Critique de concert The Raveonettes + Da Brasilians + The Cribs

Jolie soirée de rentrée pour le public rock de la Coopérative de Mai, avec Da Brasilians, The Raveonettes et The Cribs invités par la tournée Inrocks Indie Club … Une occasion immanquable de revoir The Raveonettes dans une petite salle, de découvrir leurs nouveaux morceaux et d’assister à l’éclosion de deux jeunes combos : les Français plutôt doués de Da Brasilians et les Anglais éreintants de The Cribs.

Da Brasilians : prometteur.
Dans une style pop sixties très bien maîtrisé (instrumentation classieuse, belles harmonies vocales), Da Brasilians a placé la soirée sous les meilleurs auspices. La recette est simple : des morceaux composés en orfèvres pop suivant les méthodes de Crosby, Stills, Nash & Young, The Byrds et Brian Wilson. Malgré un son un peu trop agressif pour le style musical et la légère monotonie qui s’installe en fin de set, l’on tient là un groupe prometteur pour l’avenir.

The Raveonettes : embarquement immédiat pour le pays du mur du son, des mélodies insidieuses et des guitares surf.
The Raveonettes, le groupe s’installant ensuite en version power trio sur la scène du club de la Coopé, n’est plus à mettre dans la catégorie "groupe prometteur" : c’est un excellent groupe de scène (excellent concert à la Route du Rock 2005) produisant des disques remarquables, même s’il en vend peu. Les Raveonettes s’apprêtent à faire paraître un nouvel album en novembre 2007, et souhaitent commencer à le promouvoir sur scène. D’où un set avec de larges extraits du prochain opus, sans oublier les tubes imparables du trio venu du froid. Sorte de mélange rêvé entre The Jesus And Mary Chain (dans une bonne forme relative – eu égard aux excès passés – à Rock en Seine 2007), les Ronettes du producteur Phil Spector, The Velvet Underground et l’univers de David Lynch/Julee Cruise, The Raveonettes s’attachent à proposer une belle série de titres percutants, caressants, sexy et agressifs. Un guitariste/chanteur taciturne mais flamboyant, une guitariste/chanteuse suave, un très bon batteur, qui joue debout (comme Moe Tucker du Velvet, ce n’est pas un détail), quelques samples de basse, et hop, le tour est joué : on embarque pour le pays du mur du son, des mélodies insidieuses et des guitares surf. Entre le feu et la glace, la tendresse et la domination, la douceur et la violence, les Raveonettes marquent durablement… Sans rappel et presque sans sourire, le groupe quitte la scène, laissant le public – ravi par la prestation – orphelin.

The Cribs : à la fois punk/métal ultra brouillon et pop FM à roulettes.
Le nombreux public est d’autant plus orphelin, que juste après les trois garnements de The Cribs déboulent sur scène... pour vider la salle en deux temps trois mouvements. Normal, avec des chansons mal écrites, mal jouées et mal chantées. Il ne suffit pas d’essayer de ressembler aux Libertines pour faire quelque chose d’intéressant, messieurs ! Tout cela sonne à la fois punk métal ultra brouillon et pop FM à roulettes. Une véritable horreur à déconseiller à tout le monde, sauf aux amateurs d’énergie saignante : le groupe ne ménageant pas sa peine et le guitariste chanteur se faisant fort de s’exploser la lèvre sur le micro dès le premier morceau. The Cribs : du sang, de la sueur et c’est tout… On retiendra donc de cette soirée la belle prestation de Da Brasilians et le set ébouriffant des Raveonettes.
Sites Internet : www.lacoope.org, www.theraveonettes.com, www.myspace.com/theraveonettes, www.thecribs.com, www.myspace.com/thecribs, www.myspace.com/dabrasilians.
Photo Claude Roustan

Da Brasilians : prometteur.
Dans une style pop sixties très bien maîtrisé (instrumentation classieuse, belles harmonies vocales), Da Brasilians a placé la soirée sous les meilleurs auspices. La recette est simple : des morceaux composés en orfèvres pop suivant les méthodes de Crosby, Stills, Nash & Young, The Byrds et Brian Wilson. Malgré un son un peu trop agressif pour le style musical et la légère monotonie qui s’installe en fin de set, l’on tient là un groupe prometteur pour l’avenir.

The Raveonettes : embarquement immédiat pour le pays du mur du son, des mélodies insidieuses et des guitares surf.
The Raveonettes, le groupe s’installant ensuite en version power trio sur la scène du club de la Coopé, n’est plus à mettre dans la catégorie "groupe prometteur" : c’est un excellent groupe de scène (excellent concert à la Route du Rock 2005) produisant des disques remarquables, même s’il en vend peu. Les Raveonettes s’apprêtent à faire paraître un nouvel album en novembre 2007, et souhaitent commencer à le promouvoir sur scène. D’où un set avec de larges extraits du prochain opus, sans oublier les tubes imparables du trio venu du froid. Sorte de mélange rêvé entre The Jesus And Mary Chain (dans une bonne forme relative – eu égard aux excès passés – à Rock en Seine 2007), les Ronettes du producteur Phil Spector, The Velvet Underground et l’univers de David Lynch/Julee Cruise, The Raveonettes s’attachent à proposer une belle série de titres percutants, caressants, sexy et agressifs. Un guitariste/chanteur taciturne mais flamboyant, une guitariste/chanteuse suave, un très bon batteur, qui joue debout (comme Moe Tucker du Velvet, ce n’est pas un détail), quelques samples de basse, et hop, le tour est joué : on embarque pour le pays du mur du son, des mélodies insidieuses et des guitares surf. Entre le feu et la glace, la tendresse et la domination, la douceur et la violence, les Raveonettes marquent durablement… Sans rappel et presque sans sourire, le groupe quitte la scène, laissant le public – ravi par la prestation – orphelin.

The Cribs : à la fois punk/métal ultra brouillon et pop FM à roulettes.
Le nombreux public est d’autant plus orphelin, que juste après les trois garnements de The Cribs déboulent sur scène... pour vider la salle en deux temps trois mouvements. Normal, avec des chansons mal écrites, mal jouées et mal chantées. Il ne suffit pas d’essayer de ressembler aux Libertines pour faire quelque chose d’intéressant, messieurs ! Tout cela sonne à la fois punk métal ultra brouillon et pop FM à roulettes. Une véritable horreur à déconseiller à tout le monde, sauf aux amateurs d’énergie saignante : le groupe ne ménageant pas sa peine et le guitariste chanteur se faisant fort de s’exploser la lèvre sur le micro dès le premier morceau. The Cribs : du sang, de la sueur et c’est tout… On retiendra donc de cette soirée la belle prestation de Da Brasilians et le set ébouriffant des Raveonettes.
Sites Internet : www.lacoope.org, www.theraveonettes.com, www.myspace.com/theraveonettes, www.thecribs.com, www.myspace.com/thecribs, www.myspace.com/dabrasilians.
Photo Claude Roustan
Signature : pierre andrieule 24/09/2007
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