Critique de concert Sting + Loud Cloud + TD Lind

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
J’écris depuis peu des chroniques pour C&C, et laissez moi vous dire qu’aujourd’hui, JE SUIS HEUREUX de faire la chronique du concert de STING aux voix du Gaou… bon … vous l'aurez compris … je suis fan … donc je vais peut être manquer d objectivité…
Si vous ne connaissez pas le festival du Gaou, le cadre de ce festival est magique… Sur un fond de pinède et mer se dresse une scène au milieu des arbres sans fond de scène. Bref un cadre légèrement surréaliste …
Dès notre arrivé avec le photographe ( julien K ), la prod nous donne la possibilité d interviewer les 2 premières parties du concert :
LOUD CLOUD : Groupe Français signé chez NOA Music, composé du guitariste Lone Kent d’origine américaine et un jeune percussionniste toulousain Seb Gisbert . LoudCloud se dit jouer du "Trip rock", et mise tout sur le son, qui reste selon eux le maitre de la musique. Et ça fonctionne!!!! Ils ont permis au public de Sting … de patienter agréablement…
TD LIND : Chez nos amis d’outre manche, il est plébiscité comme le musicien anglais du moment. Glyn Johns , producteur des Stones, de Clapton, le caractérise "d’auteur compositeur exceptionnel" . Sa rencontre révèle une simplicité déconcertante. Capable d assurer la première partie de Sting et de jouer quasi anonymement le lendemain dans un restaurant parisien, Td lind fait preuve d une grande humilité, il nous explique que le plus important c'est de donner et d'être proche des gens qu’ils soient fan ou non de sa musique.

Sur scène il propose du bon gros blues énergique , mêlant compos et vieux standard (comme Hoochie coochie man…). Bien que conscient qu’il jouait devant un public qui ne le connaissait que très peu (voir pas du tout), il a tout donné, et le Gaou lui a bien rendu. Ce Chanteur, guitariste, pianiste, harmoniciste joue comme il est… c'est généreux, sincère, d un grande efficacité. Perso je retournerais le voir.

Les deux groupes passés, commence l’attente interminable …
Après des agitations scéniques des roadies, ils arrivent enfin sur scène. Je vous laisse juste imaginer… No comment… je dis "ils" , parce que beaucoup comme moi sont la pour voir aussi ses zicos !!!
DOMINIC MILLER à la guitare, un véritable prodige.
PETER TICKELL au violon…
JO LAWRY, choriste d’une voix envoutante et détonante.
Le " monstre rythmique" VINNIE COLAIUTA… batteur de Frank ZAPPA, Herbie Hancock, Jeff Beck , et j’en passe… beaucoup, dans le public , nombreux sont la pour lui.

Petit bémol pour le pianiste, un peu trop en retrait musicalement, en même temps c'est dur de passer après le défunt Kenny Kirkland
Le groupe propose une set liste de 18 morceaux :
If I Ever Lose My Faith
Every Little Thing She Does Is Magic
Englishman in new york
Demolition man
Fieds of gold
Driven to tears
Heavy cloud no rain
Message in the bottle
Shape of my heart
De do do do, de da da da
Love is stronger than justice
The Hounds of winter
Wrapped around your finger
Roxanne
Rappel:
Desert rose
King of pain
Everybreath you take
Next to you

On peut tout de même reprocher à cette playlist d'être un peu trop consensuelle. Pas trop de risque, destiné au fan lambda, le privant ainsi de véritables bijoux mélodiques (comme Mad about you) et technique (comme Seven days). En revanche elle est fidèle au "best of" sorti l'année dernière. Le public majoritairement quinquagénaire était ( trop ?) heureux et nostalgique d'entendre les tubes de Police.

Chaque chanson est revisitée avec une grande maitrise, dans la retenue, de manière très posée (un peu trop parfois…) les morceaux sont joués plus lents qu’ à l original.
Côté son, c’est la perfection. il ne manque rien, pas une faute de réglage, nous arrivons à distinguer tous les instruments , tout en étant enveloppé par les basses

Coté musiciens:
Vinnie Colaiuta est tout simplement LE Maitre. Son jeu est fin, subtil, précis , ultra technique il sait autant créer des ambiances envoutantes qu' être redoutable dans son jeu jazzy Rock. Il est INCROYABLE !!!
Le guitariste Miller… une force tranquille. Pas de grand solo à la Satriani, pas de présence scénique à la Angus Young, simplement un grand guitariste , en retrait, qui a une maitrise absolue de son instrument et du son , il crée des univers musicaux d une grande richesse.

Peter Tickell est un jeune violoniste virtuose. On sent la fougue , la jeunesse, l envie d être plus qu' à la hauteur. C’était limite " rageur". C’est tout de même une immense chance de débuter sa carrière avec STING. Paris réussi : il se déchaine sur les cordes de son archer qu'il a remplacé au moins deux fois. Sa présence scénique pendant ses chorus ont vraiment marqué tout l auditoire.
La choriste Jo Lawry est aussi techniquement irréprochable. Sa voix forme un duo particulièrement esthétique avec celle de STING. Les harmonies de voix sur les différents morceaux sont parfaites , notamment sur Desert rose, où ils effectuent tous les 2 des envolées lyriques arabisantes assez incroyables.

Et le meilleur pour la fin, STING, égal à lui-même… Il s’améliore dans sa maitrise. Il chante rock, il joue jazz, posé ou énergique. C’est un artiste dans le vrai sens du terme. Autant adoré par le grand public que sacralisé par les musiciens qu'ils soient rockeur ou jazzeux. Rares sont les musiciens faisant autant l'unanimité. Le groupe marque les esprits par la simplicité, la nostalgie, la sensibilité , la performance technique et artistique.
Le fougueux bassiste de Police a grandi avec ses fans, il vieilli avec. A plus de 60 ans, Sting devient un vieux sage de la musique. Son show était certes plus posé que ce que je m'apprêtai à entendre. Mais quelle claque tout de même !!!!!

J’écris depuis peu des chroniques pour C&C, et laissez moi vous dire qu’aujourd’hui, JE SUIS HEUREUX de faire la chronique du concert de STING aux voix du Gaou… bon … vous l'aurez compris … je suis fan … donc je vais peut être manquer d objectivité…
Si vous ne connaissez pas le festival du Gaou, le cadre de ce festival est magique… Sur un fond de pinède et mer se dresse une scène au milieu des arbres sans fond de scène. Bref un cadre légèrement surréaliste …
Dès notre arrivé avec le photographe ( julien K ), la prod nous donne la possibilité d interviewer les 2 premières parties du concert :
LOUD CLOUD : Groupe Français signé chez NOA Music, composé du guitariste Lone Kent d’origine américaine et un jeune percussionniste toulousain Seb Gisbert . LoudCloud se dit jouer du "Trip rock", et mise tout sur le son, qui reste selon eux le maitre de la musique. Et ça fonctionne!!!! Ils ont permis au public de Sting … de patienter agréablement…
TD LIND : Chez nos amis d’outre manche, il est plébiscité comme le musicien anglais du moment. Glyn Johns , producteur des Stones, de Clapton, le caractérise "d’auteur compositeur exceptionnel" . Sa rencontre révèle une simplicité déconcertante. Capable d assurer la première partie de Sting et de jouer quasi anonymement le lendemain dans un restaurant parisien, Td lind fait preuve d une grande humilité, il nous explique que le plus important c'est de donner et d'être proche des gens qu’ils soient fan ou non de sa musique.

Sur scène il propose du bon gros blues énergique , mêlant compos et vieux standard (comme Hoochie coochie man…). Bien que conscient qu’il jouait devant un public qui ne le connaissait que très peu (voir pas du tout), il a tout donné, et le Gaou lui a bien rendu. Ce Chanteur, guitariste, pianiste, harmoniciste joue comme il est… c'est généreux, sincère, d un grande efficacité. Perso je retournerais le voir.

Les deux groupes passés, commence l’attente interminable …
Après des agitations scéniques des roadies, ils arrivent enfin sur scène. Je vous laisse juste imaginer… No comment… je dis "ils" , parce que beaucoup comme moi sont la pour voir aussi ses zicos !!!
DOMINIC MILLER à la guitare, un véritable prodige.
PETER TICKELL au violon…
JO LAWRY, choriste d’une voix envoutante et détonante.
Le " monstre rythmique" VINNIE COLAIUTA… batteur de Frank ZAPPA, Herbie Hancock, Jeff Beck , et j’en passe… beaucoup, dans le public , nombreux sont la pour lui.

Petit bémol pour le pianiste, un peu trop en retrait musicalement, en même temps c'est dur de passer après le défunt Kenny Kirkland
Le groupe propose une set liste de 18 morceaux :
If I Ever Lose My Faith
Every Little Thing She Does Is Magic
Englishman in new york
Demolition man
Fieds of gold
Driven to tears
Heavy cloud no rain
Message in the bottle
Shape of my heart
De do do do, de da da da
Love is stronger than justice
The Hounds of winter
Wrapped around your finger
Roxanne
Rappel:
Desert rose
King of pain
Everybreath you take
Next to you

On peut tout de même reprocher à cette playlist d'être un peu trop consensuelle. Pas trop de risque, destiné au fan lambda, le privant ainsi de véritables bijoux mélodiques (comme Mad about you) et technique (comme Seven days). En revanche elle est fidèle au "best of" sorti l'année dernière. Le public majoritairement quinquagénaire était ( trop ?) heureux et nostalgique d'entendre les tubes de Police.

Chaque chanson est revisitée avec une grande maitrise, dans la retenue, de manière très posée (un peu trop parfois…) les morceaux sont joués plus lents qu’ à l original.
Côté son, c’est la perfection. il ne manque rien, pas une faute de réglage, nous arrivons à distinguer tous les instruments , tout en étant enveloppé par les basses

Coté musiciens:
Vinnie Colaiuta est tout simplement LE Maitre. Son jeu est fin, subtil, précis , ultra technique il sait autant créer des ambiances envoutantes qu' être redoutable dans son jeu jazzy Rock. Il est INCROYABLE !!!
Le guitariste Miller… une force tranquille. Pas de grand solo à la Satriani, pas de présence scénique à la Angus Young, simplement un grand guitariste , en retrait, qui a une maitrise absolue de son instrument et du son , il crée des univers musicaux d une grande richesse.

Peter Tickell est un jeune violoniste virtuose. On sent la fougue , la jeunesse, l envie d être plus qu' à la hauteur. C’était limite " rageur". C’est tout de même une immense chance de débuter sa carrière avec STING. Paris réussi : il se déchaine sur les cordes de son archer qu'il a remplacé au moins deux fois. Sa présence scénique pendant ses chorus ont vraiment marqué tout l auditoire.
La choriste Jo Lawry est aussi techniquement irréprochable. Sa voix forme un duo particulièrement esthétique avec celle de STING. Les harmonies de voix sur les différents morceaux sont parfaites , notamment sur Desert rose, où ils effectuent tous les 2 des envolées lyriques arabisantes assez incroyables.

Et le meilleur pour la fin, STING, égal à lui-même… Il s’améliore dans sa maitrise. Il chante rock, il joue jazz, posé ou énergique. C’est un artiste dans le vrai sens du terme. Autant adoré par le grand public que sacralisé par les musiciens qu'ils soient rockeur ou jazzeux. Rares sont les musiciens faisant autant l'unanimité. Le groupe marque les esprits par la simplicité, la nostalgie, la sensibilité , la performance technique et artistique.
Le fougueux bassiste de Police a grandi avec ses fans, il vieilli avec. A plus de 60 ans, Sting devient un vieux sage de la musique. Son show était certes plus posé que ce que je m'apprêtai à entendre. Mais quelle claque tout de même !!!!!

Signature : yohannp
le 26/07/2012
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le 26/07/2012
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Photographe : julienk
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