Critique de concert The Raconteurs + The Sadies

Un bon petit concert en perspective ! Je suis bien content de retourner dans cette salle très sympathique. La dernière fois c'était pour Xavier Rudd (excellentissime). Ce soir, un groupe en passe de devenir mythique (si ce n'es déjà fait), les Raconteurs, qualifiés très souvent et injustement de "supergroupe"... Un peu réducteur non?
"Supergroupe (n.m.): terme (...) pour désigner un groupe (à la base, de rock) formé de musiciens ayant déjà acquis une certaine notoriété au sein d'un ou de plusieurs autres groupes. Il peut s'agir de formations éphémères, où des musiciens actifs dans des groupes à grande notoriété s'associent pour jouer ensemble le temps d'un album ou de quelques concerts."
Alors là, je dit Non. Bien qu'il soit effectivement le mélange de gars qui assurent (White, Benson et la section rythmique des Greenhornes), ils prouvent qu'ils ne sont pas un phénomène "juste pour un album". Ils l'ont prouvé dans leurs 2 excellent albums, confirmé en 2006 à Rock en Seine, et l'ont encore prouvé dans ce concert qui fait partie du top 3 des meilleurs concerts de ma vie. Mais revenons à la soirée...
Première partie: The Sadies. Très sympa, contrebasse et guitariste-violoniste-foufou ont assuré, en mettant une bonne ambiance dans la salle, qui se remplissait lentement mais sûrement. Bien que parfois penchant un peu trop dans la country old-style, j'ai passé un très bon moment, avec en prime un petit moment d'acrobatie guitaristique sur le dernier morceau, où les deux guitaristes ont continué à jouer sur leur propre guitare de la main droite mais en échageant les mains gauches (pas facile à expliquer, mais bon ça a fait son petit effet).
Le temps que les roadies aux chapeaux de la bande de Cincinnati fassent leur job sur scène, et hop ils arrivent. Le show des Raconteurs commence. La magie s'installe. Sur scène un cinquième compère multi-instrumentiste assure l'essentiel des parties claviers, piano, en ajoutant à ça les chœurs, un peu de violon et de percus. Je ne peux pas détailler le concert, ça serait comme essayer de décrire un tableau de Dali en sémaphore. Tout ce que je peux dire, c'est qu'il faut voir ça. On sent une vraie alchimie, du plaisir à jouer, chacun se donne à 200%. Même si, forcément j'allais dire, Jack White est un peu "la star", tout est fait pour que chacun ait sa part dans le groupe, Enfin ceci dit, c'est vrai qu'il assure le Jack. Un "Blue Veins" exceptionnel, à filer la chair de poule à un croque-mort. Si les morceaux sont parfaitement maîtrisés, ils sont également fouillés, triturés, étalés, retournés, étirés au maximum, démembrés et ré-assemblés avec maestria, pour en faire un chef-d'oeuvre de 10 minutes, sans un instant répétitif ou lassant. On a vraiment l'impression qu'ils s'ouvrent le ventre et mettent leur tripes à l'air, Jack White étant particulièrement expressif lors de cet exercice.
Un peu plus d'une heure et demi de dégustation. Ça m'a paru en même temps trop court, parce que trop bon, et vraiment long (dans le bon sens), parce que trop bon.
En rentrant, dans le métro, j'avais la tête complètement ailleurs, ça a été vraiment un grand moment. Exceptionnel. Allez les voir si vous le pouvez, ce sont de vrais Artistes, et pas juste un regroupement de mecs un peu connus dans le seul but de ramasser du fric.
"Supergroupe (n.m.): terme (...) pour désigner un groupe (à la base, de rock) formé de musiciens ayant déjà acquis une certaine notoriété au sein d'un ou de plusieurs autres groupes. Il peut s'agir de formations éphémères, où des musiciens actifs dans des groupes à grande notoriété s'associent pour jouer ensemble le temps d'un album ou de quelques concerts."
Alors là, je dit Non. Bien qu'il soit effectivement le mélange de gars qui assurent (White, Benson et la section rythmique des Greenhornes), ils prouvent qu'ils ne sont pas un phénomène "juste pour un album". Ils l'ont prouvé dans leurs 2 excellent albums, confirmé en 2006 à Rock en Seine, et l'ont encore prouvé dans ce concert qui fait partie du top 3 des meilleurs concerts de ma vie. Mais revenons à la soirée...
Première partie: The Sadies. Très sympa, contrebasse et guitariste-violoniste-foufou ont assuré, en mettant une bonne ambiance dans la salle, qui se remplissait lentement mais sûrement. Bien que parfois penchant un peu trop dans la country old-style, j'ai passé un très bon moment, avec en prime un petit moment d'acrobatie guitaristique sur le dernier morceau, où les deux guitaristes ont continué à jouer sur leur propre guitare de la main droite mais en échageant les mains gauches (pas facile à expliquer, mais bon ça a fait son petit effet).
Le temps que les roadies aux chapeaux de la bande de Cincinnati fassent leur job sur scène, et hop ils arrivent. Le show des Raconteurs commence. La magie s'installe. Sur scène un cinquième compère multi-instrumentiste assure l'essentiel des parties claviers, piano, en ajoutant à ça les chœurs, un peu de violon et de percus. Je ne peux pas détailler le concert, ça serait comme essayer de décrire un tableau de Dali en sémaphore. Tout ce que je peux dire, c'est qu'il faut voir ça. On sent une vraie alchimie, du plaisir à jouer, chacun se donne à 200%. Même si, forcément j'allais dire, Jack White est un peu "la star", tout est fait pour que chacun ait sa part dans le groupe, Enfin ceci dit, c'est vrai qu'il assure le Jack. Un "Blue Veins" exceptionnel, à filer la chair de poule à un croque-mort. Si les morceaux sont parfaitement maîtrisés, ils sont également fouillés, triturés, étalés, retournés, étirés au maximum, démembrés et ré-assemblés avec maestria, pour en faire un chef-d'oeuvre de 10 minutes, sans un instant répétitif ou lassant. On a vraiment l'impression qu'ils s'ouvrent le ventre et mettent leur tripes à l'air, Jack White étant particulièrement expressif lors de cet exercice.
Un peu plus d'une heure et demi de dégustation. Ça m'a paru en même temps trop court, parce que trop bon, et vraiment long (dans le bon sens), parce que trop bon.
En rentrant, dans le métro, j'avais la tête complètement ailleurs, ça a été vraiment un grand moment. Exceptionnel. Allez les voir si vous le pouvez, ce sont de vrais Artistes, et pas juste un regroupement de mecs un peu connus dans le seul but de ramasser du fric.
Signature : nadaced
le 05/06/2008

le 29 août 2008 - Domaine National de Saint-Cloud, Paris (par Pierre Andrieu)

le 25 août 2006 - Domaine National de Saint-Cloud (par Pierre Andrieu)


le 25 août 2006 - Parc de Saint-Cloud, Paris (par Philippe)
Copyright © Neolab Production 2000-2012. Reproduction totale ou partielle interdite sans accord préalable.
Conditions générales d'utilisation
Conditions générales d'utilisation



Lundi 28 mai 2012 : 9066 concerts, 20891 critiques de concert, 4722 critiques de CD. 












