Critique de concert Sarah Blackwood + The Dirty Farmers


Qu’on se le dise, le quartier de la Plaine dispose d’un nouveau lieu de qualité. Des concerts qui auraient voilà six mois encore intéressé les programmeurs de l’Intermédiaire (RIP) trouvent refuge à deux pâtés de maisons de là, rue Crudère. La salle, originalement décorée d’objets insolites, se nomme The Pussy Twisters que je n’ose traduire. Encore plus gore que l’explosion de foufoune chère à Bruno Carette. Ce n’est pas le premier concert qu’ils organisent, loin de là, mais leur com’ s’améliore et leur programmation avec.

Et en plus, ils commencent à l’heure ! J’ai à peine un quart d’heure de retard et The Dirty Farmers proposent déjà une musique qui sent bon la ferme mais n’a rien de crasseuse. Yeeeh Ooh ! Avec son chant à la O’Brother, on imagine bien Vince sur un cheval, un lasso à la main. Point de lasso dans le saloon, seulement des cordes. Les six de Vince et les six d’Alex sonnent country, les quatre de Marianne plutôt rockabilly.

On visite les ranchs du Kentucky et les plaines du far west à peu de frais (5 € l’entrée) une étoile de shérif tamponnée sur la main. Yeeeh Ah ! Dirty Old Town des Pogues au rythme revisité rodéo au milieu de compositions dynamiques comme Burn That Barn et Beaver Song. Brûle cette grange, la chanson du castor… Mon verre de punch n’était pas très adapté à la situation. J’aurais dû commander un whisky… et sans faux col ! Yeeeh Ooh !

Je suis venu pour Sarah Blackwood, une Canadienne dont j’ignorais pourtant tout deux jours avant ce mardi soir. Deux minutes sur son espace et c’était décidé : jolie guitare, musique colorée tout comme ses nombreux tatouages.
Son Way Back Home European Tour 2009 est riche d’une trentaine de dates dans une demi-douzaine de pays différents.

Moins country que le groupe précédent, plus folk que Mark Berube, un autre Canadien découvert la semaine dernière au Lounge, elle accompagne de sa guitare (moins belle que celle du site) son chant tantôt Tanya Donellyesque, tantôt écorché.

A ses côtés, Daniel Flamm, guitariste mais pas que, drummer du pied droit, tambourineur du gauche, harmoniciste quand il ne fait pas les chœurs et le plus francophone du duo : "J’ai un soir fantastic" et "bouillabaisse" font en tout cas partie de son lexique. Tiny Sarah, elle, explique dans la langue de Shakespeare qu’elle aurait dû apprendre le français quand elle était petite à l’école au Canada, mais que bon…

Pas grave, on se console avec les chansons, Lonely Parade en tête. Sur le final, elle nous fait chanter en boucle "And I-I-I-I know, the Devil drags me down". Un refrain qui me poursuit encore 48 heures plus tard.

Setlist : Dealing Aces / I’ll Keep On Waiting / Turning / Trainwreck / Bad Job Jesus / Monday Morning / These Are The Days / Lonely Parade / Dyin’ Day / Long Road / Wasting Time / Sweet Thing / Way Back Home / I’m Sorry / Devil Drags Me Down / Coming Home.

C’est Massilia’s Burning (ndP : et Chavana) qui organisait cette soirée. Ils fêteront leurs cinq ans (ndP : et 4 ans) samedi à la Machine à Coudre avec pas moins de huit groupes locaux au programme (ndP : donc 5+4 = 9 groupes).
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et une petite des Dirty Farmers : là
Signature : mcyavellle 04/12/2009
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Photographe : pirlouiiiit
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>> Réponse (le 22/12/2009 par Philippe) Ah ben oui bien sûr, vous êtes venu pour sa "jolie guitare", Mr Yavell !(faux-c... va ! ;-) > Réagir à cette critique
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