Wahou.
Voila quoi.
Ce soir le Dôme accueillait dans une configuration tout assis, avec les rideaux seulement sur les cotés extrêmes, une Tracy Chapman accoustique, et seulement accoustique. Elle et ses guitares. Sa voix exceptionnelle et le public en totale osmose.
Voila quoi.
Comme elle a dit au début du show, pour cette tournée son groupe de musiciens n'est pas vraiment happy, puisqu'elle a décidé de faire un tour solo ! Ce qui va lui permettre de donner plus de flexibilité à ses interprétations, d'expliquer en détail la plupart de ses titres avant de les jouer, d'etaler toute sa sincérité et son emotion à travers les thémes qui lui sont chers, tels la politique, la ségrégation, l'etat de l'Ohio dont elle est si fière car il a voté démocrate, ce qui est rare, ainsi que de proposer quelques reprises qui lui tiennent à coeur.
Voila quoi.
Quand elle chante, on a l'impression qu'un ange s'exprime dans un silence quasi religieux, de cette voix chaude, immédiatement reconnaissable. Charriant des flots d'émotions, entrainant son audience dans son monde, rythmé par des chansons simples, mais accrocheuses, parfois hypnotiques, toujours mélodiques, toujours sensées.
Voila quoi.
Les compos de son dernier album s'intègrent parfaitement dans l'enchainement de classiques, avec une mention spéciale pour le sublime "Sing for me" et le mélancolique "Something to see". Vous y ajoutez un acclamé "Accross the lines", un combo "Baby can I hold you"/"Talkin' about revolution" qui soulève enfin le Dôme juste avant le rappel, un "Telling stories" qui fout la chair de poule avant l'ultime "She's got her ticket", et par dessus tout un "Stand by me" hallucinant de pureté, suivi peu après d'un "House of the rising sun" délicieusement méconnaissable, et vous aurez la quintessence de ce qui nous fût délivré lors de cette belle soirée.
Voila quoi.
Cette femme toute timide, avec des trémolos dans la voix quand elle se livre à travers l'intro de ses morceaux, a tout d'une grande dame de la chanson folk, et de la musique en général.
Tenir une heure quarante seule sur scène, avec juste une gratte et sa propre voix, sans artifices, juste neuf ampoules nues et quelques lights fixes, c'est en soi un bel exploit. Ne pas lasser une seule seconde l'auditoire, mais au contraire le transporter, c'est encore plus fort.
Et laisser un chroniqueur de LiveinMarseille sans mots assez justes pour décrire parfaitement la pureté de l'instant vécu, c'est encore plus fort que fort !
Voila quoi.
Et bravo.
GANDALF SAVE US ALL
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