Critique de concert The A-Phones + Lo

Ce samedi soir, c'est d'abord un très petit comité au Poste à Galène malgré une belle affiche, il faut dire qu'il fait un vent glacial et vicelard à en décorner les yaks. Et qu'il y a diverses autres concerts de rock ailleurs en ville pour disperser encore les quelques courageux. En plus nous avons un peu over-réagi quant à l'horaire désormais décalé des concerts du samedi au Poste (20 h - 22 h croyons-nous avoir compris, et même lu sur une affiche). On est donc à peu près seuls dans la salle, vers 20 h 15... Mais enfin au moins on peut choisir où s'asseoir - au bar, donc - et voir arriver, en proportions à peu près égales, les membres des groupes de ce soir et le public (le public finira quand même par gagner le match de l'affluence contre les groupes, par environ 55 à 9). Autant de gens qui nous regardent, à juste titre, comme les héros du quotidien que nous sommes.

On a déjà eu l'occasion d'assister à un prometteur premier concert de The A-Phones et donc déjà analysé avec une profondeur remarquable leur style musical de punk-rock sautillant et pète-sec, classique et classe (cf cette chronique pour plus de name-dropping) ; ce soir on les décrètera donc simplement par plaisanterie, des "Buzzcocks du pauvre". Ils ont quand même fière allure dans la fumée, presque tous en chemise noire (en plus d'être franchement plus beaux que ces vilains lads anglais). Leur set cogne et enchaîne, sans temps morts (les chansons sont regroupées par trois sur la set-list), à croire qu'ils ont peur d'entendre des blancs entre les titres ? Alors que le public de plus en plus fourni braille plutôt pas mal, car le fait est qu'on est entre gens mo-ti-vés ce soir !

De fait, Stéphane est plus sûr de lui, les choeurs de Fred et Marc sont plus affirmés également, Miguel dépiauté de son cuir cogne avec sa régularité habituelle - comme pour ne pas mourir de froid : le truc est en place, à mi-chemin exact entre le dépouillé-braillé et l'ultra-sophistiqué. Loin d'être quelconque, disons, sans s'appesantir... Mais enfin des goûts et des couleurs n'est-ce pas, et puis ces 4 jeunes gens sont furieusement sympathiques et c'est un peu des potes, ce qui rend peut-être notre jugement moins objectif - en tant que chroniqueur rigoureux on se devrait de toujours signaler ce genre de détails, même si absolument personne ne le fait généralement nulle part !

N'empêche qu'on commence petit à petit à pressentir quels vont être leurs tubes : celle qui fait "Gimme gimme gimme ... more reason" (on me souffle Fired by e-mail !), Trakers et sa hargne rock tout droit héritée des Neurotic Swingers, plus loin Let Me Try jouée tout à fond, et encore plus loin le final franchement enthousiasmant sur le diptyque Hate Punk rockers (punk rock évidemment) et French Movie, titre long, bien contruit et varié qui a le chic d'exciter le public avec ses longs ponts suivis de jolies démonstrations de force. Encore une bien belle prestation des A-Phones en somme, vivement leur concert-clash avec les Irritones !
Setlist (telle que ramassée sur scène) :
Pressures
Trackers
Smash your computer
-
Geneva
knives & Diamonds
Fired by e-mail
-
Let me Try
Easy Pop song
Rockstar
Hate punk rockers
French Movie

A ce stade, je dois dénoncer la honteuse opération de mangeage de cerveau orchestrée par les Nitwits qui ont corrompu toute la salle : il y en a un dans le public qui fait le spectateur, il y en a un sur la scène qui fait le roadie, et leur disque passe entre les concerts... Tout cela ressemble à un message subliminal poussant malgré soi le consommateur à ressortir en murmurant entre ses dents "nitwits, nitwits, nitwits", et à retourner acheter pour la troisième fois Le Marécage de la Mélancolie (...que nous avons d'ailleurs déjà chroniqué deux fois, sur ce site...)

Quant à Lo sur lesquels j'ai déjà maintes fois écrit, on les retrouve avec un plaisir évident à défendre leur nouvel album (que les chanceux écoutent déjà depuis quelques mois), et avec encore un nouveau bassiste. En effet comme le note le chanteur, il risque bien de mourir de combustion spontanée, tout comme dans la malédiction de Spinal Tap... Lo, c'est toujours une belle énergie garage-pop-soviet-twist-rock, impeccablement canalisée à 5. Energie qui ne déborde que par les petits sauts toujours rigolos d'Isabelle, la chanteuse, qui semble toujours voir des souris sur scène dans sa tête.

Leurs nouveaux titres sont salement efficaces et carrés, du Hollywood qui commence au Girl qui suit, ou encore à la superbe Drugs & Koffee, finie hurlée dans l'assemblage toujours admirable des deux voix d'Isa et Tom. Là-aussi, on peut saluer la rigueur impeccable des trois intrumentistes, tout à leur service. Leur fan numéro 1, le sieur Pirlouiiiit, est d'ailleurs passablement agité, occupé qu'il est, en plus de gérer ses deux ou trois appareils-photos, à danser, bouger la tête et chanter à peu près tout par coeur !

Certes c'est ce soir un vrai concert de nouvel album, une release-party comme on dit, avec pas plus de 2 ou trois titres anciens joués sur un set d'une dizaine, et un inédit apparemment, l'excellente et surexcitée If I'm wrong. Pour les vieux titres, on se contentera du final du concert sur Got the Blues, franchement plus musclée que la moyenne, et leur inaltérable tube Black Kites, joué à toute berzingue. Un rapide rappel finit de nous convaincre qu'on a encore vu le meilleur concert de Lo... jusqu'à la prochaine fois.

Pour encore plus de détails sur le sujet, je vous renvoie sur la chronique très enthousiaste de Stéphane...
(...nitwits, nitwits...)

On a déjà eu l'occasion d'assister à un prometteur premier concert de The A-Phones et donc déjà analysé avec une profondeur remarquable leur style musical de punk-rock sautillant et pète-sec, classique et classe (cf cette chronique pour plus de name-dropping) ; ce soir on les décrètera donc simplement par plaisanterie, des "Buzzcocks du pauvre". Ils ont quand même fière allure dans la fumée, presque tous en chemise noire (en plus d'être franchement plus beaux que ces vilains lads anglais). Leur set cogne et enchaîne, sans temps morts (les chansons sont regroupées par trois sur la set-list), à croire qu'ils ont peur d'entendre des blancs entre les titres ? Alors que le public de plus en plus fourni braille plutôt pas mal, car le fait est qu'on est entre gens mo-ti-vés ce soir !

De fait, Stéphane est plus sûr de lui, les choeurs de Fred et Marc sont plus affirmés également, Miguel dépiauté de son cuir cogne avec sa régularité habituelle - comme pour ne pas mourir de froid : le truc est en place, à mi-chemin exact entre le dépouillé-braillé et l'ultra-sophistiqué. Loin d'être quelconque, disons, sans s'appesantir... Mais enfin des goûts et des couleurs n'est-ce pas, et puis ces 4 jeunes gens sont furieusement sympathiques et c'est un peu des potes, ce qui rend peut-être notre jugement moins objectif - en tant que chroniqueur rigoureux on se devrait de toujours signaler ce genre de détails, même si absolument personne ne le fait généralement nulle part !

N'empêche qu'on commence petit à petit à pressentir quels vont être leurs tubes : celle qui fait "Gimme gimme gimme ... more reason" (on me souffle Fired by e-mail !), Trakers et sa hargne rock tout droit héritée des Neurotic Swingers, plus loin Let Me Try jouée tout à fond, et encore plus loin le final franchement enthousiasmant sur le diptyque Hate Punk rockers (punk rock évidemment) et French Movie, titre long, bien contruit et varié qui a le chic d'exciter le public avec ses longs ponts suivis de jolies démonstrations de force. Encore une bien belle prestation des A-Phones en somme, vivement leur concert-clash avec les Irritones !
Setlist (telle que ramassée sur scène) :
Pressures
Trackers
Smash your computer
-
Geneva
knives & Diamonds
Fired by e-mail
-
Let me Try
Easy Pop song
Rockstar
Hate punk rockers
French Movie

A ce stade, je dois dénoncer la honteuse opération de mangeage de cerveau orchestrée par les Nitwits qui ont corrompu toute la salle : il y en a un dans le public qui fait le spectateur, il y en a un sur la scène qui fait le roadie, et leur disque passe entre les concerts... Tout cela ressemble à un message subliminal poussant malgré soi le consommateur à ressortir en murmurant entre ses dents "nitwits, nitwits, nitwits", et à retourner acheter pour la troisième fois Le Marécage de la Mélancolie (...que nous avons d'ailleurs déjà chroniqué deux fois, sur ce site...)

Quant à Lo sur lesquels j'ai déjà maintes fois écrit, on les retrouve avec un plaisir évident à défendre leur nouvel album (que les chanceux écoutent déjà depuis quelques mois), et avec encore un nouveau bassiste. En effet comme le note le chanteur, il risque bien de mourir de combustion spontanée, tout comme dans la malédiction de Spinal Tap... Lo, c'est toujours une belle énergie garage-pop-soviet-twist-rock, impeccablement canalisée à 5. Energie qui ne déborde que par les petits sauts toujours rigolos d'Isabelle, la chanteuse, qui semble toujours voir des souris sur scène dans sa tête.

Leurs nouveaux titres sont salement efficaces et carrés, du Hollywood qui commence au Girl qui suit, ou encore à la superbe Drugs & Koffee, finie hurlée dans l'assemblage toujours admirable des deux voix d'Isa et Tom. Là-aussi, on peut saluer la rigueur impeccable des trois intrumentistes, tout à leur service. Leur fan numéro 1, le sieur Pirlouiiiit, est d'ailleurs passablement agité, occupé qu'il est, en plus de gérer ses deux ou trois appareils-photos, à danser, bouger la tête et chanter à peu près tout par coeur !

Certes c'est ce soir un vrai concert de nouvel album, une release-party comme on dit, avec pas plus de 2 ou trois titres anciens joués sur un set d'une dizaine, et un inédit apparemment, l'excellente et surexcitée If I'm wrong. Pour les vieux titres, on se contentera du final du concert sur Got the Blues, franchement plus musclée que la moyenne, et leur inaltérable tube Black Kites, joué à toute berzingue. Un rapide rappel finit de nous convaincre qu'on a encore vu le meilleur concert de Lo... jusqu'à la prochaine fois.

Pour encore plus de détails sur le sujet, je vous renvoie sur la chronique très enthousiaste de Stéphane...
(...nitwits, nitwits...)
Signature : Philippele 12/01/2010
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Photographe : pirlouiiiit
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>> Réponse (le 13/01/2010 par Tom-de-lo)

Oui, Philippe, tu es un héros du quotidien ! > Réagir à cette critique
>> Réponse (le 14/01/2010 par The Killer)

> La suite
>> Réponse (le 15/01/2010 par Yann) Qu'est ce que j'ai ri ... merci The Killer ! > Réagir à cette critique


le 22 mars 2008 - Poste à Galène - Marseille (par Pirlouiiiit)

le 9 Mars 2010 - Cabaret Aléatoire - Marseille (par Mystic Punk Pinguin)
le 17 Mai 2009 - Machine à Coudre - Marseille (par Mystic Punk Pinguin)
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