power trio punk ‘n roll sait jouer, il écrit des morceaux qui autorisent le chanteur à faire preuve d’arrogance mais il faudrait dire au poseur combo que singer aussi éhontément Peter Doherty en train d’imiter les Clash, c’est complètement inintéressant… et très très chiant.

Keane
Autre incontournable de Rock en Seine (avec les excellentes têtes d’affiche), les groupes de variétés pop affligeants. Cette fois-ci, pauvres de nous, on a droit aux désespérants et risibles Keane. Chaque morceau est une torture auditive, qui est - en plus - reprise en chœur par une partie du public, complètement sous le charme de la voix du très laid chanteur et des mélodies ridicules de son groupe. Cerise sur la gâteau : le leader du groupe essaye d'avoir un jeu de scène soi disant rebelle... c'est très drôle ! On devrait apposer un sticker sur les albums de cet ignoble bande de britanniques : "pomper un mauvais groupe comme Coldplay peut nuire gravement à la qualité des chansons". Au suivant !

Asher Roth
Là, on touche le fond, ce gars-là chante comme une tanche hip hop/R&B, en fait des caisses, se croit sur un terrain de sport en train de faire une séance de jogging sautillant et cela sonne à nos oreilles comme le doux bruit d’une chasse d’eau. La – men – table ! Précisons que cela fait un carton sur la grande scène, les gens sont ravis… tant mieux pour eux ! Mais cela ne passera pas par nous...

Gush
L’on se dit "Enfin un vrai groupe" quand Gush déboule sur scène en jouant une funk music hyper groovy à la Prince. Avec des voix forcées dans les aigus, des guitares qui font bouger le popotin et des rythmiques implacables, Gush réussit à attirer l’attention puis à faire danser le public. Las, après quelques morceaux, la formule devient lassante… Il faudrait faire preuve d’un peu plus de personnalité messieurs…

Yeah Yeah Yeahs
Contre vents et marées, les Yeah Yeah Yeahs poursuivent leur virage légèrement plus calme malgré les cris de vierges effarouchées ds fans de la première heure, qui veulent du punk ‘n roll. Mais la craquante Karen O n’en fait qu’à sa tête et elle a bien raison ! Accompagnée par son batteur Brian Chase, son guitariste Nick Zinner (tous les deux excellents) et David Pajo (parfait à la basse, aux claviers et à la guitare sèche), l’excentrique diva peut tout à loisir dévoiler ses charmes vocaux hyper versatiles grâce à son micro en forme de godemiché. On va du gémissement orgasmique au cri hystérique en passant par le feulement sexy ou encore le susurrement coquin. Ouch !

Heads Will Roll, les têtes vont tomber... mais sous le charme. Sosie vocal et physique de Chrissie Hynde (sauvagement croisée avec Courtney Love et PJ Harvey), Mademoiselle O fait le show et donne le meilleur d’elle même sur chaque chanson. Après un début lancinant, le set alterne les gifles et les caresses qui électrisent l'assistance, qui en redemande. En bonne "entertaineuse" américaine, la Yeah Yeah Yeahs en chef attise le désir, en fait des caisse et déclare sa flamme à l’enthousiaste foule parisienne (I Loooove you Paris !). Rien à redire sur ce set compact et bien envoyé, si ce n’est qu’on voudrait que cette séance de montagnes russes entre électro pop, post rock et punk bruitiste dure bien plus longtemps.

Passion Pit
Pas franchement convaincu par le disque de Passion Pit, on passe sans conviction voir ce que cela donne sur scène. Et force est de constater que ce mélange entre de l’électro pop accrocheuse et un chant suraigu à la Supertramp (ouille ouille ouille !) ou à la Bee Gees (Aie aie aie !) fonctionne plutôt pas mal ! L’envie de trémousser son corps au son des claviers clinquants et des rythmes frénétiques fait son apparition… Pour un peu, on aurait presque envie d’avoir un organe comme celui de Michael Angelakos pour pouvoir couiner en chœur avec lui. Si le tout reste relativement anecdotique, il faut avouer un certain talent à cette entreprise de création de morceaux hyper efficaces et joyeux. Idéal pour faire la fête, dragouiller franco et danser jusqu’au bout de la nuit, si le coeur vous en dit.
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Madness
Avant de remplacer les démissionnaires casse couilles d’Oasis sur la grande scène plus tard dans la soirée, les vétérans de Madness avaient fait un carton sur la deuxième grande scène. Leur ska / rock steady est en effet parfait pour une fin d’après midi de festival. A Rock en Seine, on est venus entre amis, on est contents d’être là, il fait beau, on a besoin d’une bande son festive. Ce que propose Madness et ses tubes multiplatinés. Très bien ! Sauf que tout cela nous laisse froid, sent fortement le réchauffé et le show calibré pour les stades. Sans se déshonorer, Madness est néanmoins en pilotage automatique. Et il semblerait que sa musique ait une date de péremption dépassée… Tout cela pourrait toutefois être plus classe avec un son plus approprié et un cadre plus intimiste, ce qui n’est pas le cas de la scène de la cascade à Rock en Seine.

Vampire Weekend
Sorte de Strokes inspirés par le blues du désert et la world music, les beaux gosses de Vampire Weekend ont tout pour plaire : ils savent écrire des morceaux, ils maitrisent l’art de les jouer sur une grande scène, leur chanteur/guitariste leader est charmant et il parle français. Toutes les conditions sont donc réunies pour que l’on puisse prendre une bonne tranche de pop/reggae/ska/rock suave, épicée et agitée. Les compositions hyper bien foutues de Vampire Weekend ont ces côtés frais, touchants et inspirés qui entrainent immanquablement la création de tubes imparables. Quand la douce voix interpelle l’auditeur, que la guitare virevolte, que la basse groove, que les synthés se font sensuels et que la batterie s’agite à bon escient, le public passe un délicieux début de soirée. Déjà auteur d’une premier album marquant, Vampire Weekend devrait faire apparaitre sous peu d’autres bombinettes super catchy, si l’on en croit les nouveaux morceaux joués à Rock en Seine. Bonne nouvelle.
En attendant le concert d’Oasis, on décide de faire l’impasse sur Bloc Party - qui a tendance à nous fatiguer en ce moment - pour être en forme pour le show des frères Gallagher. Cela nous permet d’être en pleine forme pour entendre le speaker annoncer au 30 000 festivaliers (don beaucoup d’Anglais venus spécialement pour les auteurs de Supersonic et Live Forever) que les frangins se sont engueulés et que le groupe se sépare. Sacrée fin en queue de poisson à Saint-Cloud, un an après celle provoquée par Amy Winehouse… Décidément, Rock en Seine a la poisse !
A lire également, les chroniques des concerts du dimanche 30 août (Klaxons + MGMT + Eagles Of Death Metal + Prodigy + Them Crooked Vultures + Metric + Macy Gray + Lilly Wood And The Prick), des concerts du samedi 29 août (Noisettes + Yann Tiersen + Ebony Bones + DANANANANAYKROYD + School Of Seven Bells + Faith No More + Zone Libre VS Casey & B. James + Kitty Daisy And Lewis + The Asteroids Galaxy Tour + The Horrors + Calvin Harris) et des concerts du vendredi 28 août (Yeah Yeah Yeahs + Vampire Weekend + Passion Pit + Gush + The Tatianas + Keane + Asher Roth) + le compte rendu de Philippe...
Photos : Nicolas Joubard, Rod Maurice (Passion Pit, Tatianas, Keane, Gush) et Maud Bernos (photo d'ambiance)
Sites internet : www.rockenseine.com, www.myspace.com/rockenseine.
Signature : pierre andrieule 29/08/2009
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>> Réponse (le 31/08/2009 par Django) Keane ? 16h ? scène de la cascade ? depuis laquelle la petite amy mac donald aurait préferé se faire arroser d'un silence façon no man's land des westerns ??? je n'ai vu aucun nuage lourd lors du set de Keane, au contraire ! même si leur musique peut nous ennuyer au bout d'un moment (everybody's changing, mais pas leurs morceaux) leur prestation a eu le mérite d'être rythmé, joyeuse... et oui joyeuse, car sous le soleil, une musique qui n'a rien à envier à Oasis (pardon, je ne peux pas aller aussi loin puisqu'ils n'ont pas jouer) et qui est connu de près ou de loin, par la majorité des festivaliers, apporte sa fraicheur, l'alchimie que tout le monde souhaite partager lors d'un tel événement musical (euh... rock en seine j'entends) et nous met sur de bon rails pour la suite... le rock .../...
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>> Réponse (le 08/09/2009 par Yann M.) Mais enfin Django! Pierre Andrieu a raison, Keane c'est vraiment de la daube ! A ce point là ça met pas de bonne humeur, à la limite on en rit ! Tu ne devrais pas commencer la drogue ou l'alcool si tôt dans l'après-midi ! Sans rancune... > Réagir à cette critique


le 28 août 2009 - Saint-Cloud, Parc de Saint-Cloud (par Philippe)


le 3 juillet 2009 - Presqu'Ile du Malsaucy, Evette Salbert (par Philippe)

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le 24 avril 2004 - Printemps de bourges (par scottish fan)

le 28 Août 2011 - Domaine National de Saint-Cloud (par Fredc)

le 28 août 2011 - Domaine National de Saint-Cloud (par Pierre Andrieu)

le 28 août 2011 - Domaine National de Saint-Cloud (par Pierre Andrieu)

le 28 août 2011 - Domaine National de saint-Cloud (par Pierre Andrieu)


le 28 août 2009 - Saint-Cloud, Parc de Saint-Cloud (par Philippe)

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le 3 juillet 2005 - Rock Werchter (Belgique) (par Dr Zoideberg)

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le 5 juillet 2008 - Presqu'Ile du Malsaucy, Evette-Salbert (par Philippe)


le 28 août 2009 - Saint-Cloud, Parc de Saint-Cloud (par Philippe)

le 4 juillet 2009 - Presqu'Ile du Malsaucy, Evette Salbert (par Philippe)
le 04 Juillet 2009 - Presqu'ile de Malsaucy, Belfort (par Tribukao71)
Domaine National De Saint-Cloud, Paris


le 28 août 2011 - Parc de Saint-Cloud, Saint-Cloud (par Philippe)


le 27 août 2011 - Parc de Saint Cloud, Saint Cloud (par Philippe)

le 29 août 2010 - Parc de Saint-Cloud (par Pierre Andrieu)
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