Critique de concert Rock Werchter 2010 : jour 2 - Coheed and Cambria - 30 seconds to Mars - Jack Johnson - Editors - The Specials - Green Day

Nous sommes réveillés de bonne heure en ce vendredi, avant 9H. Non pas que nos voisins soient horriblement bruyants (pas encore du moins…), mais malgré un placement plutôt ombragé, il fait déjà bien chaud dans notre tente. Après un bon petit déjeuner, on fait donc le programme de la journée. Pas grand chose de transcendant pour ce deuxième jour de festival, nous décidons donc de rester au calme en attendant.
Depuis le camping,Customs me plait bien avec son style new wave, à réécouter peut être une fois prochaine donc. Matthieu veut aller voir Coheed and Cambria sur la "Main" et nous y allons donc vers 14H. La distance jusqu'au site est un calvaire tant il fait chaud. Malheureusement, le spectacle me plaît peu. Le style hard rock metal prog me parait bien peu novateur. Je m’ennuie même sur certains titres à la Donjons et dragons. Nous décidons donc d’aller nous mettre à l’ombre des arbres pour la fin du concert, puis de rentrer au camping, l’affiche n’étant pas bien attirante avant plusieurs heures.
Sur le chemin du retour, nous croisons des centaines de Hollandais habillés aux couleurs de leur pays, puisqu’ils affrontent le Brésil en ¼ de finale de la Coupe du Monde dans l’après midi. Nous suivrons donc le match en direct à partir des cris des supporters et comprenons qu’ils ont gagné 2-1 après avoir été menés. Ce jour sera donc le jour orange dans le festival.
Orange aussi (rouge même) pour la chaleur, tant on souffre, même à l’ombre des arbres. Je sue toutes les gouttes de mon corps et boirai 6 litres d’eau dans la journée. Le manque d’attractivité de l’affiche du jour n’est pas mal tombé après tout.
Quand nous pénétrons à nouveau dans l’enceinte du festival à 19H30, le thermomètre affiche encore 40° (au soleil sans doute, mais ça donne déjà une bonne idées de la fournaise de l’après midi, sans un poil de vent). Jared Leto et son groupe sont en représentation sur la scène principale. 30 seconds to Mars nous sert une soupe insupportable pour adolescentes émos en fleur. Le son est beaucoup trop fort et l’acteur/chanteur est totalement ridicule avec sa crête blonde d’iroquois. La musique est vraiment facile et sans aucun intérêt.
Nous rejoignons donc la "Pyramid Marquee" pour assister dehors au show de Jack Johnson, qui comme beaucoup d’autres représentations au cours du week-end (merci à l’organisation d’ailleurs…) a débuté en avance. C’est super entraînant, les musiciens sont excellents et prennent tous un plaisir certain à partager leur musique. Le plaisir se transmet donc au public, moi en tête. On a droit à tous les soli possibles et imaginables : guitares, piano et même accordéon ! Le bassiste se fend même d’un très bon rap ! Ce concert constitue l’une des très bonnes surprises de ce festival. Alors que je craignais un concert statique et planplan, la mayonnaise a bien pris et nous a mis la patate pour la soirée. J’espère avoir l’occasion de revoir le beau surfeur hawaïen plus longuement dans une petite salle.
The Editors, version anglaise de Interpol, fortement inspiré de Joy Division donne ensuite un spectacle de bonne qualité sur la "Main". Le son est très bon, le chanteur, aux faux airs de Justin Timberlake se démène comme un beau diable et ça fonctionne plutôt bien. Très Depeche Mode, new wave oblige, parfois, lorgnant même vers les Killers quand les nappes et les parties de clavier sont un peu trop faciles, le concert est très varié, puisant des titres dans les 3 albums du groupe. Visiblement, la formation est très connue en Belgique car le public s’emballe pas mal au cours de la représentation, reprenant les paroles des derniers singles en date, notamment. On dira ce qu’on voudra, mais la culture rock est bien plus présente outre-quiévrain que dans notre beau pays.
Nous allons ensuite manger et profiter de notre hot dog frites quotidien à proximité de la scène secondaire. Il y est donné un excellent concert, puisque The Specials légende du ska officie. Je reconnais le mega tube de la pub SFR A message to you Rudy. C’est diablement entraînant, hyper au point musicalement avec notamment des cuivres au top et donc bien agréable pour s’accompagner en mangeant. A revoir peut être dans un autre cadre pour mieux en profiter.
La tête d’affiche de la journée est le trio punk californien Green Day. J’aimais beaucoup cette formation il y a une quinzaine d’années avec leur fameux Dookie. Ce soir, le trio se compose de 6 personnes, BJ Armstrong ne joue presque plus de guitare, pour se consacrer au chant et au spectacle. De ce point de vue, je reconnais qu’ils mettent le paquet puisque tout y passe. Les enfants sont invités à monter sur scène, le chanteur offre sa Telecaster à une jeune fille, il saute partout et fait plein de blagues, qualifie le public belge de Best crowd in Europe, ses compères se déguisent et ils font même un pot pourri pop/rock. C’est du grand guignol de premier ordre et forcément ça fait penser à la fête à neuneu. Ca m’irrite d’autant plus que c’est bien loin de l’image du groupe il y a encore quelques années. Ils en font trop, jouent trop longtemps (2H30 c’est beaucoup), parlent énormément et jouent quasiment toute leur discographie. Toutes les périodes y passent et ça en devient indigeste. On est plus proche du spectacle de cirque que d’un concert de rock. Cela dit, le (jeune surtout) public apprécie visiblement et en redemande. Je vais donc en déduire que j’ai passé l’âge.
Je reconnais cependant l’extrême professionnalisme des musiciens, la mise en scène est chiadée et salue la longue durée du concert, quand toutes les autres têtes d’affiche se sont contentées d’1H30 (même quand 2H étaient prévues sur le programme…). Je suis également content de les avoir vus live, reprenant bien des titres que j’ai usés. Même si leur dernier album est d’une pauvreté affligeante, le reste contient bien des pépites. Welcome to Paradise, Hitchin a Ride et toute la période Dookie/Nimrod font plaisir à entendre, de même que certains morceaux de bravoure de American Idiot tel Jesus Of Suburbia, sans doute leur titre le plus abouti ou le magnifique Good Ridance qui clôt le set avec un Billie Joe seul à la guitare acoustique. Le groupe s’est donné sans compter, le public en a eu pour son argent, et c’est bien là le principal.
Nous profitons de la fraîcheur relative pour regagner nos tentes vers 1H et profiter de la nuit pour reprendre des forces avant les 2 derniers jours. La journée a donc été très chaude et moyenne, avec cependant des bons moments.
Depuis le camping,Customs me plait bien avec son style new wave, à réécouter peut être une fois prochaine donc. Matthieu veut aller voir Coheed and Cambria sur la "Main" et nous y allons donc vers 14H. La distance jusqu'au site est un calvaire tant il fait chaud. Malheureusement, le spectacle me plaît peu. Le style hard rock metal prog me parait bien peu novateur. Je m’ennuie même sur certains titres à la Donjons et dragons. Nous décidons donc d’aller nous mettre à l’ombre des arbres pour la fin du concert, puis de rentrer au camping, l’affiche n’étant pas bien attirante avant plusieurs heures.
Sur le chemin du retour, nous croisons des centaines de Hollandais habillés aux couleurs de leur pays, puisqu’ils affrontent le Brésil en ¼ de finale de la Coupe du Monde dans l’après midi. Nous suivrons donc le match en direct à partir des cris des supporters et comprenons qu’ils ont gagné 2-1 après avoir été menés. Ce jour sera donc le jour orange dans le festival.
Orange aussi (rouge même) pour la chaleur, tant on souffre, même à l’ombre des arbres. Je sue toutes les gouttes de mon corps et boirai 6 litres d’eau dans la journée. Le manque d’attractivité de l’affiche du jour n’est pas mal tombé après tout.
Quand nous pénétrons à nouveau dans l’enceinte du festival à 19H30, le thermomètre affiche encore 40° (au soleil sans doute, mais ça donne déjà une bonne idées de la fournaise de l’après midi, sans un poil de vent). Jared Leto et son groupe sont en représentation sur la scène principale. 30 seconds to Mars nous sert une soupe insupportable pour adolescentes émos en fleur. Le son est beaucoup trop fort et l’acteur/chanteur est totalement ridicule avec sa crête blonde d’iroquois. La musique est vraiment facile et sans aucun intérêt.
Nous rejoignons donc la "Pyramid Marquee" pour assister dehors au show de Jack Johnson, qui comme beaucoup d’autres représentations au cours du week-end (merci à l’organisation d’ailleurs…) a débuté en avance. C’est super entraînant, les musiciens sont excellents et prennent tous un plaisir certain à partager leur musique. Le plaisir se transmet donc au public, moi en tête. On a droit à tous les soli possibles et imaginables : guitares, piano et même accordéon ! Le bassiste se fend même d’un très bon rap ! Ce concert constitue l’une des très bonnes surprises de ce festival. Alors que je craignais un concert statique et planplan, la mayonnaise a bien pris et nous a mis la patate pour la soirée. J’espère avoir l’occasion de revoir le beau surfeur hawaïen plus longuement dans une petite salle.
The Editors, version anglaise de Interpol, fortement inspiré de Joy Division donne ensuite un spectacle de bonne qualité sur la "Main". Le son est très bon, le chanteur, aux faux airs de Justin Timberlake se démène comme un beau diable et ça fonctionne plutôt bien. Très Depeche Mode, new wave oblige, parfois, lorgnant même vers les Killers quand les nappes et les parties de clavier sont un peu trop faciles, le concert est très varié, puisant des titres dans les 3 albums du groupe. Visiblement, la formation est très connue en Belgique car le public s’emballe pas mal au cours de la représentation, reprenant les paroles des derniers singles en date, notamment. On dira ce qu’on voudra, mais la culture rock est bien plus présente outre-quiévrain que dans notre beau pays.
Nous allons ensuite manger et profiter de notre hot dog frites quotidien à proximité de la scène secondaire. Il y est donné un excellent concert, puisque The Specials légende du ska officie. Je reconnais le mega tube de la pub SFR A message to you Rudy. C’est diablement entraînant, hyper au point musicalement avec notamment des cuivres au top et donc bien agréable pour s’accompagner en mangeant. A revoir peut être dans un autre cadre pour mieux en profiter.
La tête d’affiche de la journée est le trio punk californien Green Day. J’aimais beaucoup cette formation il y a une quinzaine d’années avec leur fameux Dookie. Ce soir, le trio se compose de 6 personnes, BJ Armstrong ne joue presque plus de guitare, pour se consacrer au chant et au spectacle. De ce point de vue, je reconnais qu’ils mettent le paquet puisque tout y passe. Les enfants sont invités à monter sur scène, le chanteur offre sa Telecaster à une jeune fille, il saute partout et fait plein de blagues, qualifie le public belge de Best crowd in Europe, ses compères se déguisent et ils font même un pot pourri pop/rock. C’est du grand guignol de premier ordre et forcément ça fait penser à la fête à neuneu. Ca m’irrite d’autant plus que c’est bien loin de l’image du groupe il y a encore quelques années. Ils en font trop, jouent trop longtemps (2H30 c’est beaucoup), parlent énormément et jouent quasiment toute leur discographie. Toutes les périodes y passent et ça en devient indigeste. On est plus proche du spectacle de cirque que d’un concert de rock. Cela dit, le (jeune surtout) public apprécie visiblement et en redemande. Je vais donc en déduire que j’ai passé l’âge.
Je reconnais cependant l’extrême professionnalisme des musiciens, la mise en scène est chiadée et salue la longue durée du concert, quand toutes les autres têtes d’affiche se sont contentées d’1H30 (même quand 2H étaient prévues sur le programme…). Je suis également content de les avoir vus live, reprenant bien des titres que j’ai usés. Même si leur dernier album est d’une pauvreté affligeante, le reste contient bien des pépites. Welcome to Paradise, Hitchin a Ride et toute la période Dookie/Nimrod font plaisir à entendre, de même que certains morceaux de bravoure de American Idiot tel Jesus Of Suburbia, sans doute leur titre le plus abouti ou le magnifique Good Ridance qui clôt le set avec un Billie Joe seul à la guitare acoustique. Le groupe s’est donné sans compter, le public en a eu pour son argent, et c’est bien là le principal.
Nous profitons de la fraîcheur relative pour regagner nos tentes vers 1H et profiter de la nuit pour reprendre des forces avant les 2 derniers jours. La journée a donc été très chaude et moyenne, avec cependant des bons moments.
Signature : cabaskle 14/07/2010
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Photographe : cabask
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