Critique de concert Serge Casero / Paul Pioli / Pierre Fénichel Trio (Festival Jazz Sur La Ville)

Le Festival Jazz Sur La Ville a décidé d’aller à la rencontre des spectateurs. Aujourd’hui, c’est dans une bibliothèque de quartier que Serge Casero, Paul Pioli et Pierre Fénichel proposent leur musique. Ils en ressortiront ravis de voir que les habitués de la Bibliothèque Municipale attenante au Centre Commercial du Merlan ont eu la curiosité de s’approcher des musiciens, de s’asseoir et de leur poser des questions à l’issue du spectacle.
Serge Casero a oeuvré pour cela, prenant le temps de présenter chaque pièce en vulgarisant son propos. Conscient que le public de cet après-midi n’est pas constitué de connaisseurs, il va même jusqu’à expliquer qui était Miles Davis. Quant au répertoire, il propose un savant dosage entre titres cultes (Caravan, Les Feuilles Mortes, When The Saints Go Marching In), standards moins connus (Two Degrees East de John Lewis, Funk In The Deep Freeze de Hank Mobley, 'Round Midnight de Thelonious Monk) et poèmes méconnus mis en musique (Les Petits Pavés de Paul Delmet, A Poor Young Shepherd de Verlaine).
Ce dernier a été une révélation pour moi. Casero : "Lorsqu’il parlait de son travail, Verlaine disait “Je fais de la musique avant toute chose”".
Merci à ce trio de m’avoir fait découvrir ce délicieux poème : "J'ai peur d'un baiser / Comme d'une abeille. / Je souffre et je veille / Sans me reposer. / J'ai peur d'un baiser!..."
Preuve que le public est novice, il n’applaudit pas à la fin des soli pourtant de qualité des trois instrumentistes. Je retiens un extraordinaire solo de contrebasse de Pierre Fénichel égal à lui-même
sur Funk In The Deep Freeze et je préfère Serge Casero au saxophone (magnifique soprano sur Caravan, pertinent tenor sur Two Degrees East qu’au chant). Quant à Paul Pioli, il fait preuve d’une parfaite maîtrise d’un instrument, la guitare, que j’adore dans le rock mais décidément pas dans le jazz.
Eric Legnini Trio jeudi, le Trio Tentik vendredi et Merakhaazan / Montanaro / Cremer ce soir. Quatre trios en trois jours dans le cadre du festival ! C’est le mode d’expression préféré de beaucoup de jazzmen. Lorsque je demande pourquoi à Serge Casero, il répond que c’est comme une discussion entre amis : au-delà de trois, on ne s’entend plus.
Les trois amis ont discuté plus d’une heure durant et en ont fait profiter les passants. Ils seront toutefois quatre sur le CD Jazz Poets Quartet qu’ils sortent le 10 novembre (René Nan à la batterie en sus).
Bonus Vidéo : Les Feuilles Mortes
Serge Casero a oeuvré pour cela, prenant le temps de présenter chaque pièce en vulgarisant son propos. Conscient que le public de cet après-midi n’est pas constitué de connaisseurs, il va même jusqu’à expliquer qui était Miles Davis. Quant au répertoire, il propose un savant dosage entre titres cultes (Caravan, Les Feuilles Mortes, When The Saints Go Marching In), standards moins connus (Two Degrees East de John Lewis, Funk In The Deep Freeze de Hank Mobley, 'Round Midnight de Thelonious Monk) et poèmes méconnus mis en musique (Les Petits Pavés de Paul Delmet, A Poor Young Shepherd de Verlaine).
Ce dernier a été une révélation pour moi. Casero : "Lorsqu’il parlait de son travail, Verlaine disait “Je fais de la musique avant toute chose”".
Merci à ce trio de m’avoir fait découvrir ce délicieux poème : "J'ai peur d'un baiser / Comme d'une abeille. / Je souffre et je veille / Sans me reposer. / J'ai peur d'un baiser!..."
Preuve que le public est novice, il n’applaudit pas à la fin des soli pourtant de qualité des trois instrumentistes. Je retiens un extraordinaire solo de contrebasse de Pierre Fénichel égal à lui-même
sur Funk In The Deep Freeze et je préfère Serge Casero au saxophone (magnifique soprano sur Caravan, pertinent tenor sur Two Degrees East qu’au chant). Quant à Paul Pioli, il fait preuve d’une parfaite maîtrise d’un instrument, la guitare, que j’adore dans le rock mais décidément pas dans le jazz.
Eric Legnini Trio jeudi, le Trio Tentik vendredi et Merakhaazan / Montanaro / Cremer ce soir. Quatre trios en trois jours dans le cadre du festival ! C’est le mode d’expression préféré de beaucoup de jazzmen. Lorsque je demande pourquoi à Serge Casero, il répond que c’est comme une discussion entre amis : au-delà de trois, on ne s’entend plus.
Les trois amis ont discuté plus d’une heure durant et en ont fait profiter les passants. Ils seront toutefois quatre sur le CD Jazz Poets Quartet qu’ils sortent le 10 novembre (René Nan à la batterie en sus).
Signature : mcyavellle 04/10/2009
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le 9 octobre 2011 - La Mesón - Marseille (par Mardal)


le 9 octobre 2010 - Bibliothèque du Merlan - Marseille (par Mcyavell)


le 13 octobre 2009 - Salle de conférence de la BMVR Alcazar - Marseille (par Mcyavell)


le 27 novembre 2011 - Maison de la Région - Marseille (par Pirlouiiiit)

le 5 avril 2011 - Le Grand Théâtre - Aix-en-Provence (par Mardal)
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