Critique de concert Starsailor

Hier, les groupes disparaissaient pour des causes diverses mais toujours chaotiques (rock'n roll pour ainsi dire). Aujourd'hui, ils ne meurent plus, ils sont maintenus en vie par soin palliatifs grâce aux bonnes oeuvres de l'hystérie consumériste.
D'un côté (sur la scène), cinq malheureux anglais à la silhouette rigide, habillés par leur maman, qui jouent, deux heures durant, les singles de leurs albums, sans faire un écart (un petit pour le dernier rappel, tout de même), l'air blasé des gens qui viennent de faire construire leur maison et de changer de voiture à deux reprises dans les trois derniers mois.

Le garçon derrière le micro, celui au charisme blette, malgré un joli brin de timbre assez fidèle à celui des disques ; le garçon derrière le micro répète les mots français qu'on lui a appris pour l'occasion, flatte l'égo des marseillais et lance les vivas, les bras levés et... Les briquets dressés!
Du travail de pro stricto sensu. Ce qui constitue la plus abominable remarque qu'on puisse faire à un artiste, or ces cinq-là sont censés en être. C'est bien là le problème.
De l'autre (côté), quelques centaines de crétins jeunes et moins jeunes, téléphone portable de rigueur (pour prendre... Des photos, mon Dieu, vous appelez ça des photos ?), des... Gens qui répondent, pavloviens en Diable, aux sollicitations du légume au micro : doigts pointés, briquets allumés et dressés, applaudissements sur commande etc.

On se serait cru sur une chaîne "musicale" de la télévision française, il ne manquait que les interruptions publicitaires.
Les garçons de Starsailor ont sorti deux beaux (premiers) albums, en soins palliatifs marketing depuis.
Merci, à vous les studios.
Ne me demandez pas ce que j'allais faire dans un endroit si peu fréquentable, vous ne comprendriez pas ma réponse.
Photos Douarte
D'un côté (sur la scène), cinq malheureux anglais à la silhouette rigide, habillés par leur maman, qui jouent, deux heures durant, les singles de leurs albums, sans faire un écart (un petit pour le dernier rappel, tout de même), l'air blasé des gens qui viennent de faire construire leur maison et de changer de voiture à deux reprises dans les trois derniers mois.

Le garçon derrière le micro, celui au charisme blette, malgré un joli brin de timbre assez fidèle à celui des disques ; le garçon derrière le micro répète les mots français qu'on lui a appris pour l'occasion, flatte l'égo des marseillais et lance les vivas, les bras levés et... Les briquets dressés!
Du travail de pro stricto sensu. Ce qui constitue la plus abominable remarque qu'on puisse faire à un artiste, or ces cinq-là sont censés en être. C'est bien là le problème.
De l'autre (côté), quelques centaines de crétins jeunes et moins jeunes, téléphone portable de rigueur (pour prendre... Des photos, mon Dieu, vous appelez ça des photos ?), des... Gens qui répondent, pavloviens en Diable, aux sollicitations du légume au micro : doigts pointés, briquets allumés et dressés, applaudissements sur commande etc.

On se serait cru sur une chaîne "musicale" de la télévision française, il ne manquait que les interruptions publicitaires.
Les garçons de Starsailor ont sorti deux beaux (premiers) albums, en soins palliatifs marketing depuis.
Merci, à vous les studios.
Ne me demandez pas ce que j'allais faire dans un endroit si peu fréquentable, vous ne comprendriez pas ma réponse.
Photos Douarte
Signature : inbadreams
le 11/04/2006
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Espace Julien Marseille

le 26 avril 2012 - Espace Julien, Marseille (par Sami)
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