Accueil Chronique de concert Smod + Hindi Zahra
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Chronique de Concert

Smod + Hindi Zahra

Smod + Hindi Zahra en concert

Les Passagers du Zinc - Avignon 20 novembre 2010

Critique écrite le par

Pluie torrentielle ce samedi soir. Difficile de rouler vers Avignon, l'autoroute est noyée par endroits, j'arrive juste à l'ouverture des portes des Passagers du zinc. Ils accueillent à la dernière minute le concert d'Hindi Zahra initialement prévu à la salle de Montfavet. Agréable surprise, ils ouvrent les portes à 20h00 précises, ce qui nous évitera une longue et pénible attente sous la pluie. Cool !
Je découvre le lieu, je trouve l'accueil vraiment sympa. Pas de vigiles mal aimables, ça se souligne, n'est-ce pas. Allez, zou ! Je file dans la salle.



C'est Smod qui ouvre la danse. Ils sont quatre : une guitare, un clavier et deux voix. Ils nous expliquent qu'ils viennent du Mali, leur dégaine est décontractée, ils mettent doucement leur set en place. Bien décidés dès leur deuxième titre à chauffer la salle. Pas de frontman réellement, chacun prend la parole, c'est fluide et naturel. Dj Sam, le gratteux, me fait sourire, il semble tout timide en comparaison avec Oesko et Densky qui viennent chercher les gens, s'avancent à la lisière de la scène. Et la sauce prend, les gens répondent volontiers aux sollicitations, se mettent à chanter sur "les dirigeants africains" dont le message politique est sans équivoque. Leur simplicité et leur énergie est super communicative : ils ont plaisir à être là, ils se lâchent au fur et à mesure et font danser la salle.



Gros succès public. En même temps je ne vois pas comment on peut rester insensible à leur charme : c'est frais, spontané. Vrai. Je ne suis pas particulièrement fan de musique africaine mais je trouve les mélodies bien sympas et l'envie de chantonner, irrésistible.
Jolie découverte. Je me demandais s'ils appartenaient à la scène locale, ils nous disent qu'ils viennent de Paris. On leur souhaite plein de bonnes choses et que surtout ils gardent cette sincérité et leur lumineuse énergie.



Entre deux sets on prend un verre. Ca me fait toujours bizarre de voir un bar dans une salle de concert. Sur les morceaux calmes ça met toujours le waï, je trouve ça un peu lourd pour les artistes. Surtout que chez nous, c'est plutôt bavard au comptoir. Ce soir pas de bol, ça dégénère. Avec un vieux qui parle super fort, en continu, à un mètre cinquante de la scène. Une dame lui demande de la fermer parce que l'artiste chante à capella et le gentleman de se proposer de lui claquer le baigneur. Ambiance.



Ce n'est pas la première fois que je vois Hindi Zahra. Quand on m'a proposé de chroniquer ce concert j'ai immédiatement accepté car j'aime beaucoup sa voix, sa présence, gracieuse, et sa manière très réussie selon moi, de conjuguer les cultures musicales. Ce soir nous sommes vraiment très proches d'elle, pas de crash barrière, de zone de neutralité, je m'attends à me prendre une décharge. Erreur, mon cher Watson, les quatre premiers titres défilent sans qu'elle n'ouvre les yeux sur nous. Pourtant Beautiful Tango motive le public dès les premières mesures... Alors ???C'est trop bizarre à ressentir. Sur le coup je me demande si le changement de salle est venu perturber la mise en place du concert. Il faut dire qu'en plus il manque un micro, on ne sait si c'est à Nicolas Leisnard ou Thomas Naïm. Mais une voix en moins, donc, sur les chœurs... En plus le lieu est plus petit, peut-être moins propice aux effets de lumière, aussi... Ce qui devrait rendre le concert plus intime semble au contraire tourner en désavantage.



J'ai pourtant grand plaisir à regarder, et écouter Thomas Naim jouer. Chaque fois qu'il entame un solo, c'est du plaisir en barre. C'est un pas un joueur show off mais à regarder ses doigts se galoper on se rend vite compte que c'est un bon. Un très bon. Ce soir il vient même occuper le centre de la scène. Le dialogue avec l'autre guitariste est d'ailleurs enjoué. IL faut attendre le cinquième titre, l'emblématique "Ste Me Free" pour qu'Hindi se lâche davantage et danse. Ses mouvements esquissés rappellent bien sûr immédiatement la gestuelle de Tina Turner, hommage et clin d'oeil évident qui donne un côté un peu plus sauvage au set. Je regrette seulement qu'Hindi ne quitte pas le centre de la scène. Nicolas Leisnard prend même la basse, un peu à l'étroit entre la batterie, Lucille Loison et le toit de la salle, et derrière Hindi. Il a vraiment du charisme et le sourire enjôleur, je l'ai déjà vu plus déchaîné, mail il a quand même l'air de s'amuser. Et de vouiloir mettre de l'ambiance. Reste donc un sentiment mitigé. Les musiciens sont excellent, la musique aussi et la voix d'Hindi, envoûtante, mais il manque ce petit je ne sais quoi de folie que j'avais pu ressentir la première fois.



Au dernier rappel, Hindi finira seule à la guitare sur "Broken Ones". Hélàs le type derrière moi est sur le point de cogner sa voisine et la salle est très bruyante. Hindi se plante une première fois, reprend. Se plante une deuxième fois et s'interrompt. Elle nous salue et nous promet de fair mieux la prochaine fois. J'applaudis quand même très fort car un epu fan quand même... Le précédent était meilleur selon moi, mais ce sont les aléas d'une tournée. Ce soir visiblement il y avait un truc qui planait, une ambiance de déluge, peut-être.



Set List :

Try
Beautiful Tango
Imik Simik
Kiss And Thrills
Set Me Free
Oursoul
Don't Forget
Ahiyawa
Voices
Intro Orientale
Stand Up
Fascination
Music
Broken Ones

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