21 H 25 : Je suis dans la foule Carré Or côté gauche face à la scène. Dans la foule, quelques cocotiers gonflables et une clientèle plus que disparate. Oh horreur ! Je viens de m’apercevoir avec grand regret que je ne serais pas face à mon Keith national ; j’ai peur que la soirée soit ennuyeuse mais bon, ne partons pas défaitiste ! Après quelques pétards type « gros tigres », fusées et autres flamiches qui sortent du devant de la scène, le pépé batteur entre en scène suivi des 2 autres alcooliques, oh pardon, acolytes, et du ressort de service haute tension, j’ai nommé Mick Jagger.
Et c’est parti pour 2 heures de cirque Barnum version 2006. Malheureusement, on s’aperçoit très vite que cette version ressemble désespérément à celle de 2003 et toute celles qui se succèdent depuis 1976. Un mélange savant mais trébuchant de quelques morceaux pitoyables de la fin des années 70 et des derniers albums qu’il faut bien justifier, au milieu des grandioses Jumpin’ Jack, Midnight Rambler (que Watts massacre au moment du pont), Honky tonk, Sympathy, Brown Sugar, You can’t always get. Résultat, une satisfaction mitigée.
L’organisation des 2 heures de show manque d’originalité : 1ère partie poussive, une petite reprise d’un grand standard d’un artiste disparu (cette fois-ci Ray Charles), suivi de l’éternelle avancée de scène sur la pelouse du SDF, puis 2 chansons de Keith, et final type grands standards période 68/71 (la meilleure).
Vu sous cet angle, on ne peut que se demander ce que 90.000 personnes, à commencer par moi, sont venues voir ce soir. Et bien les Rolling Stones ou bien comment un groupe de 43 ans d’âge avec seulement 10 années de qualité discographique (1964 – 1974) ont rempli des centaines de stade depuis 30 ans. Alors peut-on regretter notre venue. Et bien non, mesdames et messieurs. Il fallait venir et nous reviendrons encore pour voir les tablettes de chocolat de Mick et les grands coups de médiateur de Keith sur ses Strats et ses Gibson.
Ouf, le loup est venu faire 3 ou 4 tours de mon côté de scène : je ne repartirais pas déçu. Heureusement, c'était aujourd'hui mon anniversaire.
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