Critique de concert Them Crooked Vultures


Vous savez ce qu’on se disait à la fin de chaque concert depuis deux mois avec mon photographe préféré : vivement le concert des Them Crooked Vultures ! C’est bien pour dire que cette date du 8 juin au Zénith était attendue et pas seulement par nous vu que la salle avec ces 7000 places affichait complet. Et pour cause accueillir autant de talent au m2 pour un seul et même concert, c’est pas si souvent que cela arrive.

Et bien, nos petits pois préférés (tout le monde connaît l’histoire) sont venus pour une date unique en France, après un passage fin Août 2009 avant la sortie de leur album et dans le cadre du festival Rock en Seine. Joshua Homme le leader des Queens Of The Stone Age, un des musiciens préférés de votre serviteur, John Paul Jones le légendaire bassiste de Led Zeppelin, Dave Grohl l’ancien batteur de Nirvana et des Queens sur "Song For The Deaf", leader, chanteur/guitariste des Foo Fighters, n’en jetez plus la coupe est pleine, 3 monstres du rock, des légendes pour certains, des dieux pour d’autres, chacun laissera une trace indélébile dans l’histoire du rock. Pour compléter le trio magique, Alain Johannes, un des fidèles de Josh depuis plusieurs années et fabuleux musicien/guitariste, accompagne ces trois monuments.

Wouah, il est 19h et la tension monte sévère, on va appeler cela de l’excitation, oui c’est ça, une énorme excitation nous envahit. C’est déjà bon avant d’avoir commencé et si, en plus, nous pouvions effacer un peu de notre mémoire ce concert donné par Josh et ses Queens en février 2008, trop classique et prévisible à notre goût, on en serait vraiment plus qu’heureux.
Parenthèse : Les Queens Of The Stone Age sont devenus au fil des années une grosse machine et leurs concerts sont devenus moins excitants qu’a l’époque ou ils jouaient entre autres à l’Elysée Montmartre. Nostalgie, quand tu nous tiens... (C’est pas que c’est pas bien, c’est seulement moins exceptionnel qu’avant. Nick Oliveri, tu nous manqueras toujours, allez reviens…).

Une petite appréhension pointe par ce fait, en même temps, on n’est pas trop inquiets non plus. Leur album a mis du temps à se dévoiler entièrement vu l’incroyable richesse musicale qu’il révèle au fil des écoutes. Pour ceux qui traînent encore un peu la patte, découvrez le live donné par les garçons pour le compte de la chaîne cryptée en fin d’année 2009 : une heure d’une intensité remarquable qui a fini de me convaincre définitivement. Chaud, chaud-bouillant nous sommes dans les travers du Zénith, 20 heures, beaucoup de monde partout, pas mal de rockeurs/connaisseurs, des trentenaires et quadras pour la plupart et plein de jeunes biens sûr, bref un public de tout âge.

On ne sait même pas qui a fait la 1ère partie (y en avait-il une ???) mais on s’en fout royalement, on attend d’être délivré de cette longue attente et à 21h10 , dans une salle archi-pleine, ça y est, on peut crier notre joie à plein poumons quand ils déboulent sur cette grande scène du Zénith. Une standing ovation est donnée par un public qui exulte de bonheur et après cette entame incroyable de la part du public, les musiciens visiblement ravis d’être là et de l’accueil qui leur est réservé démarrent leur set avec le titre " No One Loves Me And Neither Do I ". C’est terrible dès le début et après plusieurs titres, on se regarde entre nous et quelques évidences s’imposent. On a en face de nous une machine de guerre qui va tout broyer sur son passage avec un son ENORME et de qualité (très rare, un son comme cela au Zénith). Dave Grohl est puissant, il a sacrément progressé dans son jeu, il frappe très fort et combine finesse, technique et une puissance imparable, il est magnifique à voir jouer, quel charisme ce mec, trop, trop bon. Josh, quand à lui, a retrouvé une seconde jeunesse, une énergie folle et un enthousiasme débordant. On a trouvé qu’il avait chanté merveilleusement bien, de toute façon, tout était parfait.

John Paul Jones fut à la hauteur de son immense talent et émouvant sur ses solos au piano, la classe, respect Mister Jones. Alain Johannes est juste parfait. Parfait, parfait, tout est parfait ce soir, les lumières, le son et un album qui va être joué entièrement, complété par deux inédits au goût différent, seul bémol d’ailleurs de la soirée. Par contre, les impros, notamment sur les titres connus (certains morceaux ont été joués sur une durée deux fois plus longues que sur le disque) ont été dantesques. On peut rajouter aussi que voir Josh et John Paul Jones jouer en tête à tête restera à jamais gravé dans nos mémoires avec un Dave en arrière plan. MAGIQUE.

Ces impros forcément travaillées au fil des concerts ont été un pur régal pour nos oreilles, vraiment quelle claque. Les voir jouer avec autant de talent et avec un plaisir non dissimulé ont ravi le public qui durant deux heures va nager dans le bonheur. Il est un peu plus de 23 heures, les compères saluent une dernière fois leur public avec un beau drapeau français et des remerciements chaleureux. Regardez la tête des musiciens sur les photos et vous comprendrez aisément que ce soir fut un grand soir.
En attendant le retour des reines à la fin de l’été, on peut simplement dire à l’avance qu’on a assisté au concert de l’année, voilà c’est dit.
Signature : lebonairle 16/06/2010
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>> Réponse (le 17/06/2010 par Mitch)



le 30 août 2009 - Saint-Cloud, Parc de Saint-Cloud (par Philippe)

le 30 août 2009 - Domaine National de Saint-Cloud, Paris (par Pierre Andrieu)

le 30 août 2009 - Domaine National de Saint-Cloud, Paris (par Pierre Andrieu)
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