Critique de concert Les Voix du Gaou : The Rapture + Two Door Cinema club + Hyphen Hyphen

Seconde soirée du festival du Gaou avec une affiche qui paraissait alléchante : un jeune groupe repéré par les inrocks, un combo pop irlandais et une référence de l'électro-rock new-yorkais depuis 10 ans. Et alors ? 1000 personnes devant la grande scène qui peut aisément en contenir 5 à 6 fois plus. On appelle cela un flop.

20h, Hyphen Hyphen monte sur scène. Santa, l'énergique chanteuse ne tardera pas à soulever l'enthousiasme du public avec son énergie débordante. Même constat pour le batteur, impeccable métronome et grand énervé. Quand à leur musique, un rock électro concassé, c'est enlevé, dansant et assez euphorisant pendant 10 minutes... Mais le concassage systématique des mélodies fini par être assez fatiguant et on aurait bien aimé que le groupe se pose un peu pour nous embarquer. Mais on a surtout l'impression d'avoir affaire à quatre ados qui sont trop pressé de finir leur morceau pour passer à la suivante et comme cela ne va pas assez vite, il en commence deux ou trois dans la même.
Heureusement, on va pouvoir se reposer avec Two Door Cinema Club. Le groupe de kids irlandais, propulsé par une pub qui a repris un de leur titre, balance une pop ensoleillée digne des Franck and Walters et toute la vague pop irlandaise des années 90.

Le problème, c'est qu'on ne fait pas un concert avec une seule chanson. Et, nous, nous avons entendue quasiment à chaque fois les mêmes accords, les mêmes pont, les mêmes refrains, les mêmes riffs. Au bout d'un quart d'heure, on a le sentiment de se retrouver avec une bière tiède : elle nous avait désaltéré aux premières gorgées, mais, là, elle est juste écoeurante. Manifestement, le groupe est très bon pour des pub ou des jingles, mais pour tenir un set, ce n'est pas ça.

Pas grave, on va se rattraper avec The Rapture ! 45 minutes d'attente pour changer le plateau (qui aurait pu être fait en 15 minutes, comme le changement précédent, mais là, il faut faire tourner le bar...) et voilà donc les Américains. Dix ans de carrière chez DFA records de James Murphy, trois albums qui ont contribuer à créer le courant électro rock, bon, on va se prendre une claque...
Une claque et même deux. Un aller retour dans l'ennui total.

Manifestement Luke Jenner, le chanteur à la tête d'ado attardé (et la voix qui va avec) n'avait absolument pas envie d'être sur scène et il n'a rien fait pour le cacher. Est-ce à cause du batteur, qui est arrivé en béquille ? Est ce la faute du look de redneck du bassiste ? Est ce la faute du clavier, sosie du chanteur de Duran Duran ? Est le manque de public ? Personne ne sait, mais le fait est là.

Le set d'une petite heure a été un calvaire. Les titres du dernier album, "In the grace of your love" ont été joués de façon mécanique, ce qui a vraiment gâcher la fête que l'on se faisait d'entendre en live les bombes "How Deep is your love ?" et "Miss You", de redécouvrir les singles du premier album "echoes" et "house of jealous lover".

Ils étaient bien là, mais pas le groupe. Seul le clavier sauvait un peu la baraque en faisant le pitre à la manière de Bez des Happys Mondays.
Soirée foirée, à oublier.


20h, Hyphen Hyphen monte sur scène. Santa, l'énergique chanteuse ne tardera pas à soulever l'enthousiasme du public avec son énergie débordante. Même constat pour le batteur, impeccable métronome et grand énervé. Quand à leur musique, un rock électro concassé, c'est enlevé, dansant et assez euphorisant pendant 10 minutes... Mais le concassage systématique des mélodies fini par être assez fatiguant et on aurait bien aimé que le groupe se pose un peu pour nous embarquer. Mais on a surtout l'impression d'avoir affaire à quatre ados qui sont trop pressé de finir leur morceau pour passer à la suivante et comme cela ne va pas assez vite, il en commence deux ou trois dans la même.
Heureusement, on va pouvoir se reposer avec Two Door Cinema Club. Le groupe de kids irlandais, propulsé par une pub qui a repris un de leur titre, balance une pop ensoleillée digne des Franck and Walters et toute la vague pop irlandaise des années 90.

Le problème, c'est qu'on ne fait pas un concert avec une seule chanson. Et, nous, nous avons entendue quasiment à chaque fois les mêmes accords, les mêmes pont, les mêmes refrains, les mêmes riffs. Au bout d'un quart d'heure, on a le sentiment de se retrouver avec une bière tiède : elle nous avait désaltéré aux premières gorgées, mais, là, elle est juste écoeurante. Manifestement, le groupe est très bon pour des pub ou des jingles, mais pour tenir un set, ce n'est pas ça.

Pas grave, on va se rattraper avec The Rapture ! 45 minutes d'attente pour changer le plateau (qui aurait pu être fait en 15 minutes, comme le changement précédent, mais là, il faut faire tourner le bar...) et voilà donc les Américains. Dix ans de carrière chez DFA records de James Murphy, trois albums qui ont contribuer à créer le courant électro rock, bon, on va se prendre une claque...
Une claque et même deux. Un aller retour dans l'ennui total.

Manifestement Luke Jenner, le chanteur à la tête d'ado attardé (et la voix qui va avec) n'avait absolument pas envie d'être sur scène et il n'a rien fait pour le cacher. Est-ce à cause du batteur, qui est arrivé en béquille ? Est ce la faute du look de redneck du bassiste ? Est ce la faute du clavier, sosie du chanteur de Duran Duran ? Est le manque de public ? Personne ne sait, mais le fait est là.

Le set d'une petite heure a été un calvaire. Les titres du dernier album, "In the grace of your love" ont été joués de façon mécanique, ce qui a vraiment gâcher la fête que l'on se faisait d'entendre en live les bombes "How Deep is your love ?" et "Miss You", de redécouvrir les singles du premier album "echoes" et "house of jealous lover".

Ils étaient bien là, mais pas le groupe. Seul le clavier sauvait un peu la baraque en faisant le pitre à la manière de Bez des Happys Mondays.
Soirée foirée, à oublier.

Signature : stephane sarpauxle 23/07/2012
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Photographe : mkhelif
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