Critique de concert The Jellyhearts + Cut in the Hill Gang

La curiosité intriguée nous pousse ce soir à la Machine à Coudre où l’asso du Dépanneur a eu la bonne idée de mettre en scène deux lives blues & trash & boogie venus du fin fond des Etats-Unis.
Très vite, le duo féminin de la première partie donne le ton. The Jellyhearts , from the Ohio et leur blues grungy. Amy Winehouse à la batterie versus Candye Kane (ou une anti- Blondie ) à la gratte + chant. Mizz Lorn la batteuse dévoile un éclectisme ébouriffant, dynamisant le set avec éclat, faisant vivre le roulement d’un train ou la foudre d’un cœur brisé avec une dextérité et une fluidité impressionnante. Reba la chanteuse et sa voix puissamment bluesy, Reba et sa guitare torturée, travaillée à la pédale superfuzz qui alourdit et trashe les notes frénétiques, à la manière purement délicieusement grunge. Les deux musiciennes s’œilladent, complices, entre quelques mots lâchés dans un français timide. Brut de décoffrage, les tripes sont atteintes.
Après un changement de plateau expéditif, grimpent les Cut in the Hill Gang parachutés du Connecticut via Paris et son Point Ephémère : un batteur boogie à la frappe classiquement régulière, un guitar hero à la sauce white blues, et le second guitariste plus redneck –picking façon banjo et capodastre- taquinant l’harmonica, le chant clair et l’humour caustique ( ‘hey ! you’re a cheerleader or somethin’ ?’ blague-t-il une groupie en transe aux éclats de rires douteusement décalés) et vaguement misogyne ( ‘It’s the story of a train that runs like a woman : never on time !’ ) haha. Bref, sens de l’humour mis à part, les deux cordistes jouent en face à face, dans une énergie bien huilée ; et certains morceaux à la Ram Jam ou Hendrix déroutent agréablement par des changements de tempo, trempé dans un rockabilly entraînant. D’ailleurs la foule danse, surtout le troupeau de trentenaires alcoolisé sur ma droite, essayant bruyamment de faire fonctionner leur charme de femmes mûres (un peu trop rouges, donc). Le set est bon, mais souffre un peu d’une recette déjà mille fois digérée, et l’on s’amuse à anticiper les notes de chaque morceau. Anyway, nice ‘boogie chillin’ et fin en forme de bidouillage-court circuitage sur pédale disto, tandis que le guitar hero accolade Candye ‘Reba’ Kane aux premières loges du gig des bluesmen.
Le show se termine sur fond de sifflet dérobé à un supporter kamikaze du Vélodrome, et puis, hop, un dernier petit whisky avec les Jellyhearts , avant de s’enfoncer dans la nuit, sourds et repus.
Très vite, le duo féminin de la première partie donne le ton. The Jellyhearts , from the Ohio et leur blues grungy. Amy Winehouse à la batterie versus Candye Kane (ou une anti- Blondie ) à la gratte + chant. Mizz Lorn la batteuse dévoile un éclectisme ébouriffant, dynamisant le set avec éclat, faisant vivre le roulement d’un train ou la foudre d’un cœur brisé avec une dextérité et une fluidité impressionnante. Reba la chanteuse et sa voix puissamment bluesy, Reba et sa guitare torturée, travaillée à la pédale superfuzz qui alourdit et trashe les notes frénétiques, à la manière purement délicieusement grunge. Les deux musiciennes s’œilladent, complices, entre quelques mots lâchés dans un français timide. Brut de décoffrage, les tripes sont atteintes.
Après un changement de plateau expéditif, grimpent les Cut in the Hill Gang parachutés du Connecticut via Paris et son Point Ephémère : un batteur boogie à la frappe classiquement régulière, un guitar hero à la sauce white blues, et le second guitariste plus redneck –picking façon banjo et capodastre- taquinant l’harmonica, le chant clair et l’humour caustique ( ‘hey ! you’re a cheerleader or somethin’ ?’ blague-t-il une groupie en transe aux éclats de rires douteusement décalés) et vaguement misogyne ( ‘It’s the story of a train that runs like a woman : never on time !’ ) haha. Bref, sens de l’humour mis à part, les deux cordistes jouent en face à face, dans une énergie bien huilée ; et certains morceaux à la Ram Jam ou Hendrix déroutent agréablement par des changements de tempo, trempé dans un rockabilly entraînant. D’ailleurs la foule danse, surtout le troupeau de trentenaires alcoolisé sur ma droite, essayant bruyamment de faire fonctionner leur charme de femmes mûres (un peu trop rouges, donc). Le set est bon, mais souffre un peu d’une recette déjà mille fois digérée, et l’on s’amuse à anticiper les notes de chaque morceau. Anyway, nice ‘boogie chillin’ et fin en forme de bidouillage-court circuitage sur pédale disto, tandis que le guitar hero accolade Candye ‘Reba’ Kane aux premières loges du gig des bluesmen.
Le show se termine sur fond de sifflet dérobé à un supporter kamikaze du Vélodrome, et puis, hop, un dernier petit whisky avec les Jellyhearts , avant de s’enfoncer dans la nuit, sourds et repus.
Signature : odlizle 28/03/2009
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La Machine à Coudre – Marseille


le 10 décembre 2011 - Machine à Coudre - Marseille (par Pirlouiiiit)
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