Critique de concert Sinsémilia + Mig + Radical El Salam

Le concert de Sinsémilia étant complet depuis un certain temps, je m'attendais donc à être serré comme une sardine, compressé comme un César et enfumé comme un renard. Mais grâce à de nouvelles dispositions, le public a plus de place pour circuler même quand le concert est complet ; c'est agréable et cela m'a permis d'éviter le serrage (?) et la compression. Quant à l'enfumage, malgré une aération performante, il a bel et bien eu lieu : j'ai été envahi par une sensation de mollesse et de sommeil.
Malheureusement, ce n'est pas l'arrivée des peu dynamiques Radical El Salam qui va arranger les choses... Le Chanteur, sosie de Pierpoljack, chante comme si on lui avait administré des sédatifs pour éléphant ! Bien que Radical El Salam joue du reggae, ils n'obtiennent que de faibles applaudissements. Le public veut Sinsémilia et rien que Sinsémilia ! Et la curiosité alors ?
Cette tendance va se vérifier avec l'arrivée du trio de trip-hop Mig. Dés les premières notes, ils se font siffler, c'est bien gentil de la part du public de soutenir ainsi les jeunes qui débutent. La chanteuse, sosie d'Alanis Morissette (décidément, c'est une soirée à thème !), remercie quand même entre les chansons malgré l'accueil glacial. Les premières chansons ne sont pas très originales et font beaucoup penser à Portishead, le problème c'est que la voix est murmurée et que la chanteuse donne l'impression de ne pas avoir beaucoup de coffre. Mais ça ne mérite quand même pas les quolibets... Puis, les morceaux deviennent un peu plus originaux, en particulier un titre avec des violons où la chanteuse fait des vocalises arabisantes assez réussies. Le public siffle de plus en plus (même pendant les morceaux !) et propose même élégamment qu'ils arrêtent leur concert. La chanteuse s'énerve alors et demande si on "permet qu'ils finissent leur travail". Oui ! J'avais entendu dire que les concerts de reggae véhiculaient une ambiance de tolérance, que tout le monde aimait tout le monde, qu'on était cool, décontracté, jeune... Et bien, il y a encore du travail...
Nous avons ensuite droit à un petit court métrage assez marrant présentant les 10 ans de concerts de Sinsémilia. L'accueil est bien sûr hystérique quand les musiciens du groupe de Grenoble arrivent sur scène. Après une courte intro, nous avons droit au premier discours (un peu long) du chanteur...
Les morceaux sont reggae : heureusement, sinon, c'était l'émeute ! Le chanteur a une voix de baryton, le guitariste a un peu de mal à contenir ses jambes : il trépigne comme si il était sur des braises, ça doit être fatigant, mais au moins il fait le spectacle. Pris par l'ambiance, il décide de pousser la chansonnette, reléguant le chanteur aux choeurs et à la guitare rythmique, mais avant cela il nous fait un petit speech, bien sûr... Non mais, ils sont bavards comme des pies ces Sinsémilia.
Leur reggae n'est pas très original et ne me met pas exactement en transe mais l'ensemble du public à l'air d'apprécier, alors... C'est le moment où le chanteur nous demande pour la cinquième fois si "ça va Clermont ?" Oui, ça va pas mal, mais ça irait mieux si tu parlais moins. Nous avons droit ensuite au discours sur Bob Marley qui leur manque, qui leur a donné envie de jouer du reggae, qui a bercé toute leur adolescence mais comme ils font ce qu'ils veulent, ils ont leur propre style (?) etc etc etc... Quelle purge ces discours ! Après il nous demande de plus le soutenir, d'être plus chauds, et je vous le donne en mille si "ça va toujours Clermont ? " Oui, oui : moi, ça va bien depuis que je suis au bar.
Malheureusement, ce n'est pas l'arrivée des peu dynamiques Radical El Salam qui va arranger les choses... Le Chanteur, sosie de Pierpoljack, chante comme si on lui avait administré des sédatifs pour éléphant ! Bien que Radical El Salam joue du reggae, ils n'obtiennent que de faibles applaudissements. Le public veut Sinsémilia et rien que Sinsémilia ! Et la curiosité alors ?
Cette tendance va se vérifier avec l'arrivée du trio de trip-hop Mig. Dés les premières notes, ils se font siffler, c'est bien gentil de la part du public de soutenir ainsi les jeunes qui débutent. La chanteuse, sosie d'Alanis Morissette (décidément, c'est une soirée à thème !), remercie quand même entre les chansons malgré l'accueil glacial. Les premières chansons ne sont pas très originales et font beaucoup penser à Portishead, le problème c'est que la voix est murmurée et que la chanteuse donne l'impression de ne pas avoir beaucoup de coffre. Mais ça ne mérite quand même pas les quolibets... Puis, les morceaux deviennent un peu plus originaux, en particulier un titre avec des violons où la chanteuse fait des vocalises arabisantes assez réussies. Le public siffle de plus en plus (même pendant les morceaux !) et propose même élégamment qu'ils arrêtent leur concert. La chanteuse s'énerve alors et demande si on "permet qu'ils finissent leur travail". Oui ! J'avais entendu dire que les concerts de reggae véhiculaient une ambiance de tolérance, que tout le monde aimait tout le monde, qu'on était cool, décontracté, jeune... Et bien, il y a encore du travail...
Nous avons ensuite droit à un petit court métrage assez marrant présentant les 10 ans de concerts de Sinsémilia. L'accueil est bien sûr hystérique quand les musiciens du groupe de Grenoble arrivent sur scène. Après une courte intro, nous avons droit au premier discours (un peu long) du chanteur...
Les morceaux sont reggae : heureusement, sinon, c'était l'émeute ! Le chanteur a une voix de baryton, le guitariste a un peu de mal à contenir ses jambes : il trépigne comme si il était sur des braises, ça doit être fatigant, mais au moins il fait le spectacle. Pris par l'ambiance, il décide de pousser la chansonnette, reléguant le chanteur aux choeurs et à la guitare rythmique, mais avant cela il nous fait un petit speech, bien sûr... Non mais, ils sont bavards comme des pies ces Sinsémilia.
Leur reggae n'est pas très original et ne me met pas exactement en transe mais l'ensemble du public à l'air d'apprécier, alors... C'est le moment où le chanteur nous demande pour la cinquième fois si "ça va Clermont ?" Oui, ça va pas mal, mais ça irait mieux si tu parlais moins. Nous avons droit ensuite au discours sur Bob Marley qui leur manque, qui leur a donné envie de jouer du reggae, qui a bercé toute leur adolescence mais comme ils font ce qu'ils veulent, ils ont leur propre style (?) etc etc etc... Quelle purge ces discours ! Après il nous demande de plus le soutenir, d'être plus chauds, et je vous le donne en mille si "ça va toujours Clermont ? " Oui, oui : moi, ça va bien depuis que je suis au bar.
Signature : pierre andrieule 14/05/2001
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