Critique de concert Troy Von Balthazar + Mathis & the Mathematiks

Nouvelle soirée concert au Cargo de nuit à Arles, avec Troy Von Balthazar en vedette et Mathis de Mathis & the Mathematiks en première partie.
Quand j'entre dans la salle, Mathis (ce soir en solo) est assis au milieu de trois guitares, dont une Takamine trouée par les ongles (ou les médiators) qui a semble-t-il vécu pas mal de blues endiablés. Les chansons s'enchaînent mêlant effectivement blues et mélodies plus folk.

Mathis a une belle voix, ils joue excellemment bien de la guitare, ses morceaux sont travaillées, mais il semble ne pas réussir à rentrer à fond dedans... sûrement à cause, (entre autre ?) d'une bonne partie du public qui n'est apparemment pas venue pour lui, ni pour ce genre de musique. Résultat, ceux qui sont venus le voir lui (et il y en a quelques-uns pour qui ça semble être le cas) se régalent, les autres perturbent les premiers en parlant (trop !) fort au bar et empêchent ceux qui (comme moi) ne demandaient qu'à le découvrir, et à le faire dans de bonnes conditions. Bref, côté public, c'était une première partie comme on en voit trop souvent, avec assez peu de respect pour l'artiste... J'espère qu'on reverra un jour Mathis (avec ses Mathematiks ?) dans de meilleures conditions.

Après une petite pause cigarette (la partie salle de concert du Cargo est désormais non fumeur, et c'est bien, même pour un fumeur comme moi), nous voilà de retour pour voir la bestiolle, the "stage beast", le "hurleur" de Chokebore, le légendaire chanteur adepte du double-salto sur guitare.

Tout ceci ne relève pas de la légende : le sieur Troy Von Balthazar est effectivement une bête de scène. Il ne hurle plus, sa voix est parfaitement adaptée à ses très beaux textes, ses mélodies sont habillées de guitare(s) électrique(s), de samples, de batterie sur mesure... et son attitude scénique est égale à ce que j'avais entendu dire : une énergie folle, des galipettes, des soleils (dont le premier au milieu du public), un jeu de guitare tantôt doux, parfois envoûté.

Il effectue les premiers morceaux seul en samplant sa guitare et sa voix, utilisant une boîte à rythme et un (tout petit) clavier. Il est ensuite rejoint par sa (très charmante) compère, la chanteuse et guitariste Adeline Fargier (dont on entend la très belle voix sur l'album de TVB), puis par le batteur Jérôme, pour terminer à nouveau en solo.

Personnellement, toutes ces formules me vont. L'énergie que Troy l'hypnotiseur dégage capte l'attention et enchante l'amateur de musique que je suis. Merci à lui pour ça, et merci aussi de jouer comme si il était dans une salle comble (ce qui était loin d'être la cas hier soir).

Il y a des concerts où l'on va la fleur au fusil en étant sûr d'avance (et avec assez peu d'objectivité) qu'on va aimer, et il y en a d'autres (comme celui là pour moi), où l'on va en se demandant ce que l'on va voir et entendre. On a entendu de la très bonne musique, on a vu un très bon show !Bref, c'était une bonne idée de mettre en pratique ce qu'écrit Troy dans la pochette de son album : "come + see me live if you want more of this sound", et je ne saurais que vous donner le même conseil : allez le voir sur scène, vous ne le regretterez pas (il reste 2 dates en France, puis quelques unes en Belgique et en Suisse).
Quand j'entre dans la salle, Mathis (ce soir en solo) est assis au milieu de trois guitares, dont une Takamine trouée par les ongles (ou les médiators) qui a semble-t-il vécu pas mal de blues endiablés. Les chansons s'enchaînent mêlant effectivement blues et mélodies plus folk.

Mathis a une belle voix, ils joue excellemment bien de la guitare, ses morceaux sont travaillées, mais il semble ne pas réussir à rentrer à fond dedans... sûrement à cause, (entre autre ?) d'une bonne partie du public qui n'est apparemment pas venue pour lui, ni pour ce genre de musique. Résultat, ceux qui sont venus le voir lui (et il y en a quelques-uns pour qui ça semble être le cas) se régalent, les autres perturbent les premiers en parlant (trop !) fort au bar et empêchent ceux qui (comme moi) ne demandaient qu'à le découvrir, et à le faire dans de bonnes conditions. Bref, côté public, c'était une première partie comme on en voit trop souvent, avec assez peu de respect pour l'artiste... J'espère qu'on reverra un jour Mathis (avec ses Mathematiks ?) dans de meilleures conditions.

Après une petite pause cigarette (la partie salle de concert du Cargo est désormais non fumeur, et c'est bien, même pour un fumeur comme moi), nous voilà de retour pour voir la bestiolle, the "stage beast", le "hurleur" de Chokebore, le légendaire chanteur adepte du double-salto sur guitare.

Tout ceci ne relève pas de la légende : le sieur Troy Von Balthazar est effectivement une bête de scène. Il ne hurle plus, sa voix est parfaitement adaptée à ses très beaux textes, ses mélodies sont habillées de guitare(s) électrique(s), de samples, de batterie sur mesure... et son attitude scénique est égale à ce que j'avais entendu dire : une énergie folle, des galipettes, des soleils (dont le premier au milieu du public), un jeu de guitare tantôt doux, parfois envoûté.

Il effectue les premiers morceaux seul en samplant sa guitare et sa voix, utilisant une boîte à rythme et un (tout petit) clavier. Il est ensuite rejoint par sa (très charmante) compère, la chanteuse et guitariste Adeline Fargier (dont on entend la très belle voix sur l'album de TVB), puis par le batteur Jérôme, pour terminer à nouveau en solo.

Personnellement, toutes ces formules me vont. L'énergie que Troy l'hypnotiseur dégage capte l'attention et enchante l'amateur de musique que je suis. Merci à lui pour ça, et merci aussi de jouer comme si il était dans une salle comble (ce qui était loin d'être la cas hier soir).

Il y a des concerts où l'on va la fleur au fusil en étant sûr d'avance (et avec assez peu d'objectivité) qu'on va aimer, et il y en a d'autres (comme celui là pour moi), où l'on va en se demandant ce que l'on va voir et entendre. On a entendu de la très bonne musique, on a vu un très bon show !Bref, c'était une bonne idée de mettre en pratique ce qu'écrit Troy dans la pochette de son album : "come + see me live if you want more of this sound", et je ne saurais que vous donner le même conseil : allez le voir sur scène, vous ne le regretterez pas (il reste 2 dates en France, puis quelques unes en Belgique et en Suisse).
Signature : chlorophille 28/11/2006
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