Critique de concert Grey Guts + Rust + The Needs

Ouel,
les Grey guts de Toulon ont un look aux petits oignons (environ 3 générations de punk rockers sont citées dans les dégaines de ces teenagers sudistes), mais aussi une ligne vocale qui sonne comme les Buzzcocks. Le chanteur guitariste a la hargne nécessaire, cependant leur mise en place laisse encore à désirer. Quant à leur choriste aphone versé dans le air guitar, voilà ce qu'on peut appeler une présence scénique dispensable.
Les Rust sont plus authentiques dans leur approche US d'un possible rock d'ici, mais règne dans leur track listing un éclectisme quelque peu erratique. Le côté laid Back Westerner perceptible en studio a du mal à passer le cap sur scène, laissant l'auditeur osciller entre un post grunge évidemment inspiré par Neil Young et des choses plus progressives dont le trait d'union serait à chercher du côté de Yola Tango.
Et Les NEEDS ?
Passage tardif pour le quintet tout récemment devenu quatuor. Le combo le plus hardmods de France pour les Italiens, le plus acid freak de l'hexagone pour les ricains, et le plus garagiste parmi les frog eaters selon la croyance britannique, déboule, manifestement spaced out. La présence d'un gallon de vodka aux 2 tiers vide sur scène est un signe qui ne trompe pas. Dey tournicote autour du microphone avec des allures bukowskiennes qui tranchent sur la juvénile apparence de la nouvelle section rythmique. Quant à Vince Shambles, malgré sa stature façon Taylor rugbyman, son timing dans l'accordage de la Gretsch est un aveu alcoolémique. Or ces adeptes du "drunk and jive" conduisent une caisse trafiquée au kérosène. La calandre est destroy, ça grésille, étincelle furieusement sur les jantes mais le tout neuf moteur turboïse à merveille. Le couple basse / batterie retapisse le répertoire d'un groove sharp bourrinant à souhait. Dey ré-invente ses lyrics, en chantant double, comme on voit double, allant jusqu'à adopter un phrasé à la Bolan, voix diffractée dans un miroir brisé. Shambles n'a qu'à furibarder dans de chafouines embardées soniques du plus toxique effet. Malgré les dénis tout azimut et la salle qui se vide, à l'arrivée, c'est encore gagné. La furia est telle que la batterie aimablement prêtée, a la fin du gig, s'amoncelle sous la fumée. Philosophie rock : lesson one. End.
les Grey guts de Toulon ont un look aux petits oignons (environ 3 générations de punk rockers sont citées dans les dégaines de ces teenagers sudistes), mais aussi une ligne vocale qui sonne comme les Buzzcocks. Le chanteur guitariste a la hargne nécessaire, cependant leur mise en place laisse encore à désirer. Quant à leur choriste aphone versé dans le air guitar, voilà ce qu'on peut appeler une présence scénique dispensable.
Les Rust sont plus authentiques dans leur approche US d'un possible rock d'ici, mais règne dans leur track listing un éclectisme quelque peu erratique. Le côté laid Back Westerner perceptible en studio a du mal à passer le cap sur scène, laissant l'auditeur osciller entre un post grunge évidemment inspiré par Neil Young et des choses plus progressives dont le trait d'union serait à chercher du côté de Yola Tango.
Et Les NEEDS ?
Passage tardif pour le quintet tout récemment devenu quatuor. Le combo le plus hardmods de France pour les Italiens, le plus acid freak de l'hexagone pour les ricains, et le plus garagiste parmi les frog eaters selon la croyance britannique, déboule, manifestement spaced out. La présence d'un gallon de vodka aux 2 tiers vide sur scène est un signe qui ne trompe pas. Dey tournicote autour du microphone avec des allures bukowskiennes qui tranchent sur la juvénile apparence de la nouvelle section rythmique. Quant à Vince Shambles, malgré sa stature façon Taylor rugbyman, son timing dans l'accordage de la Gretsch est un aveu alcoolémique. Or ces adeptes du "drunk and jive" conduisent une caisse trafiquée au kérosène. La calandre est destroy, ça grésille, étincelle furieusement sur les jantes mais le tout neuf moteur turboïse à merveille. Le couple basse / batterie retapisse le répertoire d'un groove sharp bourrinant à souhait. Dey ré-invente ses lyrics, en chantant double, comme on voit double, allant jusqu'à adopter un phrasé à la Bolan, voix diffractée dans un miroir brisé. Shambles n'a qu'à furibarder dans de chafouines embardées soniques du plus toxique effet. Malgré les dénis tout azimut et la salle qui se vide, à l'arrivée, c'est encore gagné. La furia est telle que la batterie aimablement prêtée, a la fin du gig, s'amoncelle sous la fumée. Philosophie rock : lesson one. End.
Signature : zany giannile 17/05/2010
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>> Réponse (le 22/06/2010 par Papi) Avant toute chose, sachez que ceci reste mon avis (ce n'est pas une critique objective, car d'après la critique déjà parue, l'objectivité n'était pas la principale qualité retrouvée). Donc premier groupe de la soirée, et première surprise, The Greygut's, qui ont attaqué dès le début et ont su donner de la voix! malgré des solos peu convaincants, l'esprit était la et la salle s'est réchauffée en quelques secondes!! Les RUST ont direct envoyé les watts! Neil Young et Tom Waits en fusion, frissons présents dans la salle, mystification des regards, des pogos se forment, bref mission réussie pour ce talentueux groupe qui n'est pas en manque d'idées (leur set un peu court par rapport aux autres groupes étant surement le seul défaut qu'on puisse leur reprocher). Dernièrement, The Needs... .../...
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le 25 février 2011 - la machine à coudre - Marseille (par The Two Headed Dog)
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