Critique de concert Nasser & Friends : Isaya, Date With Elvis, Anoraak

Wouaaah, mon premier concert au Moulin depuis la réouverture ! La perspective de remettre les pieds dans cette salle mythique m'excite au plus au point, surtout que la soirée "Nasser & Friends" s'annonce chaude et rock'n'roll.

Avec mon pote on a fait les choses bien, on est arrivés à l'heure pour voir le plateau depuis le début, et bien nous en prit : les deux grâces d' Isaya sont déjà en train de chauffer la salle, et j'avoue être tombé assez vite sous le charme des twin sisters aixoises, qui déroulent leur set à deux voix pareilles. L'ambiance est folk : d' ordinaire, c'est pas forcément ma tasse de thé, mais passée la curiosité liée au phénomène optique ( je vois double ! ), je constate bientôt qu'il n'y a pas grand chose à jeter, et je parle là de la musique, ok ? Avec ces voix entrelacées, servies par des arrangements soignés, et interprétées au naturel, sans ostentation, les chansons m'ont vite embarqué pour une virée à travers les états du sud, à l'arrière de la berline. Elles sont généreuses, douées et souriantes, et je me sens comme un auto stoppeur chanceux.

Vient ensuite Date with Elvis, qui connait un début de set difficile. Pour ce duo batterie guitare brut et minimal, faire revenir les assoiffées du bar relève presque de l'impossible. Pour les nantais de Anoraak, pas forcément plus simple, malgré un côté new-wave très " tendance ".

Ces deux sets sont tout à fait honorables, mais j'avoue avoir du mal à accrocher. Mais c'est pas votre faute, les gars : je peux plus marcher à l'essence ordinaire, je veux rester un backseat boy en virée… Elle vont revenir, non ? Shit, j'aurais du pousser le culot et demander un passe "all access"...
Petite virée au bar en attendant le clou, les pompes tournent à fond. Trop classe le nouveau Moulin ! En plus on est pas dépaysés, ils ont pas changé le bar de place… La mezzanine laisse augurer des cool soirées en version club… Puis maintenant les petites mémés du voisinage peuvent dormir tranquilles, y'aura plus de tremblements de terre pendant Drucker, promis.

Enfin arrivent les enfants chéris de Nasser, les porte étendard de l'underground, de la hype, de Marseille et de ses paradoxes… Acquis à la cause, j'ai d'abord tremblé avec les techniciens fébriles, comme si la fée électricité nous préparait un de ses tours, rebelle et indomptable, à vouloir jaillir avant la fin de cette intro qui transforme mon Moulin tout neuf en cocotte minute. Je me suis fait un bon frisson sur les premiers riffs et les premiers beats musclés, assaisonnés d'arpèges vintages… Nasser sait faire , ça on le savait.

Puis je me suis lassé… Malgré un bonne surprise en chant guest, j'avoue n'avoir pas eu mon compte sur ce coup là, faute de lignes de basse bien grasses, disparues au profit d'un beat electro tout puissant qui enflera inexorablement tout au long du concert, au point de régner sans partage. Du coup le reste eut l'air de faire un peu de la figuration, dommage. Mais bon, la salle bouge pour de vrai, les fans sont chaud(e)s, les pompes sont vides : la communion a bien eu lieu, chapeau bas et merci messieurs les artistes. Merci messieurs du Moulin.

Je reconnais, ce soir je suis d'humeur un peu chafouine, et je supporte plus la barbe… C'est que j'ai du mal à m'extraire de mon road-movie, un peu comme si j'avais pris un double coup de soleil, qui va me réveiller encore plusieurs nuits de suite, d'ici à la fin de l'été indien.
Et dire qu'elles habitent chez Maryse, y'a pas de justice…
Sixoclock

Avec mon pote on a fait les choses bien, on est arrivés à l'heure pour voir le plateau depuis le début, et bien nous en prit : les deux grâces d' Isaya sont déjà en train de chauffer la salle, et j'avoue être tombé assez vite sous le charme des twin sisters aixoises, qui déroulent leur set à deux voix pareilles. L'ambiance est folk : d' ordinaire, c'est pas forcément ma tasse de thé, mais passée la curiosité liée au phénomène optique ( je vois double ! ), je constate bientôt qu'il n'y a pas grand chose à jeter, et je parle là de la musique, ok ? Avec ces voix entrelacées, servies par des arrangements soignés, et interprétées au naturel, sans ostentation, les chansons m'ont vite embarqué pour une virée à travers les états du sud, à l'arrière de la berline. Elles sont généreuses, douées et souriantes, et je me sens comme un auto stoppeur chanceux.

Vient ensuite Date with Elvis, qui connait un début de set difficile. Pour ce duo batterie guitare brut et minimal, faire revenir les assoiffées du bar relève presque de l'impossible. Pour les nantais de Anoraak, pas forcément plus simple, malgré un côté new-wave très " tendance ".

Ces deux sets sont tout à fait honorables, mais j'avoue avoir du mal à accrocher. Mais c'est pas votre faute, les gars : je peux plus marcher à l'essence ordinaire, je veux rester un backseat boy en virée… Elle vont revenir, non ? Shit, j'aurais du pousser le culot et demander un passe "all access"...
Petite virée au bar en attendant le clou, les pompes tournent à fond. Trop classe le nouveau Moulin ! En plus on est pas dépaysés, ils ont pas changé le bar de place… La mezzanine laisse augurer des cool soirées en version club… Puis maintenant les petites mémés du voisinage peuvent dormir tranquilles, y'aura plus de tremblements de terre pendant Drucker, promis.

Enfin arrivent les enfants chéris de Nasser, les porte étendard de l'underground, de la hype, de Marseille et de ses paradoxes… Acquis à la cause, j'ai d'abord tremblé avec les techniciens fébriles, comme si la fée électricité nous préparait un de ses tours, rebelle et indomptable, à vouloir jaillir avant la fin de cette intro qui transforme mon Moulin tout neuf en cocotte minute. Je me suis fait un bon frisson sur les premiers riffs et les premiers beats musclés, assaisonnés d'arpèges vintages… Nasser sait faire , ça on le savait.

Puis je me suis lassé… Malgré un bonne surprise en chant guest, j'avoue n'avoir pas eu mon compte sur ce coup là, faute de lignes de basse bien grasses, disparues au profit d'un beat electro tout puissant qui enflera inexorablement tout au long du concert, au point de régner sans partage. Du coup le reste eut l'air de faire un peu de la figuration, dommage. Mais bon, la salle bouge pour de vrai, les fans sont chaud(e)s, les pompes sont vides : la communion a bien eu lieu, chapeau bas et merci messieurs les artistes. Merci messieurs du Moulin.

Je reconnais, ce soir je suis d'humeur un peu chafouine, et je supporte plus la barbe… C'est que j'ai du mal à m'extraire de mon road-movie, un peu comme si j'avais pris un double coup de soleil, qui va me réveiller encore plusieurs nuits de suite, d'ici à la fin de l'été indien.
Et dire qu'elles habitent chez Maryse, y'a pas de justice…
Sixoclock
Signature : 6 oclock
le 17/10/2012
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le 17/10/2012
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Photographe : lacrymoboy
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