Critique de concert Summercase (Nick Cave & Grinderman, Blondie, Patrice, We are Scientist, Ian Brown, The Verve, Midnight Juggernauts, Interpol, Edwyn Collins, Etienne De Crécy)

La journée finit sous un soleil brûlant et nous arrivons dans la place, quelque peu surpris par l'aspect des lieux; en effet, le festival se déroule dans une sorte d'enceinte bétonnée élevée sur un dock. Nous sommes entourés par la mer et les scènes particulièrement rapprochées, bénéficient de bétonflor géants empilés de façon à ce que la populace grouillante puisse reposer son séant; choc psychologique pour nous quand nous nous aperçûmes que, contrairement aux festivals dans lesquels nous avions l'habitude de traîner, le gazon (et donc la boue) est quasiment inexistant au Summercase... Ca fera des vacances à nos (fausses) Converse.
Après avoir traversé la totalité de l'enceinte, nous gagnons la mini-scène ou se produit le Patrice. Ayant globalement une sainte horreur du reggae sauf en bord de mer, étalée sur une pelouse en fumant des cigarettes, je me dis finalement que la musique du teuton rastaquouère n'est pas si désagréable que ça par beau temps. Quelques irréductibles fans tentent un butterfly ragga dans l'indifférence générale quand nous décidons, à la faveur des derniers décibels, de migrer vers les fumeux We Are Scientists qui occupent la Grande Scène.
Depuis 2006, le succès de ce groupe me laisse rêveuse. Qu’on t’il fait de bon à part « Nobody moves… » ? Même ce vieux poncif devient rapidement insupportable sous le soleil catalan. Malgré une assez bonne énergie du groupe, nous prenons nos jambes à nos cous, écœurés par les jeux de lumières bleus électriques du plus mauvais effet.
Sous les rayons d’un soleil déclinant, nous partons assister à la prestation d’Edwyn Collins. Victime d’une double attaque cérébrale début 2005 laquelle nécessita 6 mois d’hospitalisation, l’ex Orange Juice, qui est à mon sens un des meilleurs compositeurs anglais de ces 30 dernières années, mérite toutes sortes d’encouragements. Sorti d’un injuste anonymat européen depuis le mondial « A Girl Like You », le génial British ne donnait plus dans le commercial. Malgré d’importantes séquelles – il peine à s’exprimer correctement et a quasi perdu l’usage de son bras gauche et de ses jambes -, il a quand même réussi à récupérer 80% de ses capacités vocales. Une belle leçon de courage et une preuve de plus que la musique peut sauver quelqu’un du naufrage. Bravo Edwyn. En 35 minutes tu as insufflé plus de ton énergie vitale à la foule que 2 heures de Ben Harper qui lui, se fait passer pour un faux paralytique sur scène depuis 10 ans.
Nous aperçûmes ensuite de loin Ian Brown, leader charismatique des Stones Roses. Sa setlist se compose essentiellement de standards de la formation anglaise. Un bon concert pêchu qui a du ravir les fans du groupe, dont je ne faisais originellement pas partie. Trois petites offrandes de tonton E-Mile plus tard, je comprends que je viens de louper un concert intéressant. Ca m’apprendra à ne plus lire Rock&Fock depuis 10 ans…
Quelques verres de Horchata de chufas plus tard (cher le ticket du festiv' mais nous fûmes arrosés de cadeaux, photos gratuites, PLV volante, flyers à la pelle, batonnets fluos et boissons locales à volonté (forcément faut faire oublier qu’à 3 euros les 25 cl de bière ce n'est pas tout le monde qui peut se permettre le luxe de se prendre une cuite) , nous tentons de nous placer pour la sensation moustachue Grinderman. Nick Cave accompagné d'une partie du line-up des Bad Seeds rameutèrent une partie significative des festivaliers, lesquels s'empressèrent de décamper quand l'empruntée Blondie commença son set sur la scène voisine. Etrange concert que celui de Grinderman, une balance de sons pourrave m'empêcha d'aller au dela du 20e rang d'oignon à mon grand désespoir. Le son était VRAIMENT trop fort, couvrant même les autres représentations qui avaient lieu sur les scènes voisines ! Nous voici d'ailleurs au cœur du gros problème : le son. Grosse lacune du festival catalan, l’absence totale de protections auditives distribuées sur le site rendit certains concerts littéralement inabordables pour les étourdis venus sans bouchons. Ce n’est qu’à distance raisonnable que je n’encourais pas une surdité rapide et définitive, ce qui fait que c’est avec une légère frustration que je n’appréciai qu’à moitié le concert en dépit d’une vue sur le violoniste du groupe, lequel, certainement au courant de la mode française des barbus yétis, s’est donc sans doute volontairement déguisé en Sébastien Tellier. Mon camarade pourvu de deux inesthétiques capuchons violets logés dans ses lobes pouvait lui profiter pleinement de ce génial concert.
Quand Blondie attaque les premières notes de Heart Of Glass sous la scène Walkman, c’est avec une satisfaction mesquine que je vois les spectateurs de Nick Cave déserter la grande scène Moviestar pour rallier les suffrages de la blonde américaine. Une foule grouillante remplit la fosse, rendant, du haut des bétonflor le spectacle de cette masse bigarrée au soleil couchant totalement féérique. N’appréciant pas particulièrement Blondie et trop feignante pour rallier les autres scènes, je me laisse porter à vider consciencieusement mon paquet de clopes en écoutant cette musique FM, finalement pas désagréable que ça. Les anglais s'amusent de leur statut de vieilles gloires en revenant sporadiquement depuis leur tube de la fin des 90' (Ave Maria) conquissent un public espagnol bien décidé à fêter ça
Après avoir glandouillé devant Interpol (que faire d'autre devant ce groupe aussi existant que la bière tiède coupée à l'eau qui se morfondait dans mon gobelet consignée) bien décidée à éviter le retour financier de The Verve, je m’en vais m’affaler sur l’herbe quand quelques beats disco attirent soudain mon attention. Pendant que mon inconscient comparse se dirige vers l'étalage sonore de la formation anglaise la plus honteuse des années 1990 et intriguée par les beats venant de la mini-scène Walkman, je m'avance et ne me doute point à cet instant précis que je m'apprête à vivre le meilleur concert du festival (Pistols hors concours). Une claque, une énorme claque. Les australiens Midnight Juggernauts en grande forme produisant une musique disco-rock-techno hallucinante à laquelle répond un public catalan absolument survolté, réduisant une fosse d'un concert d'Arctic Monkeys à un troupeau aussi dynamique que des figurants de la Chance aux Chansons. Midnight Juggernauts est, je ne me lasserai pas de le répéter, un groupe à voir absolument en live, de préférence hors de France (tout le monde sait que le public hexagonal est plutôt cul-serré). Après avoir brulé 5000 calories en 30 minutes, me revoici épuisée mais heureuse… toujours en train de subir la voix nasillarde de Richard Ashcroft et l’insupportable Bittersweet symphony Bref, les poids lourds de minuit portèrent une fois de plus bien leur nom cette nuit là. Je réveille en passant mon camarade qui n'a pas eu ma sagacité et a préféré s'infliger le concert des britanniques. Il m'avoua à la fin du set, avoir vécu l'un des pires moments musical de son existence, se demandant pourquoi il n'avait jamais pris la peine d'écouter au-delà des deux tubes du groupe et jugea, fort marris, que cette reformation est encore moins digne d'intérêt que celle des regrettés Poppys.
D’humeur décidément électronique à la différence de mon camarade (qui alla regarder un set ni bon, ni mauvais des Primal Scream), j’assistai dans une relative tranquillité au set d’Etienne de Crécy. On pourrait penser que sa musique est passée de mode ; elle l’est effectivement. N’empêche qu’un bon petit planage ne fait jamais de mal à personne au milieu d’un torrent de larsens. Sur la scène Etienne se produit dans un curieux décor carré avec barres de lumières géométriques assorties qui rappelle furieusement celui de l’Académie des 9, le jeu présenté par Jean-Pierre Foucault de quand j’avais 7 ou 8 ans. C’était bien. Mon camarade s’enfuit, dépité. Assommés de décibels et indifférents à 2manyDJ’s nous décidons de rentrer à l’auberge malgré la bande de déchets trentenaires qui partage notre chambre.
Après avoir traversé la totalité de l'enceinte, nous gagnons la mini-scène ou se produit le Patrice. Ayant globalement une sainte horreur du reggae sauf en bord de mer, étalée sur une pelouse en fumant des cigarettes, je me dis finalement que la musique du teuton rastaquouère n'est pas si désagréable que ça par beau temps. Quelques irréductibles fans tentent un butterfly ragga dans l'indifférence générale quand nous décidons, à la faveur des derniers décibels, de migrer vers les fumeux We Are Scientists qui occupent la Grande Scène.
Depuis 2006, le succès de ce groupe me laisse rêveuse. Qu’on t’il fait de bon à part « Nobody moves… » ? Même ce vieux poncif devient rapidement insupportable sous le soleil catalan. Malgré une assez bonne énergie du groupe, nous prenons nos jambes à nos cous, écœurés par les jeux de lumières bleus électriques du plus mauvais effet.
Sous les rayons d’un soleil déclinant, nous partons assister à la prestation d’Edwyn Collins. Victime d’une double attaque cérébrale début 2005 laquelle nécessita 6 mois d’hospitalisation, l’ex Orange Juice, qui est à mon sens un des meilleurs compositeurs anglais de ces 30 dernières années, mérite toutes sortes d’encouragements. Sorti d’un injuste anonymat européen depuis le mondial « A Girl Like You », le génial British ne donnait plus dans le commercial. Malgré d’importantes séquelles – il peine à s’exprimer correctement et a quasi perdu l’usage de son bras gauche et de ses jambes -, il a quand même réussi à récupérer 80% de ses capacités vocales. Une belle leçon de courage et une preuve de plus que la musique peut sauver quelqu’un du naufrage. Bravo Edwyn. En 35 minutes tu as insufflé plus de ton énergie vitale à la foule que 2 heures de Ben Harper qui lui, se fait passer pour un faux paralytique sur scène depuis 10 ans.
Nous aperçûmes ensuite de loin Ian Brown, leader charismatique des Stones Roses. Sa setlist se compose essentiellement de standards de la formation anglaise. Un bon concert pêchu qui a du ravir les fans du groupe, dont je ne faisais originellement pas partie. Trois petites offrandes de tonton E-Mile plus tard, je comprends que je viens de louper un concert intéressant. Ca m’apprendra à ne plus lire Rock&Fock depuis 10 ans…
Quelques verres de Horchata de chufas plus tard (cher le ticket du festiv' mais nous fûmes arrosés de cadeaux, photos gratuites, PLV volante, flyers à la pelle, batonnets fluos et boissons locales à volonté (forcément faut faire oublier qu’à 3 euros les 25 cl de bière ce n'est pas tout le monde qui peut se permettre le luxe de se prendre une cuite) , nous tentons de nous placer pour la sensation moustachue Grinderman. Nick Cave accompagné d'une partie du line-up des Bad Seeds rameutèrent une partie significative des festivaliers, lesquels s'empressèrent de décamper quand l'empruntée Blondie commença son set sur la scène voisine. Etrange concert que celui de Grinderman, une balance de sons pourrave m'empêcha d'aller au dela du 20e rang d'oignon à mon grand désespoir. Le son était VRAIMENT trop fort, couvrant même les autres représentations qui avaient lieu sur les scènes voisines ! Nous voici d'ailleurs au cœur du gros problème : le son. Grosse lacune du festival catalan, l’absence totale de protections auditives distribuées sur le site rendit certains concerts littéralement inabordables pour les étourdis venus sans bouchons. Ce n’est qu’à distance raisonnable que je n’encourais pas une surdité rapide et définitive, ce qui fait que c’est avec une légère frustration que je n’appréciai qu’à moitié le concert en dépit d’une vue sur le violoniste du groupe, lequel, certainement au courant de la mode française des barbus yétis, s’est donc sans doute volontairement déguisé en Sébastien Tellier. Mon camarade pourvu de deux inesthétiques capuchons violets logés dans ses lobes pouvait lui profiter pleinement de ce génial concert.
Quand Blondie attaque les premières notes de Heart Of Glass sous la scène Walkman, c’est avec une satisfaction mesquine que je vois les spectateurs de Nick Cave déserter la grande scène Moviestar pour rallier les suffrages de la blonde américaine. Une foule grouillante remplit la fosse, rendant, du haut des bétonflor le spectacle de cette masse bigarrée au soleil couchant totalement féérique. N’appréciant pas particulièrement Blondie et trop feignante pour rallier les autres scènes, je me laisse porter à vider consciencieusement mon paquet de clopes en écoutant cette musique FM, finalement pas désagréable que ça. Les anglais s'amusent de leur statut de vieilles gloires en revenant sporadiquement depuis leur tube de la fin des 90' (Ave Maria) conquissent un public espagnol bien décidé à fêter ça
Après avoir glandouillé devant Interpol (que faire d'autre devant ce groupe aussi existant que la bière tiède coupée à l'eau qui se morfondait dans mon gobelet consignée) bien décidée à éviter le retour financier de The Verve, je m’en vais m’affaler sur l’herbe quand quelques beats disco attirent soudain mon attention. Pendant que mon inconscient comparse se dirige vers l'étalage sonore de la formation anglaise la plus honteuse des années 1990 et intriguée par les beats venant de la mini-scène Walkman, je m'avance et ne me doute point à cet instant précis que je m'apprête à vivre le meilleur concert du festival (Pistols hors concours). Une claque, une énorme claque. Les australiens Midnight Juggernauts en grande forme produisant une musique disco-rock-techno hallucinante à laquelle répond un public catalan absolument survolté, réduisant une fosse d'un concert d'Arctic Monkeys à un troupeau aussi dynamique que des figurants de la Chance aux Chansons. Midnight Juggernauts est, je ne me lasserai pas de le répéter, un groupe à voir absolument en live, de préférence hors de France (tout le monde sait que le public hexagonal est plutôt cul-serré). Après avoir brulé 5000 calories en 30 minutes, me revoici épuisée mais heureuse… toujours en train de subir la voix nasillarde de Richard Ashcroft et l’insupportable Bittersweet symphony Bref, les poids lourds de minuit portèrent une fois de plus bien leur nom cette nuit là. Je réveille en passant mon camarade qui n'a pas eu ma sagacité et a préféré s'infliger le concert des britanniques. Il m'avoua à la fin du set, avoir vécu l'un des pires moments musical de son existence, se demandant pourquoi il n'avait jamais pris la peine d'écouter au-delà des deux tubes du groupe et jugea, fort marris, que cette reformation est encore moins digne d'intérêt que celle des regrettés Poppys.
D’humeur décidément électronique à la différence de mon camarade (qui alla regarder un set ni bon, ni mauvais des Primal Scream), j’assistai dans une relative tranquillité au set d’Etienne de Crécy. On pourrait penser que sa musique est passée de mode ; elle l’est effectivement. N’empêche qu’un bon petit planage ne fait jamais de mal à personne au milieu d’un torrent de larsens. Sur la scène Etienne se produit dans un curieux décor carré avec barres de lumières géométriques assorties qui rappelle furieusement celui de l’Académie des 9, le jeu présenté par Jean-Pierre Foucault de quand j’avais 7 ou 8 ans. C’était bien. Mon camarade s’enfuit, dépité. Assommés de décibels et indifférents à 2manyDJ’s nous décidons de rentrer à l’auberge malgré la bande de déchets trentenaires qui partage notre chambre.
Signature : Cybermetisse & Gring
le 07/09/2008

le 14 juillet 2005 - Les Voix du Gaou - Six-Fours-Les-Plages (par uninvited)

le 01 juillet 1997 - Presqu'Ile du Malsaucy, Evette Salbert (par philippe)

le 24/26 juin 2011 - Hippodrome de Longchamp, Paris (par Julyzz)

le 3 Juin 2011 - Couleurs Urbaines (La Seyne sur mer) (par Audrey H)

le 27 août 2011 - Domaine National de Saint-Cloud (par Fredc)


le 26 Septembre 2009 - Dock des suds, Marseille (par Sami)
Digitalism + Birdy Nam Nam + Laurent Garnier + Etienne de Crecy + Ghinzu + Yuksek + Miss Kittin & The Hacker + Naive New Beaters (Printemps de Bourges 2009)
le 25 Avril 2009 - Le Phénix / Palais d'Auron, Bourges (par Tribukao71)
le 25 Avril 2009 - Le Phénix / Palais d'Auron, Bourges (par Tribukao71)


le 27 août 2011 - Parc de Saint Cloud, Saint Cloud (par Philippe)

le 27 août 2011 - Domaine National de Saint-Cloud (par Pierre Andrieu)

le 19 juillet 2006 - Presqu'ile du Gaou - Six Fours les Plages (par DogEatCatEatMouse)

le 19 juillet 2006 - Presqu'ile du Gaou - Six Fours les Plages (par Pirlouiiiit)

le 14,15,16 août 2008 - Fort de Saint-Père, Saint-Malo (par Pierre Andrieu)


le 5 juillet 2008 - Presqu'Ile du Malsaucy, Evette-Salbert (par Philippe)

le 28 mai 2008 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand (par Pierre Andrieu)

le 18 avril 2008 - Le 22 d'Auron, Bourges (par Pierre Andrieu)

le 3 au 6 juillet 2008 - Roskilde, Danemark (par Pierre Andrieu)


le 5 juillet 2008 - Presqu'Ile du Malsaucy, Evette-Salbert (par Philippe)
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Dimanche 27 mai 2012 : 9160 concerts, 20891 critiques de concert, 4719 critiques de CD. 













