Critique de concert Terèz Montcalm

Dans l’art délicat et périlleux de la reprise, Terèz excelle. Cette sympathique québécoise a créé ses prédécesseurs, elle a décidé de sa propre généalogie, à travers son style, et les choix de ses reprises; on y trouve Jimi Hendrix, Aznavour, Annie Lennox, Cole Porter, Léo Ferré, Dalida, Elton John, Peggy Lee, U2, Nina Simone et bien d’autres. Mais Terèz chante aussi ses propres compositions, principalement celles de son dernier album : "Connection".
Terèz est un pur produit du métissage, comme seul le jazz peut en produire, et tous les sangs qui coulent dans ses veines, filtrés par son âme et ses cordes vocales (qui doivent avoir une drôle de gueule) donnent un résultat unique, exceptionnel. Comme disait l’autre, on identifie sa voix dès qu’elle a chanté trois notes : c’est à ça qu’on reconnaît une grande chanteuse. Terèz swingue en anglais avec des "ouap doo wap", et en français "pa li-a pi-li pa-pa", et même en français du sud ouest : la voilà qui se met à rouler les "r" comme l’improbable progéniture d’Al Jarreau et de Maïté. Terèz chante comme certains jazzmen jouent de la trompette, on ne sait jamais ce qui va venir à la mesure suivante : une mélodie suave, douce, cajoleuse, et soudain, un cri qui claque comme un coup de fouet, elle continue comme un murmure, puis le silence, le guitariste attaque un solo qu’il double de sa voix, ou le contrebassiste durant la chanson suivante, et encore le batteur : on retrouve avec plaisir la courtoisie mutuelle des formations de jazz.
Empressez-vous d’aller écouter Terèz Montcalm
Terèz est un pur produit du métissage, comme seul le jazz peut en produire, et tous les sangs qui coulent dans ses veines, filtrés par son âme et ses cordes vocales (qui doivent avoir une drôle de gueule) donnent un résultat unique, exceptionnel. Comme disait l’autre, on identifie sa voix dès qu’elle a chanté trois notes : c’est à ça qu’on reconnaît une grande chanteuse. Terèz swingue en anglais avec des "ouap doo wap", et en français "pa li-a pi-li pa-pa", et même en français du sud ouest : la voilà qui se met à rouler les "r" comme l’improbable progéniture d’Al Jarreau et de Maïté. Terèz chante comme certains jazzmen jouent de la trompette, on ne sait jamais ce qui va venir à la mesure suivante : une mélodie suave, douce, cajoleuse, et soudain, un cri qui claque comme un coup de fouet, elle continue comme un murmure, puis le silence, le guitariste attaque un solo qu’il double de sa voix, ou le contrebassiste durant la chanson suivante, et encore le batteur : on retrouve avec plaisir la courtoisie mutuelle des formations de jazz.
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Signature : mardalle 28/05/2010
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Espace Julien - Marseille

le 26 avril 2012 - Espace Julien, Marseille (par Sami)
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