Critique de concert Sly Johnson + Alice Russel + Lizzy Parks + Beatspoke (Soirée Hangtime)

21h au Cabaret Aléatoire de la Friche de la Belle de Mai. Quelques skaters bien couverts enchaînent les derniers ollies et varial Flips. Skateboarding is not a crime rappellent les néons rouges mais attendre l’ouverture de la billetterie dans le froid en est presqu’un !
J’arrive parmi les premiers. Soulist est aux platines. Il ambiance la salle une trentaine de minutes laissant le temps aux frileux de se débarrasser de leur manteaux. Quelques coudes au bar commandent des bières. J’ai du mal à apprécier la qualité du mix n’étant pas une grande amatrice du style.

La scène est pleine de promesses que j’attribue à Alice Russell. Le matériel promet un ensemble guitare, basse, batterie. Je prends mon mal en patience. Je sais qu’elle va envoyer.
Le concept de la soirée m’avait échappé. Je ne l’ai compris qu’en voyant les animateurs de Radio Grenouille arriver sur scène. Nous sommes en direct pour la soirée évènement des Hangtime Awards. Ce soir sont récompensés des artistes de quatre catégories élus par les auditeurs de Mars Blackmoon.

Les deux animateurs annoncent les prochains à monter sur scène. Beatspoke, meilleur premier album de 2009. Ils sont deux : une chanteuse et un DJ. J’ai du mal à accrocher. Le style ne me touche pas. Les personnages ne sont pas particulièrement scéniques. Il mixe dans son coin, elle chante. Les mélodies ne me transcendent pas. Je n’ai pas envie de la suivre. Et puis, elle nous snoberait pas un peu avec ses lunettes de soleil cette jolie chanteuse ?

Au bout d’une vingtaine de minutes, elle explique à son public un peu dissipé mais un peu plus dense qu’elle a besoin de lui, qu’elle sait qu’il est tôt mais qu’elle voudrait qu’on lui montre ce qu’on a à offrir. " What I’ve got to offer " sera peut être le seul moment où je lirai le plaisir sur le visage de mes voisins. Les têtes commencent à hocher et les pieds à battre la mesure.

Leur show terminé, les deux animateurs refont leur apparition. Cette fois, il s’agit de présenter Lizzy Parks – marraine des Hangtime- accompagnée de Thomas Dusseune. Je sais que la jolie rouquine a du potentiel, une de ces voix suaves et sensuelles qui vous laissent pantois. Raté. Là encore, c’est une chanteuse accompagnée par un DJ. Je comprends les économies réalisées mais quel dommage ! Ca n’a plus de sens ! On écoute une jeune femme, paraissant intimidée mais volontaire, chanter quelques titres à elle. On la regarde. On ne partage rien. Rien ne se passe, c’est creux. Pour nous réveiller, elle reprend I need a dollar d’Aloe Blacc. Oui, elle l’a bien chantée mais ça commence à m’agacer un peu. Attendons qu’elle se connaisse mieux et donnons lui sa chance avec des cuivres. Peut-être que là, la joie ou la douleur pourront être expulsés et partagés dignement.

Mars Blackmon et son acolyte reviennent, c’est bon signe. Ils vont nous présenter Alice Russell. On va enfin entendre rugir. On va enfin vivre la Musique. On va assister à la maîtrise parfaite de chaque note, entre musiciens et voix. Encore raté. Alice est elle aussi accompagnée de son DJ, T.M. Juke. Contrairement à ses compatriotes précédentes, notre anglaise envoie. Pour commencer, sa célèbre reprise de Crazy de Gnarls Barckley. A cappella et pas entièrement mais le rire offert nous fait comprendre qu’il s’agissait là d’un clin d’œil.

On sent que cette fille est pétillante, qu’elle a une puissance à vous retourner les tripes. Encore une fois, l’accompagnement n’est pas à la hauteur de la voix. On a envie qu’elle s’énerve, pour nous faire sortir de notre réserve et nous transmettre son énergie et sa force. Le DJ est bien présent mais sait toutefois se faire oublier. Let us be loving, la présence du DJ est nécessaire pour la rythmique mais même s’il manque les chœurs, Alice nous transporte. On est bercé par ses goodbye et ses keep on. Elle s’en sort bien toute seule. On partage tous son besoin de continuer à aimer. Aucune pause entre les morceaux, elle enchaîne sans transition avec le suivant. Je regrette qu’elle ne cherche pas à nous connaître. C’est quand même la tête d’affiche de ce soir.

Elle fait son boulot mais avec le sourire alors on lui pardonnerait presque. Music takes me on. Sa voix est toujours profonde, pleine d’âme mais il manque un je ne sais quoi de renversant. J’entends mon voisin expliquer à sa copine que " là c’est pas mal mais avec les instruments, ça change tout ". Ca me conforte dans mon idée. Alice, on ne vient pas t’écouter, ça on le fait dans la voiture ou à la maison, on vient te vivre. Transporte nous, retourne nous la tête ! Vous l’aurez compris, je suis un peu désappointée. Seven nation army en guise de dessert passe bien sur la fin mais c’est pour faire plaisir à la salle, tout le monde connaît le morceau et sa version. Un dernier signe de la main et puis s’en va.

Les musiciens sont donc avec Sly Johnson. Plutôt ironique pour un spécialiste du Beatboxing ! Finalement, c’est lui la vedette de sa soirée, un set d’environ une heure et demi, haut en couleur. Accompagné des 74ers, il nous balade. Sa voix groove et il fait l’effort de saluer Marseille à plusieurs reprises afin de chauffer la salle. Avec le groupe, il envoie, la choriste le suit et leur chorégraphie semble rodée. Malgré les efforts et le travail, je trouve l’ensemble un peu creux. L’énergie est bien présente et mais il ne transmet pas sa pêche : on le regarde faire. Il reprend Sad song d’Otis Redding et obtient le Fa-Fa-Fa-Fa-Fa repris par la salle. Sans le groupe, on est face à un performer qui nous emmène avec lui. Seul sur scène, il demande à son ingénieur du son plus de retour et moins de basse en chanson et avec de l’humour. Grâce à sa platine, il se sample, montre quelques mimiques d’insatisfaction, retravaille et improvise un groove autour de trois prénoms au hasard.

Le public danse au rythme d’Amélie/Assia/Sarah. Il impressionne par sa présence. Cet ancien du Saïan Supa Crew sait mener son public. Il clotûre son show par une reprise toute en douceur de Everybody got to learn sometimes des Korgis accompagné uniquement du clavier. On est suspendu à ses lèvres. Les 74ers reviennent jouer quelques titres toniques à souhait tels que Sexy et Nina’s dream et Sly Johnson en fait encore plus. Il danse et balance : un véritable showman. Il salue la salle et quitte la scène pendant que le groupe joue encore. Une bonne dose de bonne humeur dans nos têtes.

J’arrive parmi les premiers. Soulist est aux platines. Il ambiance la salle une trentaine de minutes laissant le temps aux frileux de se débarrasser de leur manteaux. Quelques coudes au bar commandent des bières. J’ai du mal à apprécier la qualité du mix n’étant pas une grande amatrice du style.

La scène est pleine de promesses que j’attribue à Alice Russell. Le matériel promet un ensemble guitare, basse, batterie. Je prends mon mal en patience. Je sais qu’elle va envoyer.
Le concept de la soirée m’avait échappé. Je ne l’ai compris qu’en voyant les animateurs de Radio Grenouille arriver sur scène. Nous sommes en direct pour la soirée évènement des Hangtime Awards. Ce soir sont récompensés des artistes de quatre catégories élus par les auditeurs de Mars Blackmoon.

Les deux animateurs annoncent les prochains à monter sur scène. Beatspoke, meilleur premier album de 2009. Ils sont deux : une chanteuse et un DJ. J’ai du mal à accrocher. Le style ne me touche pas. Les personnages ne sont pas particulièrement scéniques. Il mixe dans son coin, elle chante. Les mélodies ne me transcendent pas. Je n’ai pas envie de la suivre. Et puis, elle nous snoberait pas un peu avec ses lunettes de soleil cette jolie chanteuse ?

Au bout d’une vingtaine de minutes, elle explique à son public un peu dissipé mais un peu plus dense qu’elle a besoin de lui, qu’elle sait qu’il est tôt mais qu’elle voudrait qu’on lui montre ce qu’on a à offrir. " What I’ve got to offer " sera peut être le seul moment où je lirai le plaisir sur le visage de mes voisins. Les têtes commencent à hocher et les pieds à battre la mesure.

Leur show terminé, les deux animateurs refont leur apparition. Cette fois, il s’agit de présenter Lizzy Parks – marraine des Hangtime- accompagnée de Thomas Dusseune. Je sais que la jolie rouquine a du potentiel, une de ces voix suaves et sensuelles qui vous laissent pantois. Raté. Là encore, c’est une chanteuse accompagnée par un DJ. Je comprends les économies réalisées mais quel dommage ! Ca n’a plus de sens ! On écoute une jeune femme, paraissant intimidée mais volontaire, chanter quelques titres à elle. On la regarde. On ne partage rien. Rien ne se passe, c’est creux. Pour nous réveiller, elle reprend I need a dollar d’Aloe Blacc. Oui, elle l’a bien chantée mais ça commence à m’agacer un peu. Attendons qu’elle se connaisse mieux et donnons lui sa chance avec des cuivres. Peut-être que là, la joie ou la douleur pourront être expulsés et partagés dignement.

Mars Blackmon et son acolyte reviennent, c’est bon signe. Ils vont nous présenter Alice Russell. On va enfin entendre rugir. On va enfin vivre la Musique. On va assister à la maîtrise parfaite de chaque note, entre musiciens et voix. Encore raté. Alice est elle aussi accompagnée de son DJ, T.M. Juke. Contrairement à ses compatriotes précédentes, notre anglaise envoie. Pour commencer, sa célèbre reprise de Crazy de Gnarls Barckley. A cappella et pas entièrement mais le rire offert nous fait comprendre qu’il s’agissait là d’un clin d’œil.

On sent que cette fille est pétillante, qu’elle a une puissance à vous retourner les tripes. Encore une fois, l’accompagnement n’est pas à la hauteur de la voix. On a envie qu’elle s’énerve, pour nous faire sortir de notre réserve et nous transmettre son énergie et sa force. Le DJ est bien présent mais sait toutefois se faire oublier. Let us be loving, la présence du DJ est nécessaire pour la rythmique mais même s’il manque les chœurs, Alice nous transporte. On est bercé par ses goodbye et ses keep on. Elle s’en sort bien toute seule. On partage tous son besoin de continuer à aimer. Aucune pause entre les morceaux, elle enchaîne sans transition avec le suivant. Je regrette qu’elle ne cherche pas à nous connaître. C’est quand même la tête d’affiche de ce soir.

Elle fait son boulot mais avec le sourire alors on lui pardonnerait presque. Music takes me on. Sa voix est toujours profonde, pleine d’âme mais il manque un je ne sais quoi de renversant. J’entends mon voisin expliquer à sa copine que " là c’est pas mal mais avec les instruments, ça change tout ". Ca me conforte dans mon idée. Alice, on ne vient pas t’écouter, ça on le fait dans la voiture ou à la maison, on vient te vivre. Transporte nous, retourne nous la tête ! Vous l’aurez compris, je suis un peu désappointée. Seven nation army en guise de dessert passe bien sur la fin mais c’est pour faire plaisir à la salle, tout le monde connaît le morceau et sa version. Un dernier signe de la main et puis s’en va.

Les musiciens sont donc avec Sly Johnson. Plutôt ironique pour un spécialiste du Beatboxing ! Finalement, c’est lui la vedette de sa soirée, un set d’environ une heure et demi, haut en couleur. Accompagné des 74ers, il nous balade. Sa voix groove et il fait l’effort de saluer Marseille à plusieurs reprises afin de chauffer la salle. Avec le groupe, il envoie, la choriste le suit et leur chorégraphie semble rodée. Malgré les efforts et le travail, je trouve l’ensemble un peu creux. L’énergie est bien présente et mais il ne transmet pas sa pêche : on le regarde faire. Il reprend Sad song d’Otis Redding et obtient le Fa-Fa-Fa-Fa-Fa repris par la salle. Sans le groupe, on est face à un performer qui nous emmène avec lui. Seul sur scène, il demande à son ingénieur du son plus de retour et moins de basse en chanson et avec de l’humour. Grâce à sa platine, il se sample, montre quelques mimiques d’insatisfaction, retravaille et improvise un groove autour de trois prénoms au hasard.

Le public danse au rythme d’Amélie/Assia/Sarah. Il impressionne par sa présence. Cet ancien du Saïan Supa Crew sait mener son public. Il clotûre son show par une reprise toute en douceur de Everybody got to learn sometimes des Korgis accompagné uniquement du clavier. On est suspendu à ses lèvres. Les 74ers reviennent jouer quelques titres toniques à souhait tels que Sexy et Nina’s dream et Sly Johnson en fait encore plus. Il danse et balance : un véritable showman. Il salue la salle et quitte la scène pendant que le groupe joue encore. Une bonne dose de bonne humeur dans nos têtes.

Signature : gabrielle olga
le 01/03/2011
Envoyer un message à gabrielle olga
Voir toutes les critiques de concert rédigées par gabrielle olga
le 01/03/2011
Envoyer un message à gabrielle olga
Voir toutes les critiques de concert rédigées par gabrielle olga
Photographe : arnaud d
Envoyer un message à arnaud d
Voir toutes les critiques de concert photographiées par arnaud d

le 26 avril 2012 - Espace Julien, Marseille (par Sami)

le 25 avril 2009 - Le 22 d'Auron, Bourges (par Pierre Andrieu)

le 9 octobre 2010 - Le Poste à Galène - Marseille (par Mardal)
Copyright © Neolab Production 2000-2012. Reproduction totale ou partielle interdite sans accord préalable.
Conditions générales d'utilisation
Conditions générales d'utilisation


















