Critique de concert STEVE VAI


Je n'ai dormi que 4 heures la veille (fête et surveillance d'examens au matin) et suis surexcité à l'idée de pouvoir avoir le privilège d'aller interviewer STEVE VAI pour rockinfo (à ce propos encore merci !).
Je me pointe donc avec mon pote à 13h30 au moulin, et alors que je ralentissais (au volant de ma voiture bien sûr) pour trouver une place aux alentours : je vous donne en mille sur qui je tombe, errant sur le trottoir à la recherche désespérement d'un petit casse-croute, mais oui c'est bien sur : STEVE VAI. (c'est pas vrai ! ! ! mais si, mais si). Je m'arrête donc histoire de le saluer " Hie STEVE " : et tout planant v'la ti pas qu'y nous reponds : Helloooooooo ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! sur un air " je plane à 2000 " (putain ! STEVE VAI qui me parle). Il paraît que STEVE fait 3 heures de yoga par jour ! tu m'etonnes !. Il rentre alors dans la première boulangerie du coin mais pas la peine de le suivre on a " rencard " dans peu de temps ensemble pendant 20 minutes. Je continue donc, cette fois-ci à pied, en direction du moulin et " poirrote " avec quelques autres gars appartenant à des fanzines entre autre. 1 heure passe et toujours pas d'interview en vue, je commence vraiment à flipper. STEVE VAI réapparait devant la salle, sort son gros feutre (un stylo quoi !) et nous signe à tous : magazines, photos, posters. Et se montre très agréable pour quelques photos. Mais ce fut tout de même assez rapide. C'est par contre au tour de son géant collaborateur (musicalement, parce que physiquement il est plutôt petit et boule) guitariste/pianiste MIKE KENEALLY de nous tomber littéralement dessus pour discuter et prendre toutes les photos et dédicaces que l'on voudra. Il finira par aller boire un coup au bar d'en face suivi d'un autre chevelu un peu plus tard dont la " dégaine vestimentaire " ne passe pas inaperçue : mais impossible de savoir qui il est. On attend alors toujours et vers 16h c'est la grande déception : STEVE ne fera pas les interviews. J'aurai plus tard la confirmation de la part du personnel du moulin qu'en fait la maison de disque EPIC (pour ne pas la nommer) n'aurait pas prevenu STEVE que la séance de dédicaces qui aurait été prévue à virgin n'a en fait jamais été prévue : du coup VAI a passé la journée à l'hotel à planter pour qu'on vienne le chercher : donc il décidera de ne pas faire les interviews dont en fait certaines étaient prévues par EPIC. Je me suis tout de même consolé de mon Hello + photos + dédicace.
De retour à 19h au moulin pour le concert, c'est un parvis plein à craquer que je retrouve. Je colle mon pass-photos sur mon épaule et c'est parti !. Un certain ERIC SARDENAS débarque et on reconnaît alors tout de suite le frizouille que l'on avait pas identifié dans l'après midi allant siroter son jus de banane (ou autre ! si j'avais su !). Bottleneck à l'auriculaire, saturation à bloc sur ses guitares électroacoustiques : blues-rock à fond les ballons : il m'est le feu à la salle, mais comme j'ai rarement vu ça. Il finit même par sauter, tout en jouant, dans la fosse et par mettre le feu à sa gratte. Techniquement c'est carrément un dingue (foi de guitariste, je sais de quoi je parle) : on se demande même si il serait pas venu voler la vedette à STEVE VAI. Mais c'était vraiment se comporter en gros naïf que de penser cela ne fusse qu'une seconde. L'Extra-terrestre nommé VAI attéri enfin sur la scène du moulin, vétu de lampions partout sur sa grande robe/manteau/peignoir : et c'est vraiment un homme complètement different de celui de l'aprés midi qui défile sous nos yeux. Et là je le dis, et je le redis, et je le redirai : STEVE VAI est un DIEU VIVANT, un gaga de la 6 cordes, voir 7, voir 12, voir 3 manches : un timbré, un virtuose et je pèse mes mots. SARDENAS était terrible, VAI est HALLUCINANT. Un registre très varié de sa discographie, alternant les morceaux issus de " Fire garden ", " Alien love secrets ", " Passion & Warfare " (avec le grand " For the love of God ") et bien sur " Ultra Zone " : c'est un concert complètement réussi auquel nous assistons avec un VAI déchaîné qui communique complètement avec son public, et qui nous annonce même que nous avons le privilège d'être enregistrés ce soir-là. Pour finir SARDENAS revient pour un " buf " ultime ou " combat de guitaristes " (ou VAI gagne haut la main tout de même), si energisant et puissant que l'on revait que ça ne s'arrête jamais. Hélas toutes les bonnes choses ont une fin (surtout les meilleures) et c'est après 3 heures de musique magistrale que l'on a dû quitter la salle. Merci Rockinfo encore pour cette super journée que je ne pourrai jamais oublier. Et vous pouvez mettre 3 + + + franco !
Signature : Sullivan L.
le 30/03/2000
LE MOULIN - MARSEILLE


le 23 avril 2008 - Moulin - Marseille (par Pirlouiiiit)
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Lundi 28 mai 2012 : 9038 concerts, 20891 critiques de concert, 4722 critiques de CD. 













