
ATTENTION, ATTENTION !!
SEEED débarque et impose son reggae détaché de tous les clichés liés à cette musique. Un look qui tient de la fanfare New Orléans ( 10 musiciens avec le même uniforme, le 11ème en combinaison) égarée dans les Caraïbes (tous légèrement débraillés avec une petite touche personnel), et un délire permanent sur scène bien loin des grandes messes rasta des artistes de Kingston, de Jah rastafari, du retour à Zion et du mysticisme enfumé lié à cette musique.

Voilà, le décor planté SEEED s’empare littéralement de la musique jamaïcaine, du ska au dancehall, en passant par un medley roots sur des riddims de Police & Thieves (Jr Murvin) à Uptown Ranking (Althéa & Donna). Bien plus que le répertoire jamaïcain, SEEED propage la vibe et l’esprit de cette musique, faîte par les artistes du ghetto pour permettre à son peuple de danser et d’oublier la faim autour du sound system du quartier. Tous l’esprit de cette musique est là : le délire vestimentaire, l’omniprésence de la danse, une rythmique imparable, de la dérision, de l’humour, et une putain d’énergie positive qui va rapidement contaminer le théâtre du Moulin qui affiche complet ce soir.

Les 3 MC de SEEED, Enuff, Eased et Ear) se partagent le chant en anglais et s’appuient en permanence ne laissant pas un instant de répit au public, soutenu par des musiciens capables d’alterner ska, roots rock reggae et dancehall. Si SEEED est une déferlante spectaculaire sur scène, ses productions de Riddims, comme le Water Pumpee,, consacré par le Hit de Tanya Stephens, (it’s a pity,,), sont capables d’enflammer la Jamaïque et faire trembler ses meilleurs producteurs de Dancehall.
SEEED

Dub Incorporation,, pour qui le public c’était d'abord déplacé, pouvait commencer son show. Le groupe se trouve en terrain conquis, le public reprend les titres, dans une ambiance bonne enfant où des corps transportés par la foule à bout de bras traversent la salle de long en large.
Au-delà de l’euphorie juvénile qui se dégage de la foule constituée de jeunes adultes au look de skater, Dub Incorporation ne parvient pas à mobiliser le public traditionnel du reggae. Malgré un duo original au chant, avec Couscous (Suite à un message de Mektoub communication, en charge de la communication des Dub Incorporation, il apparaît que "Couscous" n'est absolument pas le surnom de Bouchkour, le chanteur kabylle des Dub Inc. Merci de ne pas me tenir rigueur de cette erreur indélicate...") aux accents arabisant et un singjay aux sonorités rugueuses à la Buju Banton, le son du Dub incorporation peine à nous emballer. Même si les kids en redemandent ce soir…
Photos Cyril
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