Critique de concert The Hundred In The Hands + Adam Kesher

Pour motiver des amis peu enclins à sortir en semaine, un pote dj mettait en avant de manière aussi amusante que vaine le fait que sa soirée tombait une veille de jour férié.
Ce mercredi ce sont quelques unes de mes salles préférées qui ont l’air de s’être toutes passées le mot, et si on proposait une affiche rock indé alléchante tous le même soir, veille de jour férié ?
Choix inhabituellement cornélien entre des groupes que j’aime bien, au détriment des Zombie Zombie (à seconde nature) et Broken Social Scene (Cabaret aléatoire), ce sera pour ma part prime à la jeunesse avec The Hundred In The Hands au Poste à Galène.
Duo New Yorkais apparu l’an dernier avec “Dressed in Dresden”, petite bombinette disco punk déjà familière suivie d’un EP moyen et d’un album plus réussi dont la production de l’idole perso Richard X suscitait une certaine curiosité.
Toujours pas compris, par contre, ce qu’ils faisaient sur le label Warp, si ce n’est peut être une certaine ressemblance de la chanteuse longiligne Eleonore avec celle de Broadcast, avec qui elle partage un goût pour la frange et la posture statique.

Plaisants sur disque, tout aussi bons sur scène malgré une place importante aux samples pour les parties beats et lignes de basses, ça n’est pas gênant sur tous les morceaux mais un ou deux musiciens additionnels ne seraient pas de trop.
Le guitariste Jason m’a donné une impression de classe folle : des riffs tantôt acérés, shoegaze, carillonants, avec une maîtrise qui lui autorise des pas de danses élégants.
Il se charge également de lancer les samples et régler les amplis avec minutie pendant que sa comparse s’impose un peu plus à chaque chanson.
Elle semble assez timide et trop concentrée pour nous regarder au départ, ce qui ne manque pas de charme mais est un peu frustrant, mais au fil du concert la glace se brise progressivement et elle daignera même (très) furtivement s’approcher du premier rang.
Très belle voix aux accents gothiques mais pas trop, puissante et parfois sensuelle selon les titres, ne lui manque qu’un peu d’assurance pour affirmer son charisme et on pourrait tenir une nouvelle Siouxsie qui sait.
Les tubes de l’album sont là en tout cas et s’enchaînent sans temps mort, avec une mention spéciale pour les très efficaces “Commotion” et “Young aren’t young”.
Pas de rappel, ce qui vu leur jeune répertoire et l’accueil timoré de l’assistance ne choque pas, et long changement de plateau qui nous laisse le temps de sympathiser avec eux au stand merchandising.
A l’annonce de cette soirée il y a encore quelques semaines, je ne connaissais le deuxième groupe ni d’Eve ni d’Adam (Kesher).
Des Bordelais qui en sont déjà à leur deuxième long format, le remuant “Challenging Nature” dont sont tirés la plupart des morceaux joués ce soir.
Une musique bien dans l’air du temps, réponse assez crédible aux cousins anglo-saxons du même genre, Klaxons, Late Of The Pier, voire Passion Pit, la voix de René La Taupe en moins.
Le chanteur mouille la chemise (enfin là en l’occurrence un t-shirt Black Flag) et son gang n’est pas en reste, la dynamique qui manquait parfois au groupe précédent, euh l’ont indéniablement.
Batteur metronomique, bassiste bondissant, synthé un peu cheap, et moult percussions ou machines à clap clap, la panoplie parfaite du groupe de rock-qui-fait-danser.
On passe un agréable moment mais pas totalement convaincant, les titres claquent bien dans l’ensemble mais ne se valent pas tous et l’accent frenchy finit un peu par lasser sur la durée.
Le groupe, dont c’était apparemment le premier passage dans le sud, revient faire un rappel un peu machinalement, peut être un peu déçu du peu de monde.
L'intention y était et l'on a quand même bien tapé du pied, à défaut de totalement le prendre.
Avec leur gros son et leur énergie qui compensent leur manque (provisoire on l'espère) de chansons marquantes tout laisse à penser que Adam Kesher est une formation qui peut davantage enflammer une scène de festival d'été qu'une salle clairsemée, fut-ce t'il une veille de jour férié.
Ce mercredi ce sont quelques unes de mes salles préférées qui ont l’air de s’être toutes passées le mot, et si on proposait une affiche rock indé alléchante tous le même soir, veille de jour férié ?
Choix inhabituellement cornélien entre des groupes que j’aime bien, au détriment des Zombie Zombie (à seconde nature) et Broken Social Scene (Cabaret aléatoire), ce sera pour ma part prime à la jeunesse avec The Hundred In The Hands au Poste à Galène.
Duo New Yorkais apparu l’an dernier avec “Dressed in Dresden”, petite bombinette disco punk déjà familière suivie d’un EP moyen et d’un album plus réussi dont la production de l’idole perso Richard X suscitait une certaine curiosité.
Toujours pas compris, par contre, ce qu’ils faisaient sur le label Warp, si ce n’est peut être une certaine ressemblance de la chanteuse longiligne Eleonore avec celle de Broadcast, avec qui elle partage un goût pour la frange et la posture statique.

Plaisants sur disque, tout aussi bons sur scène malgré une place importante aux samples pour les parties beats et lignes de basses, ça n’est pas gênant sur tous les morceaux mais un ou deux musiciens additionnels ne seraient pas de trop.
Le guitariste Jason m’a donné une impression de classe folle : des riffs tantôt acérés, shoegaze, carillonants, avec une maîtrise qui lui autorise des pas de danses élégants.
Il se charge également de lancer les samples et régler les amplis avec minutie pendant que sa comparse s’impose un peu plus à chaque chanson.
Elle semble assez timide et trop concentrée pour nous regarder au départ, ce qui ne manque pas de charme mais est un peu frustrant, mais au fil du concert la glace se brise progressivement et elle daignera même (très) furtivement s’approcher du premier rang.
Très belle voix aux accents gothiques mais pas trop, puissante et parfois sensuelle selon les titres, ne lui manque qu’un peu d’assurance pour affirmer son charisme et on pourrait tenir une nouvelle Siouxsie qui sait.
Les tubes de l’album sont là en tout cas et s’enchaînent sans temps mort, avec une mention spéciale pour les très efficaces “Commotion” et “Young aren’t young”.
Pas de rappel, ce qui vu leur jeune répertoire et l’accueil timoré de l’assistance ne choque pas, et long changement de plateau qui nous laisse le temps de sympathiser avec eux au stand merchandising.
A l’annonce de cette soirée il y a encore quelques semaines, je ne connaissais le deuxième groupe ni d’Eve ni d’Adam (Kesher).
Des Bordelais qui en sont déjà à leur deuxième long format, le remuant “Challenging Nature” dont sont tirés la plupart des morceaux joués ce soir.
Une musique bien dans l’air du temps, réponse assez crédible aux cousins anglo-saxons du même genre, Klaxons, Late Of The Pier, voire Passion Pit, la voix de René La Taupe en moins.
Le chanteur mouille la chemise (enfin là en l’occurrence un t-shirt Black Flag) et son gang n’est pas en reste, la dynamique qui manquait parfois au groupe précédent, euh l’ont indéniablement.
Batteur metronomique, bassiste bondissant, synthé un peu cheap, et moult percussions ou machines à clap clap, la panoplie parfaite du groupe de rock-qui-fait-danser.
On passe un agréable moment mais pas totalement convaincant, les titres claquent bien dans l’ensemble mais ne se valent pas tous et l’accent frenchy finit un peu par lasser sur la durée.
Le groupe, dont c’était apparemment le premier passage dans le sud, revient faire un rappel un peu machinalement, peut être un peu déçu du peu de monde.
L'intention y était et l'on a quand même bien tapé du pied, à défaut de totalement le prendre.
Avec leur gros son et leur énergie qui compensent leur manque (provisoire on l'espère) de chansons marquantes tout laisse à penser que Adam Kesher est une formation qui peut davantage enflammer une scène de festival d'été qu'une salle clairsemée, fut-ce t'il une veille de jour férié.
Signature : samile 12/11/2010
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Photographe : mkhelif
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