Critique de concert Sudden Jazz trio

Y’a pas foule ce soir au Paradox. Le set a dû commencer devant cinq personnes. Par un chant dans lequel on est subjugué par la voix de Cathy Heiting exprimant tour à tour espoir et détresse. Je me dis alors qu’il s’agit d’une véritable chanteuse de jazz vocal, d’autant que dans le titre suivant - très nougarien - écrit par le pianiste Jonathan Soucasse, elle s’exerce à un scat (bien plus réussi que les quelques-uns que j’ai subis ces derniers temps) particulièrement aigu. Elle annonce alors un morceau de Francis Poulenc (erf !) La Reine De Cœur. L’intro dans laquelle Jonathan pince les cordes du piano avec les doigts accroît ma méfiance. Jusqu’à ce que Cathy nous prouve qu’elle est aussi à l’aise dans le répertoire lyrique : véritable chanteuse de jazz et vraie voix d’opéra. Cathy et Jonathan sont tous deux issus de la Compagnie La Rumeur au répertoire lyrique (Bizet Etait Une Femme). Après un magnifique solo de piano classique, le trio fait swinguer une Reine De Cœur accommodée à la sauce jazz dont les arrangements sont aussi drôles que réussis. Poulenc était un compositeur de jazz et il l’ignorait.
Moi qui aime la variété des genres, je suis servi et la diversité continue : une reprise de Stevie Wonder (Free), une composition du contrebassiste, Stéphane "Bouba" Lopez beaucoup plus soft que le reste de leur répertoire, et un medley de Michael Jackson (Billy Jean / un-morceau-que-j’ai-pas-reconnu-ils-m’ont-dit-le-titre-à-la-fin-et-j’ai-déjà-oublié / Thriller).
C’est la pause. Cathy en profite pour se fumer une clope rue d’Aubagne histoire de parfaire le côté râpeux de sa voix mais recommence par un chant d’opéra (voix limpide) qui va à nouveau engendrer un jazz déjanté. Une petite romance, Britney Spears revisitée (Toxic), Smells Like Teen Spirit (les moins bons arrangements de la soirée à mon sens mais un final vocal hallucinant avec une surenchère dans les aigus) contribuent à remplir doucement la salle.

Le meilleur reste à venir avec coup sur coup deux bijoux, The Shadow Of Your Smile et son intro magique à la contrebasse et "un petit morceau qui paie pas de mine mais qui est sympa". Depuis le début de la soirée, on commence à connaître l’humour de Cathy et on se doute que ça va être un truc énorme. Casta Diva, extrait de la Norma de Bellini dont la seule évocation de l’interprétation de Maria Callas m’émeut. La barre est placée très haut autant pour Cathy que pour ses deux compagnons censés remplacer l’Orchestre Symphonique et Chœur de Rome (de ma version que j’écoutais le dimanche matin quand ma platine vinyle était encore de ce monde) par un piano et une contrebasse. Et pourtant… Meilleure preuve de la qualité de leurs arrangements, on ne pense pas une seconde que ça manque de violons et on se dit "dommage que La Cathy, ça sonne moins bien que La Callas". Une claque !

Le "dernier morceau de ce soir normalement mais on a prévu de faire deux rappels" est le standard Ain’t No Mountain High Enough immortalisé par Marvin Gaye et Tammi Terrell. La voix de Cathy redevient écorchée !
Pour les rappels, Mathieu (human beatbox) les rejoint. C’est la première fois qu’il joue avec eux et c’est sympa même si après un morceau et demi, je commence à me lasser. Cathy semble donner tout ce qu’elle a dans le dernier scat qui bat les records d’aigus de la soirée. L’affluence s’est densifiée et l’engouement est tel qu’ils nous offrent Summertime en guise de berceuse.
Passerelle entre art lyrique et jazz vocal, le Sudden Jazz Trio réussit, grâce à la finesse de ses arrangements, à nous persuader que Francis Poulenc, Michael Jackson et Kurt Cobain sont des compositeurs de jazz.
Bonus vidéo :
Moi qui aime la variété des genres, je suis servi et la diversité continue : une reprise de Stevie Wonder (Free), une composition du contrebassiste, Stéphane "Bouba" Lopez beaucoup plus soft que le reste de leur répertoire, et un medley de Michael Jackson (Billy Jean / un-morceau-que-j’ai-pas-reconnu-ils-m’ont-dit-le-titre-à-la-fin-et-j’ai-déjà-oublié / Thriller).
C’est la pause. Cathy en profite pour se fumer une clope rue d’Aubagne histoire de parfaire le côté râpeux de sa voix mais recommence par un chant d’opéra (voix limpide) qui va à nouveau engendrer un jazz déjanté. Une petite romance, Britney Spears revisitée (Toxic), Smells Like Teen Spirit (les moins bons arrangements de la soirée à mon sens mais un final vocal hallucinant avec une surenchère dans les aigus) contribuent à remplir doucement la salle.

Le meilleur reste à venir avec coup sur coup deux bijoux, The Shadow Of Your Smile et son intro magique à la contrebasse et "un petit morceau qui paie pas de mine mais qui est sympa". Depuis le début de la soirée, on commence à connaître l’humour de Cathy et on se doute que ça va être un truc énorme. Casta Diva, extrait de la Norma de Bellini dont la seule évocation de l’interprétation de Maria Callas m’émeut. La barre est placée très haut autant pour Cathy que pour ses deux compagnons censés remplacer l’Orchestre Symphonique et Chœur de Rome (de ma version que j’écoutais le dimanche matin quand ma platine vinyle était encore de ce monde) par un piano et une contrebasse. Et pourtant… Meilleure preuve de la qualité de leurs arrangements, on ne pense pas une seconde que ça manque de violons et on se dit "dommage que La Cathy, ça sonne moins bien que La Callas". Une claque !

Le "dernier morceau de ce soir normalement mais on a prévu de faire deux rappels" est le standard Ain’t No Mountain High Enough immortalisé par Marvin Gaye et Tammi Terrell. La voix de Cathy redevient écorchée !
Pour les rappels, Mathieu (human beatbox) les rejoint. C’est la première fois qu’il joue avec eux et c’est sympa même si après un morceau et demi, je commence à me lasser. Cathy semble donner tout ce qu’elle a dans le dernier scat qui bat les records d’aigus de la soirée. L’affluence s’est densifiée et l’engouement est tel qu’ils nous offrent Summertime en guise de berceuse.
Passerelle entre art lyrique et jazz vocal, le Sudden Jazz Trio réussit, grâce à la finesse de ses arrangements, à nous persuader que Francis Poulenc, Michael Jackson et Kurt Cobain sont des compositeurs de jazz.
Signature : mcyavellle 17/06/2009
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Photographe : mcyavell
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le 20 juin 2009 - Cours Mirabeau - Aix-en-Pce (Festival Musique Dans La Rue) (par Mcyavell)

le 13 mars 2012 - Théâtre Toursky - Marseille (par mardal)


le 13 janvier 2012 - la Meson - Marseille (par Pirlouiiiit)


le 11 septembre 2009 - Plage des Corbières, l'Estaque (Marseille) (par Mcyavell)

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le 20 juin 2009 - Cours Mirabeau - Aix-en-Pce (Festival Musique Dans La Rue) (par Mcyavell)
Le Paradox - marseille


le 10 décembre 2011 - le Paradox - Marseille (par Pirlouiiiit)
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