Critique de concert Sénoï + Middle Think + Côme+NERK (+ Christophe Millois & Denis Staquet)

Je me rends à la Valentine en ce samedi après-midi torride car ce que j’ai écouté de Sénoï est plein de promesses. Devant l’entrée du magasin Cultura, une scène a été dressée et un duo est déjà à l’œuvre. Quatre groupes étaient en fait au programme (je l’ignorais) et Elora a déjà fini.
Le duo, c’est Côme + NERK. Ils sont alors tous les deux à la guitare et jouent une de leurs compositions à la mélodie entraînante. Changement d’instruments pour le morceau suivant, Une Autre Vie : très belle association de guitares (l’électrique de Côme et l’acoustique de Matthieu, ce dernier l’égayant à l’harmonica. Encore une mélodie réussie tout comme celle où Côme joue à son tour de l’harmonica. Si j’adore leurs parties instrumentales très folky (glockenspiel puis mélodica sur Je Pense A Toi, ukulélé sur Le Train S’En Est Allé), j’ai énormément de mal à apprécier la voix de Damien (timbre et justesse) à tel point que je ne parviens pas à me concentrer sur les paroles. La palme à Je M’En Vais Maintenant : je ne sais pas à qui il le dit et pourquoi il s’en va, j’ai juste envie que la partie instrumentale commence.
Du coup je suis allé voir les reports précédents de leurs concerts, et comme personne n’en parle, je me dis que Damien était dans un mauvais jour. Il a des circonstances atténuantes : pas facile de se concentrer devant une affluence aussi maigre et les clients du magasin qui ne font que passer. Il fallait être motivé pour s’arrêter : rester sur le parking en plein soleil (la scène occupant la partie ombragée) ou regarder les groupes de profil.
Pendant la (très courte) pause pour le changement de set, j’entre dans le magasin. A l’intérieur, deux organistes encadrent un écran où sont projetées des images style MyZen.tv pour ceux qui connaissent. Il s’agit de Christophe Millois & Denis Staquet qui proposent un tour du monde aux clients attablés. Pour l’instant, on est en Amérique du Sud et l’organiste de gauche nous fait les Quilapayun à lui tout seul. Je reviendrai plus tard…
Dehors, le groupe suivant va proposer un contraste saisissant : boissons fraîches, climatisation, Zen TV inside, parking sans ombre, groupe de métal outside : Middle Think commence par un titre où le chanteur (Sébastien) fait tout pour se casser la voix mais n’y parvient pas tout à fait. Ses camarades (Nicolas / basse, Romain & Gaël / guitares, Franck / batterie) font du bruit et plaisir à voir mais le métal, ce n’est pas mon truc alors je vais faire court. Pour me faire plaisir, ils ont enchaîné par deux titres plus soft (le second excellent !) et puis Sébastien a dit "on n’en a plus" comme pour s’excuser. Il a alors continué son chant en surrégime sur des orchestrations très musclées et bien carrées. Un répertoire surréaliste sur un parking de supermarché un samedi après-midi. J’ai apprécié le riff de guitare de Needs malgré une impression de déjà entendu.
Retour au frais où Millois / Staquet sévissent toujours. Un café est nécessaire pour ne pas succomber à la tentation d’installer un hamac entre deux piliers de Cultura. Un marmot balance ses deux dinosaures (c’est encore à la mode, ça ?) devant la scène et crie "Tricératops !" Ses parents ont dû s’endormir sur un des fauteuils rouges. N’empêche, je suis prêt à parier que Un Monde De Couleurs des duettistes a été le disque le plus vendu cet après-midi.
Sur l’espace de Sénoï, le chant de Gaël ajouté au fait que leur propos est essentiellement écologique m’avait fait penser à Tryo. Musicalement, on en est loin : ce n’est pas du reggae mais du rock. Autour de Gaël, Jules (basse et chant), Guillaume (guitare) et Aloys (batterie) nous le prouvent tout de suite avec un premier titre bien pêchu.
Le groupe semble attaché autant au message à délivrer qu’à la musique. Ainsi sur Vision Etroite, pamphlet sur les méfaits du petit écran ("ne réfléchis pas, ils le font pour toi…"). Un autre titre parle de déforestation et si leur groupe se nomme ainsi c’est pour rendre hommage au peuple Sénoï dont parle très joliment Gaël. Il s’agit d’un peuple de Malaisie chez lequel sont véhiculées des valeurs telles que partage, générosité, solidarité. Leur plus beau titre à mon avis Le Peuple des Rêves leur est consacré.
L’orchestration est musclée et on assiste parfois à des plages rock’n roll comme sur Bon Débarras. Pendant le solo de guitare de Guillaume, Gaël parvient à faire approcher la douzaine de personnes présentes (si on exclut Côme, NERK et les membres de Middle Think toujours présents) et à leur faire taper dans les mains.
Un chant en espagnol No Mé As Ombro et un nouveau titre en anglais qu’ils jouent pour la première fois Stop That Train étendent leur palette et confirment l’énergie communicative du groupe avec un Gaël qui n’en finit pas de sauter et une dépense sans économie de ce jeune groupe plein de promesses.
L’idée du magasin est louable malgré une heure et un climat peu propices à l’écoute. Elle aura en tout cas donné l’occasion de découvrir des groupes de styles très différents : chanson folk avec Côme + NERK, métal avec Middle Think et alternatif/progressif avec Sénoï et Elora.
Bonus vidéo : No Mé As Ombro (Sénoï)
Et une petite de Côme + NERK, de
Middle Think et même de
Christophe Millois & Denis Staquet.
Le duo, c’est Côme + NERK. Ils sont alors tous les deux à la guitare et jouent une de leurs compositions à la mélodie entraînante. Changement d’instruments pour le morceau suivant, Une Autre Vie : très belle association de guitares (l’électrique de Côme et l’acoustique de Matthieu, ce dernier l’égayant à l’harmonica. Encore une mélodie réussie tout comme celle où Côme joue à son tour de l’harmonica. Si j’adore leurs parties instrumentales très folky (glockenspiel puis mélodica sur Je Pense A Toi, ukulélé sur Le Train S’En Est Allé), j’ai énormément de mal à apprécier la voix de Damien (timbre et justesse) à tel point que je ne parviens pas à me concentrer sur les paroles. La palme à Je M’En Vais Maintenant : je ne sais pas à qui il le dit et pourquoi il s’en va, j’ai juste envie que la partie instrumentale commence.
Du coup je suis allé voir les reports précédents de leurs concerts, et comme personne n’en parle, je me dis que Damien était dans un mauvais jour. Il a des circonstances atténuantes : pas facile de se concentrer devant une affluence aussi maigre et les clients du magasin qui ne font que passer. Il fallait être motivé pour s’arrêter : rester sur le parking en plein soleil (la scène occupant la partie ombragée) ou regarder les groupes de profil.
Pendant la (très courte) pause pour le changement de set, j’entre dans le magasin. A l’intérieur, deux organistes encadrent un écran où sont projetées des images style MyZen.tv pour ceux qui connaissent. Il s’agit de Christophe Millois & Denis Staquet qui proposent un tour du monde aux clients attablés. Pour l’instant, on est en Amérique du Sud et l’organiste de gauche nous fait les Quilapayun à lui tout seul. Je reviendrai plus tard…
Dehors, le groupe suivant va proposer un contraste saisissant : boissons fraîches, climatisation, Zen TV inside, parking sans ombre, groupe de métal outside : Middle Think commence par un titre où le chanteur (Sébastien) fait tout pour se casser la voix mais n’y parvient pas tout à fait. Ses camarades (Nicolas / basse, Romain & Gaël / guitares, Franck / batterie) font du bruit et plaisir à voir mais le métal, ce n’est pas mon truc alors je vais faire court. Pour me faire plaisir, ils ont enchaîné par deux titres plus soft (le second excellent !) et puis Sébastien a dit "on n’en a plus" comme pour s’excuser. Il a alors continué son chant en surrégime sur des orchestrations très musclées et bien carrées. Un répertoire surréaliste sur un parking de supermarché un samedi après-midi. J’ai apprécié le riff de guitare de Needs malgré une impression de déjà entendu.
Retour au frais où Millois / Staquet sévissent toujours. Un café est nécessaire pour ne pas succomber à la tentation d’installer un hamac entre deux piliers de Cultura. Un marmot balance ses deux dinosaures (c’est encore à la mode, ça ?) devant la scène et crie "Tricératops !" Ses parents ont dû s’endormir sur un des fauteuils rouges. N’empêche, je suis prêt à parier que Un Monde De Couleurs des duettistes a été le disque le plus vendu cet après-midi.
Sur l’espace de Sénoï, le chant de Gaël ajouté au fait que leur propos est essentiellement écologique m’avait fait penser à Tryo. Musicalement, on en est loin : ce n’est pas du reggae mais du rock. Autour de Gaël, Jules (basse et chant), Guillaume (guitare) et Aloys (batterie) nous le prouvent tout de suite avec un premier titre bien pêchu.
Le groupe semble attaché autant au message à délivrer qu’à la musique. Ainsi sur Vision Etroite, pamphlet sur les méfaits du petit écran ("ne réfléchis pas, ils le font pour toi…"). Un autre titre parle de déforestation et si leur groupe se nomme ainsi c’est pour rendre hommage au peuple Sénoï dont parle très joliment Gaël. Il s’agit d’un peuple de Malaisie chez lequel sont véhiculées des valeurs telles que partage, générosité, solidarité. Leur plus beau titre à mon avis Le Peuple des Rêves leur est consacré.
L’orchestration est musclée et on assiste parfois à des plages rock’n roll comme sur Bon Débarras. Pendant le solo de guitare de Guillaume, Gaël parvient à faire approcher la douzaine de personnes présentes (si on exclut Côme, NERK et les membres de Middle Think toujours présents) et à leur faire taper dans les mains.
Un chant en espagnol No Mé As Ombro et un nouveau titre en anglais qu’ils jouent pour la première fois Stop That Train étendent leur palette et confirment l’énergie communicative du groupe avec un Gaël qui n’en finit pas de sauter et une dépense sans économie de ce jeune groupe plein de promesses.
L’idée du magasin est louable malgré une heure et un climat peu propices à l’écoute. Elle aura en tout cas donné l’occasion de découvrir des groupes de styles très différents : chanson folk avec Côme + NERK, métal avec Middle Think et alternatif/progressif avec Sénoï et Elora.
Bonus vidéo : No Mé As Ombro (Sénoï)
Et une petite de Côme + NERK, de
Middle Think et même de
Christophe Millois & Denis Staquet.
Signature : mcyavellle 22/06/2009
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Photographe : mcyavell
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>> Réponse (le 24/06/2009 par Claire)



le 21 juin 2011 - plages du Prado - Marseille (par Pirlouiiiit)

le 21 juin 2009 - Place de Jaude et Place de La Victoire, Clermont-Ferrand (par Pierre Andrieu)


le 21 juin 2009 - 2ème arrondissement - Marseille (par Mcyavell)


le 30 mai 2009 - le Bicok - Marseille (par h)
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