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Chronique de Concert

Le SuperHomard

Le SuperHomard en concert

Le Pub Z - Avignon 25 Septembre 2016

Critique écrite le par

Un des hauts lieux de la vie nocturne de la cité des papes, le Pub Z, a programmé ce soir le concert d'un très bon groupe pop du cru, Le SuperHomard, organisé à l'occasion de la sortie de son album Maple Key.


Le SuperHomard est né des cendres de la formation pop rock élégante et anglophile, Pony Taylor dont les membres faisaient partie de l'effervescente scène mod avignonnaise. Le groupe est mené par leur guitariste chanteur. Si le style de Pony Taylor pouvait être paresseusement estampillé " Brit Pop " avec des guitares électriques très en avant, les claviers prennent davantage de place dans Le SuperHomard. Les influences pop 60's sont toujours assez marquées mais beaucoup plus larges, comme on le constatera pendant le concert.


Le SuperHomard est donc constitué de cinq musiciens : le chanteur guitariste de Pony Taylor aux claviers, un batteur, un bassiste, un guitariste folk, et une chanteuse également aux claviers. Le quintet va jouer l'intégralité de leur disque Maple Key, qui ne pourra que ravir les amateurs de " Sunshine Pop " ou de la pop baroque et raffinée des High Llamas et de Broadcast. La configuration du groupe et leur musique rappelle justement assez celle de ces derniers : une chanteuse au timbre clair et mélancolique, des claviers très présents, des sonorités et des thèmes qui évoquent les bandes originales de films de la fin des sixties (de John Barry à François de Roubaix) et des sons de synthés primitifs à la Jean-Jacques Perrey. Mais Le SuperHomard n'est pas une pâle copie des groupes ou musiciens sus-nommés et le groupe a plus d'un atout : les claviers explorent une large palette de sons, du clavecin au vibraphone en passant par le dulcimer, les voix et les choeurs sont doux et aériens, les arrangements subtils ; on a également une section rythmique au groove élastique et à la pulsation irrésistible. Le batteur joue de sa batterie électronique debout, l'air habité et le jeu du bassiste, sec et percussif, évoque celui que l'on peut entendre dans Melody Nelson. Si la musique est donc très référencée, Le SuperHomard a un réel talent en matière d'écriture de chansons et de mélodie. Maple Key recèle de véritables perles pop lumineuses et rêveuses (mais jamais invertébrées) comme Mister Corn ou Maple Key. D'autres, comme Dry Salt in your Hair, sont plus énergiques et rappelle les meilleurs titres de Stereolab. On a en plus à affaire ici à des musiciens aguerris, très à l'aise sur scène, qui en plus de bien jouer, maîtrisent très bien leur son (ce qui n'est pas chose facile au vu de l'acoustique du lieu, plutôt exigu). Ils échangent de temps à autres leurs instruments comme lorsque notre homme de Pony Taylor se saisit de la guitare acoustique pour jouer une très belle intro sur Bituminized. Le set aura duré un peu moins d'une heure (répertoire oblige, le groupe est encore récent) mais Le SuperHomard a montré tout ce dont il était capable en matière d'orfèvrerie pop. Le SuperHomard s'inscrit donc comme une formation pop " made in France " de premier plan au même titre que Dorian Pimpernel ou Forever Pavot, des groupes qui lui sont proches aussi bien au niveau du son que de l'esthétique et des références. On souhaite donc à ces musiciens un très bon décollage pour la sortie de ce Maple Key, disque plus que recommandable, et pour ce qui me concerne, une bien belle découverte.

photos Farid B et Gaël B

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