Critique de concert Les Sales Majestés + Dirty Wheels


Le Cabaret Aléatoire a un air de 80's ce soir. Les générations sont plus que mêlés, du vétéran de 50 balais aux jeunots pas encore majeurs, mais tou(te)s sont lookés punk alternatif. Et au final, on va sûrement dépasser les 300 personnes ce soir. Comme quoi, punk's note au final. Old school ne s'applique pas qu'au hip-hop, en plus des dégaines, le way of life, avec picole à l'entrée, et tentative de filouter (en vrac, témoignages recueillis sur "et je te donne un faux nom sur la liste d'invit' et j'improvise" (perdu à priori) à "vu que le site est grand, je tente d'escalader quelque part"). Certaines choses sont indémodable.

Le Poste à Galène (qui organise ce concert délocalisé) et les Sales Majestés ont le bon goût de laisser la première partie à un groupe local. Cela devient suffisamment rare pour être signalé. A priori bien renseigné, ils ont choisi Dirty Wheels, jeune combo street punk tendance hardcore des plus efficace sur scène. Hyper lookés, de la crête aux tatouages, en passant par les chaussettes montantes, et tee-shirts Misfits et Agent Orange, le 5tet (deux grattes, basse, batterie et hurleur) est en place. Et le ramage est à la hauteur du plumage.

Plus habitué aux scène roots (O'Bundies et Machine à Coudre), ils assurent sur la grande scène du Cabaret. Il faut dire qu'ils ont pas mal de potes dans la salle en soutien. Ca pogote dans un bon esprit et malgré un petit soucis technique, le groupe enchaîne les titres avec énergie et ce qu'il faut de hargne et d'assurance. Bonne pioche.

Les Sales Majestés, c'est un aller simple pour les 80's. Une mauvaise langue parlera de mélange entre Berurrier Noir et les Inconnus. Mais avouons que c'est quand même un bon moment sur scène. Le groupe, plus âgé que les Dirty Wheels, débarque avec un look très The Clash, le chanteur arborant une tunique floquée "Survivre, c'est mourir au ralenti" qui succède à leur ancien adage "Demain, c'est aujourd'hui en pire". Ils attaquent avec Camarade qui est un bon résumé de leur zique, musique brute et paroles engagées.

Le chanteur, avec ses airs de Didier Wampas, a une voix assez caractéristique, et confirme être une bête de scène. Il présente chaque morceau, soit avec humour, soit avec militantisme, et on va donc se révolter contre les patrons, les politicard (Un pour tous, tous pourri), le FN, etc... A noter que l'excellent PP Haine, et son "Petit papa Noël quand tu descendre du ciel n'oublie pas ton flingue." est des plus jubilatoire sur scène, avec son refrain à la gratte qui ne te quitte pas.

Leur "tube", Fier de ne rien faire, hymne anarcho-punk s'il en est, va aussi tout déchaîner. Il faut dire que le public est à fond, connaissant les paroles par coeur, reprenant les refrains comme le style le veut, levant le poing, le doigt, pogottant, slammant, etc... Et le chanteur ne sera pas le dernier à s'en donner à coeur joie. Certes, les sales Majestés n'ont pas révolutionné le genre, mais le défendent avec énergie et conviction. Et c'est contagieux.

Je quitterais le concert avant la fin, pour aller voir L'Enfance Rouge à l'Embobineuse, mais revigoré par cette cure de jouvence.
www.myspace.com/dirtywheelspunkrock
www.myspace.com/salesmajestes
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et une petite de Dirty Wheels ici
Signature : mystic punk pinguinle 07/03/2011
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Photographe : pirlouiiiit
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le 29 Novembre 2011 - Le Poste à Galene - Marseille (par Ratwoman13)

le 6 Février 2010 - La Machine à Coudre - Marseille (par Zhou)
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