Critique de concert Jaqee + Smod + Mad Sheer Khan + Baaziz + Mango Gadzi + Stereobox

Direction Aix en Provence pour l’édition 2010 du festival Zik Zac. Un peu d’inquiétude pendant la journée vu le temps gris qui nous intimide. Finalement nous aurons plus de chance que l’année dernière (concert annulé pour cause de pluie) et c’est avec grand plaisir que nous arrivons à Aix sous le soleil. Le festival se passe sur un grand terrain en plein air sous l’Arc de Meyran, un magnifique aqueduc, le cadre est superbe.

Deux scènes sont présentes dont un grand chapiteau et une scène plein air où vont s’enchainer les artistes de la soirée. Les groupes parlons en, il y avait un haut niveau pour cette première soirée du festival, nous avons voyagé du Mali à l’Angola jusqu’à l’Algérie en passant par les Balkans avec les groupes dans l’ordre d’apparition : Stereobox, Mango Gadzi, Mad Sheer Khan, Baaziz, Smod et Jaqee.

Donc la soirée commence avec Stereobox, un concert qui nous met dans l’ambiance en douceur, avec un guitariste digne du grand Django et un batteur instrumentaliste qui nous fait rêver avec des thèmes tels que la mer où on a l’impression de s’immerger.
Deux artistes bien dans leur univers qui ouvrent le bal avec une touche d’originalité.
Nous changeons de scène et là c’est un mélange de jazz manouche et de musique orientale qui nous attend avec Mango Gadzi. A la manière d’un Kusturica, ils nous ont fait sauter dans tous les sens et c’était un grand rayon de soleil que d’être avec eux ce soir là.
Un élément intéressant de ce groupe est l’utilisation de la flûte (celle que vous utilisez à l’école), et bien le flutiste nous a envoyé des riffs déchainés, et c’était lui qui rythmait nos pas.
C’était un de ces groupes où l’orchestre a une place tout aussi importante que le chanteur et ceci au plus grand plaisir des spectateurs.
La suite c’est un extra terrestre qui nous arrive tout droit de Zion, le grand Mad Sheer Khan, je suis resté bouche bée pendant un bon moment. Je n’en revenais pas, un rasta man, jouant du sitar "électrique !" d’une façon très rock and roll et chantant un bon rock. Tout à fait perturbant pour mon esprit emplit de stéréotypes ! La foule était en furie.
L’homme nous a aussi fait du Reggae et nous a même fait des chansons en français. Un moment hors du temps, face à un homme réellement charismatique et très doué, je me demande encore si je n’ai pas rêvé !
On notera également un accompagnement très sympa notamment avec 4 dames qui tapaient sur des gros bidons donnant un rythme shamanique à la musique de Mad Sheer Khan.
Ensuite Baaziz, un homme de spectacle qui va nous faire voyager au rythme de chants algériens et de reprises en tout genre. Il n’hésite pas à parler à son public entre les chansons histoires de nous mettre dans l’ambiance théâtrale de son concert.
Nous aurons droit à du Baaziz Presley, une super reprise d’Elvis Presley sur laquelle le public s’est déchainé (vraiment sympa pour la jeune génération qui n’a pas eu l’occasion de se trémousser sur du Presley). Puis à une reprise de Renaud avec un changement de parole intéressant quoi qu’un peu déstabilisant dans le message.
Au final difficile parfois de savoir s’il est au premier, deuxième ou au troisième degré dans son discours, mais ce qu’il y a de sûr c’est qu’il a un don pour faire vibrer le public et que sa musique nous aura tous interpellé et transmis beaucoup d’émotions.
Et puis l’apothéose du festival avec tout d’abord SMOD et puis la grande Jaqee.
SMOD, quand on les voit sur scène on comprend tout de suite pourquoi Manu Chao s’est intéressé à eux. En 4 mots : sincères, natures, innocents et touchants. Ces maliens nous ont offerts un spectacle à la hauteur de nos espérances. C’était tout simplement le régal de la soirée.
Ce fut un partage total avec le public avec tour à tour soit la foule sur la scène soit un chanteur dans la foule. Les 3 chanteurs avaient l’air de découvrir les joies du jeu avec le public et ils s’en donnaient à cœur joie. Et les spectateurs prenaient tellement de plaisir à répondre.
Donc un bonheur partagé des rythmes qui emportent tout le monde dans la danse. N’oublions pas le côté engagé de ce groupe avec des paroles sur l’Afrique comme leur fameuse chanson sur les dirigeants Africains.

Un très bon synthé, 3 chanteurs dont un guitariste avec une tête de premier de la classe remontant régulièrement ses lunettes sur son nez (celui ci était réellement excellent) et entouré de 2 autres chanteurs qui jouaient un maximum avec le public et se déchainaient en partageant tout ce qu’ils avaient. On a également remarqué qu’ils ne laissaient pas les filles indifférentes ! De sacrés charmeurs avec un rythme excellent un jeu de scène qui ne lasse pas, que du bonheur. "Ambola" comme ils disent, qui signifie "tous réunis".
Enfin la tant attendue Jaqee qui elle aussi ne nous a pas déçu. Une voix, mais une voix mes amis quelque chose de divin ! Et il n’y avait pas que ça, cette chanteuse a une énergie positive qui vous submerge, associée d’un sourire qui respire la sérénité et d’un orchestre qui assure un bon reggae notamment avec un bassiste qui lui aussi déborde d’énergie.

Elle nous a fait son super morceau "Moonshine", et d’autres morceaux qui donnent beaucoup d’émotions. Le summum s’était un morceau de son premier album quelle a fait a capela avec un simple accompagnement guitare, la foule en avait les larmes aux yeux, le morceau s’appelle "who I am".
En résumé on sentait qu’elle avait un grand cœur, c’est une femme exceptionnelle. Allez la voir vous ne serez pas déçu. Avec sa voix soul sur des instrumentales reggae, elle n’a rien a envier à Nneka, India Arie et autres. Elle a tout d’une grande et n’a pas fini de faire parler d’elle !

Zik Zac a réalisé un perfect cette année, avec une sélection dans la diversité et le partage. Merci à eux.

Deux scènes sont présentes dont un grand chapiteau et une scène plein air où vont s’enchainer les artistes de la soirée. Les groupes parlons en, il y avait un haut niveau pour cette première soirée du festival, nous avons voyagé du Mali à l’Angola jusqu’à l’Algérie en passant par les Balkans avec les groupes dans l’ordre d’apparition : Stereobox, Mango Gadzi, Mad Sheer Khan, Baaziz, Smod et Jaqee.

Donc la soirée commence avec Stereobox, un concert qui nous met dans l’ambiance en douceur, avec un guitariste digne du grand Django et un batteur instrumentaliste qui nous fait rêver avec des thèmes tels que la mer où on a l’impression de s’immerger.
Deux artistes bien dans leur univers qui ouvrent le bal avec une touche d’originalité.
Nous changeons de scène et là c’est un mélange de jazz manouche et de musique orientale qui nous attend avec Mango Gadzi. A la manière d’un Kusturica, ils nous ont fait sauter dans tous les sens et c’était un grand rayon de soleil que d’être avec eux ce soir là.
Un élément intéressant de ce groupe est l’utilisation de la flûte (celle que vous utilisez à l’école), et bien le flutiste nous a envoyé des riffs déchainés, et c’était lui qui rythmait nos pas.
C’était un de ces groupes où l’orchestre a une place tout aussi importante que le chanteur et ceci au plus grand plaisir des spectateurs.
La suite c’est un extra terrestre qui nous arrive tout droit de Zion, le grand Mad Sheer Khan, je suis resté bouche bée pendant un bon moment. Je n’en revenais pas, un rasta man, jouant du sitar "électrique !" d’une façon très rock and roll et chantant un bon rock. Tout à fait perturbant pour mon esprit emplit de stéréotypes ! La foule était en furie.
L’homme nous a aussi fait du Reggae et nous a même fait des chansons en français. Un moment hors du temps, face à un homme réellement charismatique et très doué, je me demande encore si je n’ai pas rêvé !
On notera également un accompagnement très sympa notamment avec 4 dames qui tapaient sur des gros bidons donnant un rythme shamanique à la musique de Mad Sheer Khan.
Ensuite Baaziz, un homme de spectacle qui va nous faire voyager au rythme de chants algériens et de reprises en tout genre. Il n’hésite pas à parler à son public entre les chansons histoires de nous mettre dans l’ambiance théâtrale de son concert.
Nous aurons droit à du Baaziz Presley, une super reprise d’Elvis Presley sur laquelle le public s’est déchainé (vraiment sympa pour la jeune génération qui n’a pas eu l’occasion de se trémousser sur du Presley). Puis à une reprise de Renaud avec un changement de parole intéressant quoi qu’un peu déstabilisant dans le message.
Au final difficile parfois de savoir s’il est au premier, deuxième ou au troisième degré dans son discours, mais ce qu’il y a de sûr c’est qu’il a un don pour faire vibrer le public et que sa musique nous aura tous interpellé et transmis beaucoup d’émotions.
Et puis l’apothéose du festival avec tout d’abord SMOD et puis la grande Jaqee.
SMOD, quand on les voit sur scène on comprend tout de suite pourquoi Manu Chao s’est intéressé à eux. En 4 mots : sincères, natures, innocents et touchants. Ces maliens nous ont offerts un spectacle à la hauteur de nos espérances. C’était tout simplement le régal de la soirée.
Ce fut un partage total avec le public avec tour à tour soit la foule sur la scène soit un chanteur dans la foule. Les 3 chanteurs avaient l’air de découvrir les joies du jeu avec le public et ils s’en donnaient à cœur joie. Et les spectateurs prenaient tellement de plaisir à répondre.
Donc un bonheur partagé des rythmes qui emportent tout le monde dans la danse. N’oublions pas le côté engagé de ce groupe avec des paroles sur l’Afrique comme leur fameuse chanson sur les dirigeants Africains.

Un très bon synthé, 3 chanteurs dont un guitariste avec une tête de premier de la classe remontant régulièrement ses lunettes sur son nez (celui ci était réellement excellent) et entouré de 2 autres chanteurs qui jouaient un maximum avec le public et se déchainaient en partageant tout ce qu’ils avaient. On a également remarqué qu’ils ne laissaient pas les filles indifférentes ! De sacrés charmeurs avec un rythme excellent un jeu de scène qui ne lasse pas, que du bonheur. "Ambola" comme ils disent, qui signifie "tous réunis".
Enfin la tant attendue Jaqee qui elle aussi ne nous a pas déçu. Une voix, mais une voix mes amis quelque chose de divin ! Et il n’y avait pas que ça, cette chanteuse a une énergie positive qui vous submerge, associée d’un sourire qui respire la sérénité et d’un orchestre qui assure un bon reggae notamment avec un bassiste qui lui aussi déborde d’énergie.

Elle nous a fait son super morceau "Moonshine", et d’autres morceaux qui donnent beaucoup d’émotions. Le summum s’était un morceau de son premier album quelle a fait a capela avec un simple accompagnement guitare, la foule en avait les larmes aux yeux, le morceau s’appelle "who I am".
En résumé on sentait qu’elle avait un grand cœur, c’est une femme exceptionnelle. Allez la voir vous ne serez pas déçu. Avec sa voix soul sur des instrumentales reggae, elle n’a rien a envier à Nneka, India Arie et autres. Elle a tout d’une grande et n’a pas fini de faire parler d’elle !

Zik Zac a réalisé un perfect cette année, avec une sélection dans la diversité et le partage. Merci à eux.
Signature : serovi
le 20/09/2010
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le 20/09/2010
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Photographe : bertrand 13rugissant
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le 4 juillet 2007 - Stade Pratesi - Aix en Provence (par july)

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