Critique de concert Supergrass


Public électrique et ambiance de feu pour le concert d'adieu de Supergrass à la Cigale, à Paris, le 11 juin... C'est devant une salle comble et hystérique, rapidement transformée en sauna géant à cause d'un problème de climatisation, que le groupe de Gaz Coombes a mis un point final à l'aventure Supergrass. Snif, snif !! Triste nouvelle pour un groupe de Brit Pop ayant accompagné les peines et les joies de nombreux fans grâce à une discographie sans failles.
The Farewell Tour
En ce jour un peu particulier, pour la dernière date du Farewell Tour, Supergrass et son leader ont décidé de ne rien changer à leurs bonnes habitudes scéniques, ou presque... C'est donc humblement, sans discours gênants, sans effusions de larmes, sans en faire trop, mais en jouant ses morceaux avec envie, classe et passion, que le combo d'Oxford a tiré sa révérence, en beauté ! Dès le début du show, l'on se rend compte que le choix de l'ordre chronologique inversé avec diffusion de mini clips présentant chaque album est une idée vraiment géniale, permettant de faire doucement monter la pression pendant les deux heures du spectacle. De Diamond Hoo Ha, paru en 2008, à I Should Coco, le premier disque ayant atterri dans les bacs en 1995, en passant par The Road To Rouen (2005), Life On Other Planets (2002), The X-Ray Album (1999) ou In It For The Money (1997), l'assistance à l'immense honneur de voir défiler dans ses oreilles - ébahies et gâtées ! - toute une série de tubes imparablement bien foutus et magistralement écrits.

Chapeau bas Messieurs !
Dès le premier morceau, Diamond Hoo Ha Man, la fosse de la Cigale entre en totale ébullition : le parquet flottant de ce très bel endroit vibre sous les coups de boutoirs du public, positivement surexcité... Après, c'est l'enchainement infernal qui amène directement sur la voie royale du paradis avec, entre autres, l'hystérique Bad Blood, le très inspiré par Bowie Rebel In You, un passage folk plus calme avec Tales Of Endurance et St Petersburg, puis les hits platinés Grace, Moving, Mary, Pumping On Your Stereo, Richard III, Late In The Day, Sun Hits The Sky, She's So Loose, Lenny et Mansize Rooster, et ses fameux chœurs haut perchés. Dans La Cigale transformée en piscine à cause de la chaleur suffocante, on nage véritablement en plein bonheur en compagnie de Gaz Coombes, chant so British et guitare électrique survoltée, Mick Quinn, basse et choeurs, Danny Goffey, batterie, Rob Coombes, claviers, et Charly Coombes, guitare et percussions. Le trio des débuts est donc renforcé par les deux frères du leader de Supergrass, pour le meilleur et pas pour le pire ! Car le groupe sonne vraiment à la perfection, évoquant un croustillant mélange 100% original entre Bowie, les Kinks, les Stooges, Neil Young, les Sex Pistols, Nirvana et T. Rex... Si le sujet n'est abordé au micro qu'à un seul moment, on se dit que c'est quand même bête d'arrêter maintenant. Et puis la troupe sort de scène une première et dernière fois, revient sous les vivas des aficionados pour jouer l'immense Alright (la chanson qui rend heureux par excellence) et le très punk 'n pop Caught By The Fuzz. Et voilà, c'est fini, Supergrass a conclu son histoire en jouant sur scène la première chanson composée par le très pop trio. Charly asperge le public de champagne, le groupe salue longuement et regagne les loges. Définitivement. Ce groupe hyper important a préféré dire Bye Bye avant que la routine, la lassitude et l'ennuie ne s'installent. A des années lumière des futilités du show biz, ces artistes aussi discrets, simples et que drôles, ont toujours su se concentrer sur une seule chose : leur musique, qui illuminera encore le coeur des fans pour de très nombreuses années. Chapeau bas Messieurs !
Liens : www.myspace.com/supergrass, www.supergrass.com.
Signature : pierre andrieule 14/06/2010
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>> Réponse (le 15/06/2010 par Maldoror) Mince ! J'aurais aimé être là mais je suis un pauvre provincial... Toutefois, j'ai pu assister à leur concert au Bikini de Toulouse l'année dernière et j'avais été emballé par l'énergie déployée par ce groupe. C'est bien rare de voir un groupe arrêter son activité parce qu'il ne rencontre plus le succès d'antan. Il ne reste plus qu'à attendre qu'une forme de reconnaissance, hélas ! posthume, leur donne la place qu'ils méritent au sein de la vague Brit Pop du début des années quatre vingt dix, non pas en dessous d'Oasis, Blur, Pulp ou Suede mais à leurs côtés tout simplement. > Réagir à cette critique
La Cigale, Paris

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le 3 novembre 2011 - La Cigale, Paris (par Pierre Andrieu)
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