Critique de concert The Glenn Miller Memorial Orchestra

Treize jolis pupitres "The World Famous Glenn Miller Orchestra directed by Wil Salden" trônent sur la scène du Palais des Congrès.
5 saxos, 4 trombones, 4 trompettes, le compte est bon. Plus les trois "faire-valoir" (contrebasse, batterie, piano), cela fait 16 smokings noirs / chemises blanches et presque autant de nœuds pap’ gris perle pochettes assorties (la seule fille de l’orchestre, saxophoniste, n’en porte pas !)
Ils entrent classieusement sur Moonlight Serenade diffusée par une bande son qu’ils noient rapidement sous leurs instruments à eux.
American Patrol suit avec une mini-chorégraphie des trombones qui se révèlent comme les boute-en-train de la bande. Un trompettiste quitte son pupitre pour le premier (court) solo de la soirée.
C’est alors qu’une chanteuse intervient. Une semaine après, je me souviens davantage de sa robe bleue que de sa voix… Laissons parler les smileys : dans le répertoire de ce big band figurent des compositions de Glenn Miller ou d’autres compositeurs qu’il a enregistrées, certaines exclusivement instrumentales :-), certaines chantées :-(.
Tuxedo Junction fait partie de la première catégorie et c’est certainement la pièce où les solistes se sont le plus exprimés. Pendant ce temps, les trombones s’amusent comme des petits fous avec leurs sourdines qu’ils utilisent comme chapeau.
Baby It’s Cold Outside entre dans la seconde catégorie. En plus, Helen (je crois que c’est son prénom), ne chante pas seule, Wil Salden, le pianiste et chef d’orchestre s’improvise chanteur :-<
Noël approche et l’orchestre nous offre quelques chansons de circonstance : It Came Upon A Midnight Clear, Jingle Bells.
Avec sa diction d’un mauvais guide de musée, Wil Salden nous parle dans une même phrase d’un colporteur et d’un artichaud. C’est pour présenter Begin The Beguine, composé par le premier (Cole Porter) et arrangé par le second (Artie Shaw).
Quelquefois, les vocaux sont assurés par les Moonlight Serenaders (Wil Salden et deux autres musiciens) qui accompagnent Helen. C’est le cas sur Kalamazoo.
Je préfère de loin Sing Sing Sing et bien sûr In The Mood qu’ils jouent en fin de premier set. Qu’est-ce qu’ils vont jouer pour le vrai final ??
La deuxième partie est du même tonneau sauf que les nœuds pap’ et les pochettes sont rouges et la robe d’Helen aussi. Les amateurs de Strangers In The Night et d’autres titres cultes rajeunissent de quelques décennies et leurs souvenirs de jeunesse ressurgissent.
Moonlight Serenade est rejoué avec une orchestration un tantinet plus mielleuse et un micro derrière une robe rouge. :-"
Alors, on devine sans peine ce qu’ils vont (re)jouer pour le (vrai) final. Et la chorégraphie n°2 de In The Mood est encore plus loufoque. Sur la version 1, les trombones avaient pourtant fait l’essuie-glace en rythme et effectué des jonglages de sourdines, les saxophones s’étaient tapis derrière leur pupitre pour la fausse fin. Là, les premiers terminent la soirée dans la salle, deux dans chaque allée, les seconds se vautrent par terre devant le piano, beaucoup moins classieux que ne laissent paraître leurs costumes.
Cette folie, j’aurais aimé qu’elle intervienne également dans leurs soli, trop courts et trop pépères à mon goût. Cela dit, l’acoustique était parfaite et ma femme était ravie.
Bonus vidéo : Tuxedo Junction
5 saxos, 4 trombones, 4 trompettes, le compte est bon. Plus les trois "faire-valoir" (contrebasse, batterie, piano), cela fait 16 smokings noirs / chemises blanches et presque autant de nœuds pap’ gris perle pochettes assorties (la seule fille de l’orchestre, saxophoniste, n’en porte pas !)
Ils entrent classieusement sur Moonlight Serenade diffusée par une bande son qu’ils noient rapidement sous leurs instruments à eux.
American Patrol suit avec une mini-chorégraphie des trombones qui se révèlent comme les boute-en-train de la bande. Un trompettiste quitte son pupitre pour le premier (court) solo de la soirée.
C’est alors qu’une chanteuse intervient. Une semaine après, je me souviens davantage de sa robe bleue que de sa voix… Laissons parler les smileys : dans le répertoire de ce big band figurent des compositions de Glenn Miller ou d’autres compositeurs qu’il a enregistrées, certaines exclusivement instrumentales :-), certaines chantées :-(.
Tuxedo Junction fait partie de la première catégorie et c’est certainement la pièce où les solistes se sont le plus exprimés. Pendant ce temps, les trombones s’amusent comme des petits fous avec leurs sourdines qu’ils utilisent comme chapeau.
Baby It’s Cold Outside entre dans la seconde catégorie. En plus, Helen (je crois que c’est son prénom), ne chante pas seule, Wil Salden, le pianiste et chef d’orchestre s’improvise chanteur :-<
Noël approche et l’orchestre nous offre quelques chansons de circonstance : It Came Upon A Midnight Clear, Jingle Bells.
Avec sa diction d’un mauvais guide de musée, Wil Salden nous parle dans une même phrase d’un colporteur et d’un artichaud. C’est pour présenter Begin The Beguine, composé par le premier (Cole Porter) et arrangé par le second (Artie Shaw).
Quelquefois, les vocaux sont assurés par les Moonlight Serenaders (Wil Salden et deux autres musiciens) qui accompagnent Helen. C’est le cas sur Kalamazoo.
Je préfère de loin Sing Sing Sing et bien sûr In The Mood qu’ils jouent en fin de premier set. Qu’est-ce qu’ils vont jouer pour le vrai final ??
La deuxième partie est du même tonneau sauf que les nœuds pap’ et les pochettes sont rouges et la robe d’Helen aussi. Les amateurs de Strangers In The Night et d’autres titres cultes rajeunissent de quelques décennies et leurs souvenirs de jeunesse ressurgissent.
Moonlight Serenade est rejoué avec une orchestration un tantinet plus mielleuse et un micro derrière une robe rouge. :-"
Alors, on devine sans peine ce qu’ils vont (re)jouer pour le (vrai) final. Et la chorégraphie n°2 de In The Mood est encore plus loufoque. Sur la version 1, les trombones avaient pourtant fait l’essuie-glace en rythme et effectué des jonglages de sourdines, les saxophones s’étaient tapis derrière leur pupitre pour la fausse fin. Là, les premiers terminent la soirée dans la salle, deux dans chaque allée, les seconds se vautrent par terre devant le piano, beaucoup moins classieux que ne laissent paraître leurs costumes.
Cette folie, j’aurais aimé qu’elle intervienne également dans leurs soli, trop courts et trop pépères à mon goût. Cela dit, l’acoustique était parfaite et ma femme était ravie.
Signature : mcyavellle 12/12/2009
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Photographe : mcyavell
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