Critique de concert Solat + Martin Mey + Gust + Gaïo
Il nous faut parfois des prétextes pour nous pousser à nous bouger, un soir de pluie, hors du cocon paisible et chaud. En feuilletant l'agenda concerts, j'ai vu que le Tremplin Courte Echelle réunissait des artistes de la région pour lesquels, je l'avoue, j'ai une petite tendresse. Une invitation lancée par Martin Mey a fini de me décider, j'ai prends l'appareil photo et la direction de Gardanne. Charmant centre ville illuminé, Noël semble encore s'y attarder.

Solat, j'avais énormément apprécié leur showcase en fin de résidence à l'Espace Julien. Visiblement très à l'aise avec le format festival, ils ont emballé le public très rapidement et aisément, même. Les textes sont percutants, pertinents, ils ont une belle énergie de groupe et le petit côté commedia dell'arte de la mise en scène me parlent. Masc est charismatique, son flow rap est particulièrement adapté à ce court laps de temps. Trente minutes par groupe c'est peu, Les musiciens savent aller droit au but, chercher le public un peu timide en début de soirée. Leur machine est bien rodée, ils habitent toute la scène, pas de temps mort. La concurrence va être rude pour ce tremplin.

Martin Mey prend la relève. Seul en scène après les cinq lascars, faut du courage. C'est sans compter avec la gnak du chanteur Aixois. Il impose son style en choisissant la carte du set intimiste en commençant avec Snowing On School Days (Oui, je connais les titres de son Ep, je l'ai chroniqué ici l'année dernière!) Martin a fait un sacré bout de chemin depuis. Il a joué un peu partout en France, des dates s'annoncent encore nombreuses, en Belgique aussi. Il a gagné en assurance, en fluidité, je le trouve proche de son public, chaleureux. Ce soir encore il choisit la carte de l'auto-dérision entre deux titres, qui me plait beaucoup. Son univers est toujours aussi prenant, nostalgique et habité d'une élégance que je serai tentée de décrire, peut-être est-ce un peu facile, de toute britannique. Il est seul et il envoie. Rien que pour cela, j'admire. Car à cinq ou seul, quand il s'agit de d'interpréter, le travail est le même. Le public est attentif, captivé par le jeune homme qui se lance seul dans le feu de la rampe et emplit lui aussi de sa belle présence le centre de cette vaste scène. Très fort.

Gust déploie ensuite ces forces armées. On peut parler de déploiement stratégique, ils sont sept! Une section de trois cuivres, guitariste, bassiste, batteur et chanteuse, ça en impose. Le registre change de nouveau du tout au tout. Gust a un groupe bien funk, habitués à l'évidence à faire le show, il parviennent à s'imposer naturellement: ils sont faits pour les grosses scènes et les atmosphères festives. Le set respire la joie de vivre, Emilie, la chanteuse a une voix jazzy, une belle assurance, elle chauffe le public, les autres s'y collent aussi. Je reconnais Gegan à la guitare que j'ai vu jouer avec Hanami, marrant dans Solat il y a aussi un musicos d'Hanami. J'aimerais bien avoir de leurs nouvelles, me dis-je, car j'aime beaucoup ce petit groupe...

Gaïo clôturera la soirée. Je ne vois pas ses choristes, un peu déçue. Lui aussi doit passer après un groupe, pas évident. On comprend dès ses premiers mots qu'il a confiance en lui et qu'il va également jouer la carte de l'intimisme. Le public s'est étoffé. Des danseurs éméchés s'enlacent sur ses chansons, d'autres l'interpellent en espagnol. On ne comprend pas grand chose car les phrases qui fusent sont criées, elles font sourire le chanteur... Il ne se laisse pas déconcentrer, radieux. Gaïo a tout pour plaire, les filles et les ados se collent à l'avant-scène. Je sais qu'il faisait partie des présélections PACA du Printemps de Bourges, souhaitons lui le meilleur.
N'étant pas vraiment favorable à l'esprit de concurrence je ne suis pas restée aux résultats de votes du Tremplin. D'autant que j'ai peine à envisager que le public aura voté en toute objectivité pour la meilleure prestation de la soirée... Mais bon c'est la règle du jeu, et le jeu, un prétexte à s'amuser en bonne compagnie...

Solat, j'avais énormément apprécié leur showcase en fin de résidence à l'Espace Julien. Visiblement très à l'aise avec le format festival, ils ont emballé le public très rapidement et aisément, même. Les textes sont percutants, pertinents, ils ont une belle énergie de groupe et le petit côté commedia dell'arte de la mise en scène me parlent. Masc est charismatique, son flow rap est particulièrement adapté à ce court laps de temps. Trente minutes par groupe c'est peu, Les musiciens savent aller droit au but, chercher le public un peu timide en début de soirée. Leur machine est bien rodée, ils habitent toute la scène, pas de temps mort. La concurrence va être rude pour ce tremplin.

Martin Mey prend la relève. Seul en scène après les cinq lascars, faut du courage. C'est sans compter avec la gnak du chanteur Aixois. Il impose son style en choisissant la carte du set intimiste en commençant avec Snowing On School Days (Oui, je connais les titres de son Ep, je l'ai chroniqué ici l'année dernière!) Martin a fait un sacré bout de chemin depuis. Il a joué un peu partout en France, des dates s'annoncent encore nombreuses, en Belgique aussi. Il a gagné en assurance, en fluidité, je le trouve proche de son public, chaleureux. Ce soir encore il choisit la carte de l'auto-dérision entre deux titres, qui me plait beaucoup. Son univers est toujours aussi prenant, nostalgique et habité d'une élégance que je serai tentée de décrire, peut-être est-ce un peu facile, de toute britannique. Il est seul et il envoie. Rien que pour cela, j'admire. Car à cinq ou seul, quand il s'agit de d'interpréter, le travail est le même. Le public est attentif, captivé par le jeune homme qui se lance seul dans le feu de la rampe et emplit lui aussi de sa belle présence le centre de cette vaste scène. Très fort.

Gust déploie ensuite ces forces armées. On peut parler de déploiement stratégique, ils sont sept! Une section de trois cuivres, guitariste, bassiste, batteur et chanteuse, ça en impose. Le registre change de nouveau du tout au tout. Gust a un groupe bien funk, habitués à l'évidence à faire le show, il parviennent à s'imposer naturellement: ils sont faits pour les grosses scènes et les atmosphères festives. Le set respire la joie de vivre, Emilie, la chanteuse a une voix jazzy, une belle assurance, elle chauffe le public, les autres s'y collent aussi. Je reconnais Gegan à la guitare que j'ai vu jouer avec Hanami, marrant dans Solat il y a aussi un musicos d'Hanami. J'aimerais bien avoir de leurs nouvelles, me dis-je, car j'aime beaucoup ce petit groupe...

Gaïo clôturera la soirée. Je ne vois pas ses choristes, un peu déçue. Lui aussi doit passer après un groupe, pas évident. On comprend dès ses premiers mots qu'il a confiance en lui et qu'il va également jouer la carte de l'intimisme. Le public s'est étoffé. Des danseurs éméchés s'enlacent sur ses chansons, d'autres l'interpellent en espagnol. On ne comprend pas grand chose car les phrases qui fusent sont criées, elles font sourire le chanteur... Il ne se laisse pas déconcentrer, radieux. Gaïo a tout pour plaire, les filles et les ados se collent à l'avant-scène. Je sais qu'il faisait partie des présélections PACA du Printemps de Bourges, souhaitons lui le meilleur.
N'étant pas vraiment favorable à l'esprit de concurrence je ne suis pas restée aux résultats de votes du Tremplin. D'autant que j'ai peine à envisager que le public aura voté en toute objectivité pour la meilleure prestation de la soirée... Mais bon c'est la règle du jeu, et le jeu, un prétexte à s'amuser en bonne compagnie...
Signature : lartsenicle 15/02/2011
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Photographe : lartsenic
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le 18 Mars 2011 - Nomad Café - Marseille (par Jul)
La Maison du Peuple - Gardanne

le 16 décembre 2005 - Maison du Peuple - Gardanne (par Vital)
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