Critique de concert Thomas Savy Trio

Deux ans déjà que je m’étais promis de voir Thomas Savy dans son projet personnel après le choc émotionnel qu’il avait suscité chez moi au sein du Christophe LeLoiL Sextet ‘E.C.H.O.E.S.’ . C’est l’occasion ce soir au Moulin à Jazz, "un endroit qui a été un lieu de la Résistance et qui le reste en un sens" dit-il.
Les sept mouvements de la French Suite, enregistrée à New York sont joués ce soir. Sur la pochette, Thomas Savy brandit sa clarinette basse comme un haltérophile sa barre. Les efforts déployés seront comparables à ceux d’un leveur de fonte, le souffleur terminant chacune des pièces exténué.

Thomas Savy Trio : Thomas Savy : clarinette basse / Stéphane Kerecki : contrebasse / Fabrice Moreau : batterie.
Fabrice Moreau et Stéphane Kerecki ont la lourde tache de remplacer respectivement Bill Stewart (batterie) et Scott Colley (contrebasse), les deux Américains à l’impressionnant parcours présents sur l’album. Mais plus que des substituts, ces partenaires habituels du clarinettiste nous ravissent.
La batterie par exemple qui suit les mêmes sentiments que la clarinette basse sur l’Ouverture, une pièce variée tour à tour complainte tourmentée, libérée, apaisée débouchant sur un rapide thème final.
La clarinette devient charmeuse sur un des mouvements suivants et je repense au titre The Smooth Side Of T.S. de l’album E.C.H.O.E.S. Le propos est encore plus calme ici. Mais Thomas Savy a une autre face qu’il dévoile à maintes reprises. Comme sur le final en apothéose du concert, l’exceptionnel Lonnie’s Lament de Coltrane de l’album Crescent qui fut un choc pour le jeune Thomas.
Tel un serpent qui fait sa mue, il y passe de Mister Hyde à Docteur Jekyll, d’une troublante psychopathie à une absolue beauté. Le choc est cette fois pour nous.

Ses acolytes savent également changer de peau : Stéphane Kerecki imprègne un rythme enlevé sur lequel la clarinette est plus habitée que jamais, Fabrice Moreau livre un magnifique solo percutant sur My Big Apple. Quelques temps plus tard, les deux susurreront une sereine rythmique feutrée pour Come Sunday extrait du répertoire sacré de Duke Ellington.
Le saxophoniste Steve Potts reçoit un bel hommage à travers La Ballade De Stephen Edward que lui dédie Thomas Savy. Notre imagination est aiguillonnée lorsque la clarinette nous fait voguer vers l’archipel des Glénan (Stones) puis nous arrête sur les passing places des routes écossaises (Single Track Road). Magique.
Bonus vidéo : Lonnie’s Lament
Les sept mouvements de la French Suite, enregistrée à New York sont joués ce soir. Sur la pochette, Thomas Savy brandit sa clarinette basse comme un haltérophile sa barre. Les efforts déployés seront comparables à ceux d’un leveur de fonte, le souffleur terminant chacune des pièces exténué.

Fabrice Moreau et Stéphane Kerecki ont la lourde tache de remplacer respectivement Bill Stewart (batterie) et Scott Colley (contrebasse), les deux Américains à l’impressionnant parcours présents sur l’album. Mais plus que des substituts, ces partenaires habituels du clarinettiste nous ravissent.
La batterie par exemple qui suit les mêmes sentiments que la clarinette basse sur l’Ouverture, une pièce variée tour à tour complainte tourmentée, libérée, apaisée débouchant sur un rapide thème final.
La clarinette devient charmeuse sur un des mouvements suivants et je repense au titre The Smooth Side Of T.S. de l’album E.C.H.O.E.S. Le propos est encore plus calme ici. Mais Thomas Savy a une autre face qu’il dévoile à maintes reprises. Comme sur le final en apothéose du concert, l’exceptionnel Lonnie’s Lament de Coltrane de l’album Crescent qui fut un choc pour le jeune Thomas.
Tel un serpent qui fait sa mue, il y passe de Mister Hyde à Docteur Jekyll, d’une troublante psychopathie à une absolue beauté. Le choc est cette fois pour nous.

Ses acolytes savent également changer de peau : Stéphane Kerecki imprègne un rythme enlevé sur lequel la clarinette est plus habitée que jamais, Fabrice Moreau livre un magnifique solo percutant sur My Big Apple. Quelques temps plus tard, les deux susurreront une sereine rythmique feutrée pour Come Sunday extrait du répertoire sacré de Duke Ellington.
Le saxophoniste Steve Potts reçoit un bel hommage à travers La Ballade De Stephen Edward que lui dédie Thomas Savy. Notre imagination est aiguillonnée lorsque la clarinette nous fait voguer vers l’archipel des Glénan (Stones) puis nous arrête sur les passing places des routes écossaises (Single Track Road). Magique.
Signature : mcyavellle 05/03/2011
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