Critique de concert The Black Keys + Portugal. The Man

Les Black Keys ont livré au Zénith de Paris, le mercredi 25 janvier 2012, un concert millimétré, d'une rare intensité rock'n'roll malgré une salle peu propice à la chaleur humaine.

Portugal. The Man
La lourde tâche d'ouvrir pour le duo américain est revenu à un groupe venu d'Alaska : Portugal. The Man. Le quintet livre un set pop rock correct et relativement surprenant. En effet, la voix du chanteur John Gourley est très haut perchée, ce qui sème le doute au début du show : sommes nous face à un homme ou une femme ? La musique délivrée par le groupe est relativement efficace, émaillée de beaucoup de chœurs et de breaks en tous genres qui, s'ils ne retombent pas toujours exactement comme il faut, apportent une nouvelle dimension à un genre musical qui a tendance à tourner en rond ces derniers temps.

Le Zénith se remplit au fur et à mesure de leur 40 minutes sur scène et la foule semble conquise par ces cinq jeunes gens énergiques qui jouent de leurs instruments comme s'ils étaient seuls avec eux. On bouge la tête et on se laisse emporter par cette musique aux guitares rock accrocheuses adoucies par des claviers aériens qui permettent de se mettre doucement dans l'ambiance électrique de la soirée.Alors que les musiciens quittent la scène, on peut dire qu'ils ont réussi un carton plein, le public des Black Keys leur réservant des applaudissements parfois dignes de certaines têtes d'affiche.

The Black Keys
Après environ une demi heure d'attente durant laquelle les roadies vêtus de smoking installent la scène et la batterie de Patrick Carney camouflée derrière un grand drap noir, le moment tant attendu arrive enfin. Les lumières s'éteignent et Carney et Auerbach arrivent sur scène secondés de deux musiciens supplémentaires. Le concert commence très fort avec le titre Howlin' For You et son intro de guitare si aisément reconnaissable.

S'ensuit alors un concert d'une heure et demi blues rock à souhait au cours duquel la seule chose que l'on pense est : le rock'n'roll est la plus belle invention de l'histoire (avec l'électricité bien sûr, qui rend tout cela possible) ! Les titres s’enchaînent bien malgré quelques problèmes au début du set où l'on se rend clairement compte que Carney n'est pas satisfait de ses retours.
Entre un guitariste chien fou et un batteur ne " ressemblant à rien ", le concert est des plus intenses, et la set list, majoritairement composée de titres des trois derniers albums pourra décevoir certains fans de la première heure mais ne laisse aucune seconde de répit au public. La part belle est faite à l'album El Camino et bien sûr les tubes de Brothers sont tous au rendez vous de Ten Cent Pistol à Next Girl en passant par Tighten Up et Everlasting Light, jouée en premier titre du rappel, appuyée d'une boule à facette géante s'élevant au dessus de la scène et provoquant un sentiment proche de l'hystérie au sein de la foule.

La scène est belle, décorée de nombreuses lampes halogènes et d'écrans diffusant des images du grand ouest américain sur certains titres. Ces images sont d'ailleurs tellement à propos avec la musique des Black Keys qu'une seule chose nous occupe l'esprit : traverser les États Unis d'est en ouest au volant d'une bonne vieille Ford Mustang décapotable.

Mais les moments les plus intenses du show sont probablement lorsque les musiciens additionnels quittent la scène pour ne laisser que le duo originel mener la danse. Et c'est exactement ce que l'on est venus voir : ces deux garçons faire le bruit de dix-huit sur une scène qui peut paraître trop grande pour seulement deux individus mais qu'ils arrivent à occuper et à retourner grâce à leurs morceaux alliant blues et rock, à une rythmique carrée et un chant à vous donner envie d'attaquer whisky et cigarettes dès le matin.

Lonely Boy en dernier titre avant le rappel pour faire se déhancher l'assistance et I Got Mine en simple duo pour séparer les troupes en toute fin de concert permettent de se sentir l'âme à la fois légère après cette grand messe électrique mais aussi nostalgique d'une Amérique que l'on aimerait apercevoir plus souvent dans nos horizons.
A lire également, la chronique du super concert des Black Keys à l'Olympia de Paris, le 15 mars 2011...
Photos du concert par Robert Gil. Retrouvez plus de photos sur son site www.photosconcerts.com/the-black-keys-paris-zenith et www.photosconcerts.com/portugal-the-man-paris-zenith...
Liens : www.theblackkeys.com, www.youtube.com/theblackkeys, www.facebook.com/pages/The-Black-Keys, www.myspace.com/theblackkeys.

Portugal. The Man
La lourde tâche d'ouvrir pour le duo américain est revenu à un groupe venu d'Alaska : Portugal. The Man. Le quintet livre un set pop rock correct et relativement surprenant. En effet, la voix du chanteur John Gourley est très haut perchée, ce qui sème le doute au début du show : sommes nous face à un homme ou une femme ? La musique délivrée par le groupe est relativement efficace, émaillée de beaucoup de chœurs et de breaks en tous genres qui, s'ils ne retombent pas toujours exactement comme il faut, apportent une nouvelle dimension à un genre musical qui a tendance à tourner en rond ces derniers temps.

Le Zénith se remplit au fur et à mesure de leur 40 minutes sur scène et la foule semble conquise par ces cinq jeunes gens énergiques qui jouent de leurs instruments comme s'ils étaient seuls avec eux. On bouge la tête et on se laisse emporter par cette musique aux guitares rock accrocheuses adoucies par des claviers aériens qui permettent de se mettre doucement dans l'ambiance électrique de la soirée.Alors que les musiciens quittent la scène, on peut dire qu'ils ont réussi un carton plein, le public des Black Keys leur réservant des applaudissements parfois dignes de certaines têtes d'affiche.

The Black Keys
Après environ une demi heure d'attente durant laquelle les roadies vêtus de smoking installent la scène et la batterie de Patrick Carney camouflée derrière un grand drap noir, le moment tant attendu arrive enfin. Les lumières s'éteignent et Carney et Auerbach arrivent sur scène secondés de deux musiciens supplémentaires. Le concert commence très fort avec le titre Howlin' For You et son intro de guitare si aisément reconnaissable.

S'ensuit alors un concert d'une heure et demi blues rock à souhait au cours duquel la seule chose que l'on pense est : le rock'n'roll est la plus belle invention de l'histoire (avec l'électricité bien sûr, qui rend tout cela possible) ! Les titres s’enchaînent bien malgré quelques problèmes au début du set où l'on se rend clairement compte que Carney n'est pas satisfait de ses retours.
Entre un guitariste chien fou et un batteur ne " ressemblant à rien ", le concert est des plus intenses, et la set list, majoritairement composée de titres des trois derniers albums pourra décevoir certains fans de la première heure mais ne laisse aucune seconde de répit au public. La part belle est faite à l'album El Camino et bien sûr les tubes de Brothers sont tous au rendez vous de Ten Cent Pistol à Next Girl en passant par Tighten Up et Everlasting Light, jouée en premier titre du rappel, appuyée d'une boule à facette géante s'élevant au dessus de la scène et provoquant un sentiment proche de l'hystérie au sein de la foule.

La scène est belle, décorée de nombreuses lampes halogènes et d'écrans diffusant des images du grand ouest américain sur certains titres. Ces images sont d'ailleurs tellement à propos avec la musique des Black Keys qu'une seule chose nous occupe l'esprit : traverser les États Unis d'est en ouest au volant d'une bonne vieille Ford Mustang décapotable.

Mais les moments les plus intenses du show sont probablement lorsque les musiciens additionnels quittent la scène pour ne laisser que le duo originel mener la danse. Et c'est exactement ce que l'on est venus voir : ces deux garçons faire le bruit de dix-huit sur une scène qui peut paraître trop grande pour seulement deux individus mais qu'ils arrivent à occuper et à retourner grâce à leurs morceaux alliant blues et rock, à une rythmique carrée et un chant à vous donner envie d'attaquer whisky et cigarettes dès le matin.

Lonely Boy en dernier titre avant le rappel pour faire se déhancher l'assistance et I Got Mine en simple duo pour séparer les troupes en toute fin de concert permettent de se sentir l'âme à la fois légère après cette grand messe électrique mais aussi nostalgique d'une Amérique que l'on aimerait apercevoir plus souvent dans nos horizons.
A lire également, la chronique du super concert des Black Keys à l'Olympia de Paris, le 15 mars 2011...
Photos du concert par Robert Gil. Retrouvez plus de photos sur son site www.photosconcerts.com/the-black-keys-paris-zenith et www.photosconcerts.com/portugal-the-man-paris-zenith...
Liens : www.theblackkeys.com, www.youtube.com/theblackkeys, www.facebook.com/pages/The-Black-Keys, www.myspace.com/theblackkeys.
Signature : coline magaud
le 02/02/2012
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le 02/02/2012
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