Critique de concert Tony Allen + Nuru Kane

Quoi de mieux qu’une bonne soirée africaine en cette morne nuit de février ?
Direction le cours Julien. Là un "MC" local anime la soirée alors que nous patientons longuement dans le froid pour prendre nos billets. Enfin, quand je dis MC…Il s’agit en fait d’un mec totalement bourré (à quoi ?), qui tente de provoquer les badauds, mais qui m’a quand même fait marrer quand il a esquissé des pas de hip-hop…Bon, enfin nous rentrons dans l’Espace Julien pour un spectacle exécuté cette fois-ci par des professionnels.
Le sénégalais Nuru Kane, qui assure la première partie, en est déjà à la fin de son set. Il chante et s’accompagne avec un guembri : cette rectangulaire guitare utilisée par les gnawas, et réalisée en partie avec une peau de dromadaire.
Sur sa gauche, un jeune homme, visiblement pas sénégalais, l’accompagne avec une guitare acoustique et assure quelques chœurs.
Nuru Kane est habillé de manière plutôt colorée et originale, dans une tenue pas totalement typiquement africaine.
Nuru Kane a une belle présence sur scène et tente de mettre l’ambiance dans un espace julien par encore rempli. Malgré tout, je ne suis pas totalement convaincu. Je trouve que cette formule duo devrait être au moins enrichie par quelques percus…
Place maintenant à la légende vivante : Tony Allen (69 ans au compteur), qui fut rappelons-le le batteur et directeur artistique de Fela, et donc un des inventeurs sinon l’inventeur de l’afrobeat.
Le groupe qui l’accompagne est sensiblement le même que la dernière fois que je l’ai vu. A savoir : un bassiste (sorte de Will Smith à dreads), deux guitaristes, une section cuivre (deux sax et un trompettiste), l’accordéoniste de Java aux claviers et petite nouveauté, il me semble, une chanteuse africaine (francophone).

D’ailleurs, parlons-en, de la chanteuse africaine. Difficile de regarder autre chose sur scène, tant elle est jolie et sexy…Bon au niveau chant elle m’a un peu moins convaincue malgré des qualités indéniables.
Papi Tony Allen est toujours aussi bluffant : il exécute, d’une frappe relativement légère, des rythmiques complexes avec une décontraction incroyable. Comme d’habitude, il se permet même le luxe de chanter en même temps sur pas mal de titres.
Il prend 5 bonnes minutes pour nous dire qu’il n’a pas trop envie de parler (en anglais) ce soir. Humour nigérian ?
Comme dans tout bon concert d’afrobeat, la transe recherchée est progressive.
Les meilleurs titres surviennent après le premier tiers du concert.
Dans la salle, l’ambiance monte mais ce n’est pas non plus du délire complet.
Ca aurait pu être un concert inoubliable. Mais finalement la transe retombe un peu sur la fin. Les titres finissent par trop se ressembler et surtout à chaque nouveau titre correspond un nouveau solo d’un des huit musiciens. A ce petit jeu, le trompettiste (blanc) s’en tire très bien : de l’énergie et de l’émotion. Pour les autres, c’est souvent trop technique pour moi.
Pas de quoi sortir de la salle déçu, non pas du tout. On s’est bien réchauffé, mais le sommet du concert a été atteint au milieu. Après c’est un peu la "descente". Ca ne m’empêchera pas de revenir pour mon 4e concert de Tony Allen…Qui sait ?
Direction le cours Julien. Là un "MC" local anime la soirée alors que nous patientons longuement dans le froid pour prendre nos billets. Enfin, quand je dis MC…Il s’agit en fait d’un mec totalement bourré (à quoi ?), qui tente de provoquer les badauds, mais qui m’a quand même fait marrer quand il a esquissé des pas de hip-hop…Bon, enfin nous rentrons dans l’Espace Julien pour un spectacle exécuté cette fois-ci par des professionnels.
Le sénégalais Nuru Kane, qui assure la première partie, en est déjà à la fin de son set. Il chante et s’accompagne avec un guembri : cette rectangulaire guitare utilisée par les gnawas, et réalisée en partie avec une peau de dromadaire.
Sur sa gauche, un jeune homme, visiblement pas sénégalais, l’accompagne avec une guitare acoustique et assure quelques chœurs.
Nuru Kane est habillé de manière plutôt colorée et originale, dans une tenue pas totalement typiquement africaine.
Nuru Kane a une belle présence sur scène et tente de mettre l’ambiance dans un espace julien par encore rempli. Malgré tout, je ne suis pas totalement convaincu. Je trouve que cette formule duo devrait être au moins enrichie par quelques percus…
Place maintenant à la légende vivante : Tony Allen (69 ans au compteur), qui fut rappelons-le le batteur et directeur artistique de Fela, et donc un des inventeurs sinon l’inventeur de l’afrobeat.
Le groupe qui l’accompagne est sensiblement le même que la dernière fois que je l’ai vu. A savoir : un bassiste (sorte de Will Smith à dreads), deux guitaristes, une section cuivre (deux sax et un trompettiste), l’accordéoniste de Java aux claviers et petite nouveauté, il me semble, une chanteuse africaine (francophone).

D’ailleurs, parlons-en, de la chanteuse africaine. Difficile de regarder autre chose sur scène, tant elle est jolie et sexy…Bon au niveau chant elle m’a un peu moins convaincue malgré des qualités indéniables.
Papi Tony Allen est toujours aussi bluffant : il exécute, d’une frappe relativement légère, des rythmiques complexes avec une décontraction incroyable. Comme d’habitude, il se permet même le luxe de chanter en même temps sur pas mal de titres.
Il prend 5 bonnes minutes pour nous dire qu’il n’a pas trop envie de parler (en anglais) ce soir. Humour nigérian ?
Comme dans tout bon concert d’afrobeat, la transe recherchée est progressive.
Les meilleurs titres surviennent après le premier tiers du concert.
Dans la salle, l’ambiance monte mais ce n’est pas non plus du délire complet.
Ca aurait pu être un concert inoubliable. Mais finalement la transe retombe un peu sur la fin. Les titres finissent par trop se ressembler et surtout à chaque nouveau titre correspond un nouveau solo d’un des huit musiciens. A ce petit jeu, le trompettiste (blanc) s’en tire très bien : de l’énergie et de l’émotion. Pour les autres, c’est souvent trop technique pour moi.
Pas de quoi sortir de la salle déçu, non pas du tout. On s’est bien réchauffé, mais le sommet du concert a été atteint au milieu. Après c’est un peu la "descente". Ca ne m’empêchera pas de revenir pour mon 4e concert de Tony Allen…Qui sait ?
Signature : roohakimle 06/02/2010
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Photographe : lartsenic
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le 25 Septembre 2008 - Esplanade du J4 - Marseille (par Julien 13RU)

le 22 Septembre 2008 - Festival Zik Zak Bastide Corsy à Aix-en-Provence (par Julien 13RU)
Espace Julien - Marseille

le 26 avril 2012 - Espace Julien, Marseille (par Sami)
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