Critique de concert Thomas Dutronc

Thomas Dutronc: « J’aime plus Paris » cartonne à Marseille
20 h 15 : Il y a foule ce soir aux Docks pour assister au concert de Thomas Dutronc. Un rapide tour d’horizon m’éclaire : l’assistance a la trentaine bien passée voire plus et l’air plutôt sage mais quelques jeunes filles se glissent aussi dans la masse.
20 h 40 : J’apprends avec étonnement que la première partie sera « assurée » par Mareva Galanter, l’ex Miss France aujourd’hui présentatrice sur Paris Première, et, semble-t-il, chanteuse. En théorie. Sa prestation est de piètre qualité. Les musiciens -un bassiste et un guitariste-, ne sont pas mauvais mais Mareva n’a qu’un petit filet de voix plutôt banal, tout comme ses chansons pop-rocks aux textes plats. En regardant autour de moi, je constate que le public ne semble pas enthousiasmé par le spectacle, c’est le moins qu’on puisse dire.
21 h 25 : « On m’avait dit que c’était bouillant à Marseille ! ». Très attendu, Thomas Dutronc arrive enfin sur scène, en costume blanc et chemise noire, en compagnie de ses quatre compères (un bassiste, un guitariste, un violoniste, un batteur). Suspendu comme sur une corde à linge, un écran diffusant une photo de (l’idôle) Django Reinhardt trône derrière les musiciens, tandis qu’un arc lumineux habille le fond. Le groupe entame dès le début un morceau de swing manouche, avant d’enchainer dans la même veine avec « Comme un manouche sans guitare ». Thomas Dutronc réalise ensuite une petite improvisation satirique au téléphone (« Jean Edmond, Ah ! Tu es viré, tu comprendras que je ne t’invite pas à mon dîner, mais parles-en à ta femme, je l’ai toujours trouvé bonne »…) pour lancer « N.A.S.D.A.Q ». Ce n’est pas un grand chanteur mais il a la parole facile, le verbe élégant et pas mal d’humour. La Corse, et ses chants polyphoniques, sont notamment mis à l’honneur et pastichés avec l’incontournable « O Sole Mio », que le public reprend en cœur.
Déridés, les spectateurs se voient ensuite offrir un « pot pourri » funk, des solos survoltés de guitare et de violon, un medley spécial « Tripettes de Belle-Ville ». Les célèbres « J’aime plus Paris » et « Jeune, je ne savais rien » enflamment la salle quand vient leur tour, puis Mareva Galanter remplace Marie Modiano le temps d’un duo un peu ennuyeux (« Solitaires »). Thomas Dutronc s’essayera par la suite séducteur sur « Je les veux toutes », déjanté sur « Et les frites bordel », fragile sur « Mon île ». Il échange avec le public, très réceptif, et s’amuse à le filmer par exemple. Le groupe s’éclate, la mise en scène veut nous les présenter comme une vieille bande de musiciens manouches, mais la complicité entre eux est bien réelle.
Ce spectacle a le mérite d’avoir la pêche, et il faut le dire, Thomas Dutronc est un vrai guitariste, une pièce d’un ensemble, une sorte de maitre de cérémonie agréable à écouter et qui laisse une grande place aux autres musiciens pour s’exprimer. Les textes sont truffés de jeux de mots facétieux (« je voudrais vivre comme les nonnes, j’parle pas de John ») et ont quelque chose de savoureux.
Le concert se terminera dans un grand morceau de swing manouche d’au moins un quart d’heure, comblant les fans du genre au moins autant que les musiciens !
20 h 15 : Il y a foule ce soir aux Docks pour assister au concert de Thomas Dutronc. Un rapide tour d’horizon m’éclaire : l’assistance a la trentaine bien passée voire plus et l’air plutôt sage mais quelques jeunes filles se glissent aussi dans la masse.
20 h 40 : J’apprends avec étonnement que la première partie sera « assurée » par Mareva Galanter, l’ex Miss France aujourd’hui présentatrice sur Paris Première, et, semble-t-il, chanteuse. En théorie. Sa prestation est de piètre qualité. Les musiciens -un bassiste et un guitariste-, ne sont pas mauvais mais Mareva n’a qu’un petit filet de voix plutôt banal, tout comme ses chansons pop-rocks aux textes plats. En regardant autour de moi, je constate que le public ne semble pas enthousiasmé par le spectacle, c’est le moins qu’on puisse dire.
21 h 25 : « On m’avait dit que c’était bouillant à Marseille ! ». Très attendu, Thomas Dutronc arrive enfin sur scène, en costume blanc et chemise noire, en compagnie de ses quatre compères (un bassiste, un guitariste, un violoniste, un batteur). Suspendu comme sur une corde à linge, un écran diffusant une photo de (l’idôle) Django Reinhardt trône derrière les musiciens, tandis qu’un arc lumineux habille le fond. Le groupe entame dès le début un morceau de swing manouche, avant d’enchainer dans la même veine avec « Comme un manouche sans guitare ». Thomas Dutronc réalise ensuite une petite improvisation satirique au téléphone (« Jean Edmond, Ah ! Tu es viré, tu comprendras que je ne t’invite pas à mon dîner, mais parles-en à ta femme, je l’ai toujours trouvé bonne »…) pour lancer « N.A.S.D.A.Q ». Ce n’est pas un grand chanteur mais il a la parole facile, le verbe élégant et pas mal d’humour. La Corse, et ses chants polyphoniques, sont notamment mis à l’honneur et pastichés avec l’incontournable « O Sole Mio », que le public reprend en cœur.
Déridés, les spectateurs se voient ensuite offrir un « pot pourri » funk, des solos survoltés de guitare et de violon, un medley spécial « Tripettes de Belle-Ville ». Les célèbres « J’aime plus Paris » et « Jeune, je ne savais rien » enflamment la salle quand vient leur tour, puis Mareva Galanter remplace Marie Modiano le temps d’un duo un peu ennuyeux (« Solitaires »). Thomas Dutronc s’essayera par la suite séducteur sur « Je les veux toutes », déjanté sur « Et les frites bordel », fragile sur « Mon île ». Il échange avec le public, très réceptif, et s’amuse à le filmer par exemple. Le groupe s’éclate, la mise en scène veut nous les présenter comme une vieille bande de musiciens manouches, mais la complicité entre eux est bien réelle.
Ce spectacle a le mérite d’avoir la pêche, et il faut le dire, Thomas Dutronc est un vrai guitariste, une pièce d’un ensemble, une sorte de maitre de cérémonie agréable à écouter et qui laisse une grande place aux autres musiciens pour s’exprimer. Les textes sont truffés de jeux de mots facétieux (« je voudrais vivre comme les nonnes, j’parle pas de John ») et ont quelque chose de savoureux.
Le concert se terminera dans un grand morceau de swing manouche d’au moins un quart d’heure, comblant les fans du genre au moins autant que les musiciens !
Signature : blandine
le 19/04/2009
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le 19/04/2009
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>> Réponse (le 19/04/2009 par Mystic Punk Pinguin)


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