Critique de concert The Warlocks + Moloko Velocet


Dans la grande famille rock-indé-tendance-psyché façon Brian Jonestown Massacre et The Velvet Underground, The Warlocks faisait figure d’incontournable héritier. Oui, faisait. Car, en 2007 patatrac : changement de cap sans (presque) crier gare. Fini le côté indie classique enjoué, la filiation directe avec les groupes précédemment cités. Place à la lenteur, aux guitares noyées sous les effets ou broyées par la fuzz. Tout côté mélodique est réprimé, le chant devient plaintif et la musique exprime désormais ce que Surgery avait commencé à mettre en texte : le spleen, tendance plus suicidaire que rêveur. Et au final The Warlocks accouchait de son meilleur disque : Heavy Deavy Skull Lover – avis purement subjectif loin de faire l’unanimité. Deux ans plus tard The Mirror Exploses, dernier album en date, continuait sur cette voie.
Or le problème avec les groupes qui changent de style, c’est qu’à un moment donné il faut choisir son camp. Les soutenir dans leur choix ou pas. Surtout avant d’aller les voir en concert.
Et forcément, de camps, il y en avait deux ce soir. Ceux pour qui la discographie du groupe s’était arrêtée en 2002 avec Phoenix. Et les autres, attirés par leurs deux derniers efforts. La logique voudrait que le premier camp soit déçu. Les groupes ayant souvent tendance à délaisser leurs vieux titres sur scène - exceptés les incontournables.
Heureusement le groupe a le sens du compris. Et surtout pas mal de morceaux incontournables. De ses deux derniers opus, The Warlocks ne défendra que cinq titres (cf setlist plus bas). Et restera toute la soirée en position de grand écart, tranchant mécaniquement entre ses tubes et ses autres titres moins immédiats. Ouvrant avec The Red Camera, clôturant sur Zombie Like Lovers, et balançant entre les deux majoritairement ses tubes issus de Phoenix ou Rise And Fall, leurs deux premiers albums. Et en écartant les morceaux les plus sombres de son répertoire récent, histoire de ne pas plomber l’ambiance.
Pas décontenancé par cette posture le public apprécie et commence tardivement à sortir de sa léthargie. Soit au moment où Bobby Hecksher les toise et où commence à résonner Shake The Drop Out. Les autres tubes, bien plus nerveux que sur cd, feront le reste. Le groupe restera désormais en terrain conquis. Et le public en redemandera. Il ne se calmera que difficilement : après deux rappels.
Setlist :
1. Red Camera (The Mirror Explodes)
2. ?
3. So Paranoid (Heavy Deavy Skull Lover)
4. Song For Nico (Rise And Fall)
5. Shake The Drop Out (Phoenix)
6. The Dope Feel Good (Phoenix)
7. ?
8. ?
9. Stickman Blues (Phoenix)
10. Hurricane Heart Attack (Phoenix)
11. Zombie Like Lovers (Heavy Deavy Skull Lover)
Premier rappel :
1. Nouvelle chanson
2. You Make Me Wait (The Mirror Explodes)
3. We Need Starpower (Surgery)
4. Come Save US (Surgery)
Deuxième rappel :
1. The Midnight Sun (The Mirror Explodes)
2. ?
Signature : thorfin
le 19/11/2010
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le 19/11/2010
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