Critique de concert Sum 41 & Superbus & AqME

Le 16ème arrondissement de Paris accueillait le premier événement à vocation thérapeutique de l'année 2003 : Sum 41 en séance privée dans l'antre de Jean-Marie Cavada.
Chacun des 200 patients s'était vu prescrire une ordonnance par son spécialiste en musique amplifiées (le Mouv' ou Rock Sound), préconisant 150 minutes de mur du son, associées à des mouvements frénétiques permanents à la frontière de l'incontrôlable (plus connus sous l'appellation technique de slams ou encore de pogos).
En guise d'anesthésiant, le studio Charles Trénet accueillait de jeunes stagiaires parisiens : AqME. Leur titre "Si n'existe pas", réminiscence des oncles et célèbres praticiens d'Amérique Korn et Deftones, favorise la mue et enrichit le vocabulaire tourmenté de la jeune génération.
Ses quatre membres prouvent que la mixité, à défaut de parité (1 fille et 3 mâles), est tout à fait possible avec ce type de musique et, par la même, fait gagner au son une once de féminité, si rare avec ce type de rock dur.
La descendante d'une Nulle gagnait à son tour les planches. Un peu plus âgée que son public (18/19 ans), mais accompagnée par de vieux briscards (requins de studios ?) trentenaires, Jennifer (avec deux "n") Ayache posait son Superbus, en double file, quelques
minutes à la Maison de la Radio. Inutile de se poser des questions avec Jennifer, elle désire uniquement que chaque jeune passe un moment
agréable en sa compagnie. A la manière des clowns du Rire Médecin qui se déplaçent pour distraire les enfants malades.
Jenn' rappelle toutefois que ce qu'elle désire en priorité est devenir une "Superstar". Avec son boa, ses paillettes et sa taille de guêpe, elle y parviendra certainement. Toutefois ses propos
volontairement (?) naïfs et gentillets, apportent une précision de taille : la célébrité sera éphémère (cf Andy Warhol).
De Superbus survivra un excellent titre "Tchi-cum-bah", d'un effet antiséptique ahurissant : toutes les douleurs se voient anésthésiées pendant 2 minutes 22.
Sum 41 ont acquis en quelques mois un statut d'ambassadeur du Canada : le concert à la Boule Noire de Paris en novembre 2001 semble bien lointain. Ils remplissent désormais un Zénith tous les 6 mois et
leurs albums s'enchaînent une fois l'an. Le dernier "Does this look infected ?", avec une pochette digne de la "Nuit des morts vivants" revue par Ed Wood, est redoutable.
Du punk bubblegum sans concessions, avec des titres n'excédant pas les 3 minutes et une bonne tenue de scène. Evidemment on ne peut éviter les clichés, un bassiste looké Sid Vicious (coupe, moue, attitude), un chanteur, très bavard entre les morceaux mais incompréhensible, qui imite à la perfection Billie Joe de Green Day.
Ce dernier, dont les heures de gloire ne sont pas si anciennes - 1994 à 1996 - semble déjà être entré au Panthéon du rock. Sum 41 danse déjà sur sa tombe, en recyclant ses deux accords et surfe sur la vague punk (grand public) qui se manifeste tous les 3 ou 4 ans.
En moins d'une heure et une quinzaine de morceaux, Sum 41 a mené à bien sa mission d'intérêt public : satisfaire 200 têtes préoccupées en ne leur laissant pas une seconde pour penser à autre chose qu'à
l'instant présent.
Samuel Charon
www.babelrock.com/liveshow
Chacun des 200 patients s'était vu prescrire une ordonnance par son spécialiste en musique amplifiées (le Mouv' ou Rock Sound), préconisant 150 minutes de mur du son, associées à des mouvements frénétiques permanents à la frontière de l'incontrôlable (plus connus sous l'appellation technique de slams ou encore de pogos).
En guise d'anesthésiant, le studio Charles Trénet accueillait de jeunes stagiaires parisiens : AqME. Leur titre "Si n'existe pas", réminiscence des oncles et célèbres praticiens d'Amérique Korn et Deftones, favorise la mue et enrichit le vocabulaire tourmenté de la jeune génération.
Ses quatre membres prouvent que la mixité, à défaut de parité (1 fille et 3 mâles), est tout à fait possible avec ce type de musique et, par la même, fait gagner au son une once de féminité, si rare avec ce type de rock dur.
La descendante d'une Nulle gagnait à son tour les planches. Un peu plus âgée que son public (18/19 ans), mais accompagnée par de vieux briscards (requins de studios ?) trentenaires, Jennifer (avec deux "n") Ayache posait son Superbus, en double file, quelques
minutes à la Maison de la Radio. Inutile de se poser des questions avec Jennifer, elle désire uniquement que chaque jeune passe un moment
agréable en sa compagnie. A la manière des clowns du Rire Médecin qui se déplaçent pour distraire les enfants malades.
Jenn' rappelle toutefois que ce qu'elle désire en priorité est devenir une "Superstar". Avec son boa, ses paillettes et sa taille de guêpe, elle y parviendra certainement. Toutefois ses propos
volontairement (?) naïfs et gentillets, apportent une précision de taille : la célébrité sera éphémère (cf Andy Warhol).
De Superbus survivra un excellent titre "Tchi-cum-bah", d'un effet antiséptique ahurissant : toutes les douleurs se voient anésthésiées pendant 2 minutes 22.
Sum 41 ont acquis en quelques mois un statut d'ambassadeur du Canada : le concert à la Boule Noire de Paris en novembre 2001 semble bien lointain. Ils remplissent désormais un Zénith tous les 6 mois et
leurs albums s'enchaînent une fois l'an. Le dernier "Does this look infected ?", avec une pochette digne de la "Nuit des morts vivants" revue par Ed Wood, est redoutable.
Du punk bubblegum sans concessions, avec des titres n'excédant pas les 3 minutes et une bonne tenue de scène. Evidemment on ne peut éviter les clichés, un bassiste looké Sid Vicious (coupe, moue, attitude), un chanteur, très bavard entre les morceaux mais incompréhensible, qui imite à la perfection Billie Joe de Green Day.
Ce dernier, dont les heures de gloire ne sont pas si anciennes - 1994 à 1996 - semble déjà être entré au Panthéon du rock. Sum 41 danse déjà sur sa tombe, en recyclant ses deux accords et surfe sur la vague punk (grand public) qui se manifeste tous les 3 ou 4 ans.
En moins d'une heure et une quinzaine de morceaux, Sum 41 a mené à bien sa mission d'intérêt public : satisfaire 200 têtes préoccupées en ne leur laissant pas une seconde pour penser à autre chose qu'à
l'instant présent.
Samuel Charon
www.babelrock.com/liveshow
Signature : samuel charon
le 28/01/2003

le 16 Décembre 2010 - Festival Les Aventuriers Fontenay-sous-bois (par Lebonair)

le 10 décembre 2010 - Le Rockstore, Montpellier (par Zys)
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Lundi 28 mai 2012 : 9066 concerts, 20891 critiques de concert, 4722 critiques de CD. 














