Suivez nous :facebooktwitterflux concerts
 
Lundi 28 mai 2012 : 9066 concerts, 20891 critiques de concert, 4722 critiques de CD.

Critique de concert The BellRays + Little Green Fairy




5 étoiles, concert à ne pas manquer

Jaime

Le groupe sétois Little Green Fairy était chargé de préparer le terrain avant l’arrivée des terrifiants BellRays dont le disque Meet The BellRays et les photos promo laissaient présager un moment plutôt rock ‘n’ roll !



Les Little Green Fairy se sont parfaitement acquittés de leur tâche : énerver tout le monde avec leur musique ultra rock. Ce trio punk est composé d’un chanteur/guitariste lead, d’une batteuse et d’un guitariste rythmique.



Les compostions du groupe ne s’embarrassent pas de fioritures : la batteuse cogne de toutes ses forces sur son kit, le guitariste délivre des rythmiques au son bien gras et le chanteur agrémente ses vocaux hurlés de quelques notes de guitares bien placées… Après deux rappels – ce qui est plutôt rare pour une première partie ! -, le trio regagne les loges sous les applaudissements d’un public désormais chauffé à blanc…



Après une courte bande son jazzy, The BellRays et leurs mines patibulaires font leur entrée sur scène ; le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils ne donnent pas l’impression d’être là pour rigoler ! Quelques rapides accords de jazz plus tard, le groupe attaque pied au plancher par un Too many houses in here qui donne le ton !



Les morceaux des BellRays sont servis brûlants et joués à fond de cinquième. Il ne faut donc pas plus d’une minute pour se rendre compte que ce groupe est composé de bêtes de scène qu’on trouve assez rarement dans nos contrées ! La chanteuse Lisa Kekaula a une voix surpuissante gorgée de soul qui rappelle Tina Turner, Janis Joplin ou Aretha Franklin suivant les morceaux, le guitariste Tony Fate, complètement hystérique, fait corps avec son instrument et impressionne par son jeu rapide, basique et survolté, le bassiste Bob Vennum martèle son instrument de travail avec une frénésie hallucinante tout en exécutant des grands écarts (en rythme, s'il vous plaît !) assez impressionnants, enfin, le petit nouveau, le batteur Eric, n’est pas le moins doué : avec un tel énergumène aussi électrique que généreux, n’importe quel groupe mou sonnerait rock !



Pendant le morceau Fire on the moon, si on ne peut voir si la lune est vraiment en feu, on constate que la petite salle de La Coopérative de Mai est littéralement enflammée par la musique des BellRays ! La totalité du public, surexcité, pogote, dodeline violemment de la tête, hurle, siffle ou joue de la guitare en carton ! Capable de délivrer des morceaux ultra rapides, ce groupe est aussi à son aise pour jouer plus lentement et finement une sorte de blues soul jazzy, l’intro et les couplets de Zero PM le prouvent aisément, avant que le refrain ne donne un coup d’accélérateur qui jette la chanson dans un décor punk rock à la grande joie de tous les aficionados du genre…



Après avoir réclamé un peu de respect au début du concert en envoyant un sympathique (et mérité !) coup de pied suivi de moues furibardes à un importun un peu collant, la Black Panther du rock ‘n’ roll qui appelle de ses vœux une « Revolution soul-punk » choisit de chauffer ses partenaires et le public, rendus tous les deux fous de désir par des chorégraphies plus que torrides ! La musique des BellRays, mélange de punk rock, de soul, de metal et de… jazz (le groupe y tient !) provoque une belle hystérie collective ; aussi, quand le groupe choisit de quitter les planches au bout de cinquante minutes, personne n’est d’accord ! Les musiciens américains ont seulement besoin de reprendre quelques forces car tous les titres sont enchaînés par un groupe si soudé qu’il semble adepte de la télépathie ! Le premier rappel fait encore monter la pression dans le public qui vocifère sa joie comme rarement en ces lieux qui en ont pourtant vus d’autres (Zen Guerrilla, Penthouse, The (International) Noise Conspiracy, McLusky, The Fleshtones, The White Stripes et The Von Bondies) et qui vont en voir encore de bien belles (The Datsuns, Gluecifer, Man Made Monster)…



Le groupe est rappelé une dernière fois et interprète avec ferveur une version d’Higway to hell d’AC/DC que n’auraient pas reniés Bon Scott, Phil Rudd, Cliff Williams, Angus et Malcolm Young ! Quittant la scène un large sourire aux lèvres, le combo furieusement rock semble très agréablement surpris par l’accueil ultra chaleureux que son concert a reçu : dix minutes de bruit s’ensuivent pour demander au groupe de revenir, en vain malheureusement… C’est donc sur les genoux, sans voix et exsangue que le public est ressorti de ce concert d’anthologie !

A lire aussi sur ConcertAndCo.com : une interview avec The BellRays.


(Photos : Jean-Pascal Blache.)


 


Le festival Villette Sonique : concerts et billetterieLe festival Festival Primavera Sound  : concerts et billetterieLe festival Au fond du Jardin du Michel (JDM) : concerts et billetterieLe festival Rock Am Ring : concerts et billetterieLe festival Festival Electro Clique : concerts et billetterieLe festival Festival Couleurs Urbaines : concerts et billetterieLe festival Festival B-Side : concerts et billetterieLe festival Aucard de Tours Festival : concerts et billetterieLe festival Festival Days Off : concerts et billetterieLe festival Montereau Confluences : concerts et billetterie
Copyright © Neolab Production 2000-2012. Reproduction totale ou partielle interdite sans accord préalable.
Conditions générales d'utilisation