Accueil Chronique de concert Sam Palladio + Ron Sexsmith
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Chronique de Concert

Sam Palladio + Ron Sexsmith

Sam Palladio + Ron Sexsmith en concert

le New Morning, Paris 15 juin 2015

Critique écrite le par


Il est des concerts qu'on pourrait oublier très vite, si l'on n'avait pas un souci d'exhaustivité. Pour moi, l'enjeu est plus de garder une trace de chaque salle visitée à Paris (capitale ô combien exotique !) à l'occasion de montées effectuées pour mon travail... Et ce n'est pas parce que j'en suis à une bonne dizaine (Bercy, Olympia, Bataclan, Nouveau Casino, Bernardins, Java, Boule Noire, Flèche d'or, Cité de la musique, Cigale, Musée de la Chasse & de la Nature) que je vais omettre le New Morning, club ô combien mythique, qui a accueilli une liste vraiment vertigineuse de mythes du jazz et du rock, et déjà amplement documenté par une quarantaine de chroniques sur ce site. Même si le concert du soir n'avait rien de transcendant...


On comprend aisément pourquoi il est plaisant de donner, et de voir un concert ici tant l'ambiance est cosy, la visibilité de la scène maximale depuis tout le club, et les tarifs du bar assez dissuasifs pour ne pas risquer de finir bourré, ce qui nuit généralement à l'attention portée. L'ajout de toilettes somptueuses est en bonus ! Superbe salle nichée au coeur d'un quartier populaire et très animé par ailleurs, où l'on se sent bien tout de suite. Le public est celui que j'imagine pour un club de jazz, en bonne partie quincagénaire mais plutôt détendu (mon voisin fera plusieurs micro-siestes) et très chaleureux. Initiative sympa, des cahiers sont prévus à la sortie pour laisser un petit mot aux artistes du soir.


L'occasion de visiter cette salle historique nous était donc donnée par le brave canadien Ron Sexsmith, beaucoup moins incandescent que son patronyme de "forgeron du sexe" pourrait le laisser croire, avec un look qu'on pourrait qualifier d'approximatif (non de dieu, quelle choucroute !). Heureusement que la salle, pas franchement comble, était acquise à sa cause (et a priori majoritairement américaine du nord). Bonhomme éminemment sympathique, songwriter respectable et sur la route puis une bonne vingtaine d'années, recommandé par Rock'n'Folk, il ne m'avait pas trop accroché l'oreille sur disque. Et pour cause : sa voix est sympa, mais pas bouleversante, ni cristalline ni déglinguée, pas même fêlée, assez ordinaire en somme.


Ses chansons de même ne sont pas spécialement marquantes : pop folk, ballades, blues gentillet, etc., toutes en majeur ... Une sorte de feel good music pour expat' qui semblent effectivement l'apprécier ("Yeeehaaaa !"). A un moment, dans la même phrase, il parle d'Elvis Costello et invite un musicien sur scène ... et je crois un instant à une sorte de miracle qui serait certes possible à Paris. Mais non, c'est juste un brave pianiste, sosie du Saul de Homeland, qui monte lui prêter main-forte. Il a pourtant déjà un groupe de 4 personnes qui n'apporte pas grand chose à son son, lui qui pourrait finalement être plus prenant tout seul... Les meilleurs passages à mon goût sont d'ailleurs ceux où il est au piano, tant le fait de chanter en jouant du piano donne une vibration particulière à la voix, comme chacun sait. Ayant eu de grosses journées, nous le laisserons néanmoins, ma soeur et moi, terminer son set sans nous, même si l'on était fort bien assis.


En première partie, un artiste finalement presque plus marquant : Sam Palladio, jeune chanteur U.S. vraiment très, très beau gosse (et donc acteur, nous a-t-il dit, dans une série appelée Nashville). Lui au moins est seul avec sa guitare, plutôt rigolo dans ses interventions, même si sa voix un peu lyrique, dangereusement proche de celle de Phil Collins, n'est pas loin de me faire souffrir par moments. Dans la même veine que la tête d'affiche, ses chansons très compréhensibles révèlent vite leur côté un peu cucul. Il n'est pas exclu qu'on revoie un beau jour sa belle gueule au cinéma où, qui sait, il pourrait se révéler très bon acteur ? Comme dit en préambule, une soirée très oubliable donc, même si l'on ne repart évidememnt pas mécontents de notre découverte de cette salle vraiment très agréable...

Photos à venir. Ou pas.

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