Critique de concert The Phantom Band

Ami mélomane, ami lecteur, de deux chose l’une : soit tu étais au concert de Phantom Band mercredi soir au Grand Mix, auquel cas tu te seras fait ta propre opinion de leur prestation, soit tu n’y étais pas et tu as eu tort. Ecoute donc pourquoi.
D’abord, très franchement, aucune excuse ne sera recevable : France-Brésil sur la une, c’était pas folichon. En revanche, le team resserré de ces six Ecossais venant jouer en terres tourquennoises, c’était quand même autre chose. Quand bien même leur chanteur, malade, n’aura pu donner toute latitude à sa magnifique voix de baryton. Des excuses rigolotes, quelques quintes de toux, une grosse heure de concert : 200 personnes les ont applaudis avec un enthousiasme non feint ; c’était la moindre des choses.
Car ces six gars-là ont : du talent à revendre, une joie visible à jouer ensemble, des mélodicas en guise de cornemuses, pas une once de suffisance, un bonnet rouge très Cousteau pour l’homme aux claviers, une timidité maladive pour le troisième guitariste qui aura joué dos au public tout du long, un jeu de batterie du tonnerre, tout en nervosité maîtrisée, de l’humour et last but not least, une musique franchement impossible à étiqueter.
Voyage en terres inconnues
Ni tout à fait pop, ni complètement (kraut) rock, pas vraiment prog, leurs chansons vont leur chemin, souvent long et tortueux, mais pas torturé.
Puisant dans "Checkmate Savage" et "The Wants", leurs deux premiers albums, ils ont baladé le public en terres inconnues sans que les oreilles ne cherchent leur route. Beaucoup de chœurs (tout le monde chante), façon Beach Boys, pas mal de lignes de guitares (dont une jouée de dos, donc !), un bassiste monolithique (comme souvent avec la quatre cordes), pour des versions de The Howling, Burials Sounds, Everybody Knows It’s true plus punchys que sur disque ; sans pour autant en perdre la finesse, watts en live oblige.
Impossible de s’ennuyer, donc, malgré un jeu de scène quasi inexistant : bougent pas trop, ces six Ecossais. Mais ça se passe en dedans, vous voyez le genre ? Comme sur, au hasard, In The Corn. Ou le final bruyant mais joli quand même de Crocodile. De quoi verser une larme : c’était déjà fini. A quand leur prochaine apparition ?
D’abord, très franchement, aucune excuse ne sera recevable : France-Brésil sur la une, c’était pas folichon. En revanche, le team resserré de ces six Ecossais venant jouer en terres tourquennoises, c’était quand même autre chose. Quand bien même leur chanteur, malade, n’aura pu donner toute latitude à sa magnifique voix de baryton. Des excuses rigolotes, quelques quintes de toux, une grosse heure de concert : 200 personnes les ont applaudis avec un enthousiasme non feint ; c’était la moindre des choses.
Car ces six gars-là ont : du talent à revendre, une joie visible à jouer ensemble, des mélodicas en guise de cornemuses, pas une once de suffisance, un bonnet rouge très Cousteau pour l’homme aux claviers, une timidité maladive pour le troisième guitariste qui aura joué dos au public tout du long, un jeu de batterie du tonnerre, tout en nervosité maîtrisée, de l’humour et last but not least, une musique franchement impossible à étiqueter.
Voyage en terres inconnues
Ni tout à fait pop, ni complètement (kraut) rock, pas vraiment prog, leurs chansons vont leur chemin, souvent long et tortueux, mais pas torturé.
Puisant dans "Checkmate Savage" et "The Wants", leurs deux premiers albums, ils ont baladé le public en terres inconnues sans que les oreilles ne cherchent leur route. Beaucoup de chœurs (tout le monde chante), façon Beach Boys, pas mal de lignes de guitares (dont une jouée de dos, donc !), un bassiste monolithique (comme souvent avec la quatre cordes), pour des versions de The Howling, Burials Sounds, Everybody Knows It’s true plus punchys que sur disque ; sans pour autant en perdre la finesse, watts en live oblige.
Impossible de s’ennuyer, donc, malgré un jeu de scène quasi inexistant : bougent pas trop, ces six Ecossais. Mais ça se passe en dedans, vous voyez le genre ? Comme sur, au hasard, In The Corn. Ou le final bruyant mais joli quand même de Crocodile. De quoi verser une larme : c’était déjà fini. A quand leur prochaine apparition ?
Signature : renole 12/02/2011
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Photographe : reno
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le 4 décembre 2009 - Parc des Expos de Rennes (par Pierre Andrieu)
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