Critique de concert Tryo + Mano Santa

Tryo, j'en connaissais pas un seul titre. Mais c'est pas parce qu'on connait pas ou que ce n'est pas le style de prédilection que l'on a pas le droit d'aller voir un groupe live, par curiosité. Car de temps en temps, on prend de grosses claques, comme cela fût le cas pour ma part avec Dyonisos, les Wriggles, Oai Star, Raoul Petite, ou encore Rachid Taha, lors des années passées...
Pourquoi tant de justifications avant de rentrer dans le vif de ce compte rendu ? Tout simplement parce que contrairement aux artistes précités dont je ne connaissais rien avant d'aller les voir, hier soir je suis loin d'avoir été charmé... On va même dire que je me suis fait royalement chié en assistant au show de Tryo... Et cela n'a aucun rapport avec mon inculture du groupe.
Pourtant tout avait bien commencé, avec un groupe argentin assurant la première partie, qui, s'il etait lassant à a longue, ayant l'impression d'entendre toujours la même ritournelle, a de suite fait bouger un public chaud bouillant, et m'a rappelé mon trip qui passait par Buenos Aires. Ok la clavieriste avait les doigts toujours sur les mêmes touches, ok le gratteux rythmique avait les doigts toujours sur le même accord, ok le bassiste etait sous employé (le fameux Pablo "Caramba" Mendez qu'on retrouvera avec les Tryo un peu plus tard), mais ca sonnait frais, le chant espagnol passe très bien, et j'ai beaucoup aimé le jeu du batteur.

Une fois ce combo parti, un message vidéo en faveur de Greenpeace passe sur l'ecran géant placé devant le rideau nous cachant la grande scène, puis, sur le loooong "Bolero" de Ravel en fond sonore, une animation montrant en animé les mefaits de l'homme sur une planète en mouvement passe en boucle. Le ton ecolo est donné, pas de problème. Par contre, ce qui m'a fortement déplu tout au long du spectacle, c'est cette démagogie simpliste proférèe par les membres... Pour moi la politique n'a rien à faire dans beaucoup de styles musicaux. Et hier soir, à part lancer de nombreuses piques à Carla et Sarkozy, faire une chanson "c'est ca etre francais", sur l'identité nationale, il n'y avait aucun discours de fond. Juste quelques phrases pour faire style, que de la forme. Ca m'a vraiment niflé. Qu'on parle de Sarko, de Segolène, de Berlusconi ou n'importe quel autre politique, c'est pas le souci. Fin de la parenthèse.
Quand je disais que ce live avait bien commencé, ca incluait les quatre premiers morceaux de Tryo. Cette idée de l'avancée de scène au milieu de la fosse n'est pas nouvelle, mais elle fut bien utilisée. Et quand ils entament le show sur cette avancée, à quatre, quasi exclusivement en accoustique, franchement ca pète bien, et les cinq-six mille personnes sont plus qu'en folie ! C'est la méga ambiance, comme on aime la voir au Dôme.
Bon, le groupe blablate beaucoup entre chaque morceau ou presque, mais à ce stade là, c'est mineur. Après ces quatre titres d'intro, le noir se fait, ils filent derrière le rideau toujours levé, les hurlements montent d'un cran... Et l'electricité revient tandis que le rideau tombe, révelant un groupe au complet, ainsi qu'un autre ecran géant en fond, et de très jolis lights. Le son n'est pas trop mauvais, sauf pour la voix, dont on comprend mal les paroles si on ne les connait pas. L'effet Dôme...
Jusque là tout va bien donc. Une première demi heure enjouée, dans une ambiance de feu. Et puis c'est le drame ! Durant l'heure suivante, cette ambiance va salement retomber ! Un beau gachis je trouve, avec un tel potentiel de fans ! A part quelques rares moments, comme sur "Jocelyne", où ca reviendra un peu, franco c'etait un peu la mort dans la salle... En même temps, avec une chanson comme "Quand les hommes s'ennuient", c'est pas etonnant... Les lyrics auraient du être "Pour fêter le millenaire/les hommes s'ennuient EN CONCERT" (et non pas: sur la terre)... (c) Marjorie.
A ce moment du concert, ca discutait dans les travées, ca allait et venait... Tout comme sur "El dulce de leche". Trop longs ces titres, et ennuyeux, sous fond de cette démagogie dont je parlais plus haut.
Et puis c'est bien de voyager, d'etre marqué par ses experiences. Mais là ils ont vraiment orienté le concert sur l'Amerique du sud... Alors j'aime beaucoup les percussions d'habitude. Mais au bout d'un moment c'etait bien répétitif et longuet... Et que je t'appelle l'ingé son qui vient taper le boeuf, et que je t'appelle le fameux Pablo pour ci et ca, et qu'on revienne sur le devant de l'avancée pour taper sur ci et ca... Pire qu'un solo de batterie/guitare/basse à la longue !
Avec Tryo et tout ce qu'on m'en avait dit, je m'attendais vraiment à du festif... Même s'ils parlent beaucoup pendant tout leur live, ca ne me dérange pas. Mais hier soir, j'avais souvent l'impression d'ecouter de la World Music, tantôt en terre africaine, tantôt sud americaine, et quelques rares fois, en terre celte. Autant ecouter Youssou n'dour ou Santana, c'est bien mieux.
Oui je ne suis pas tendre avec eux, mais c'est rare que je m'emmerde autant à un concert. Et pourtant Dieu sait que je suis très bon public...
Cette heure creuse en plein milieu du set a vraiment fait retomber le soufflé. Heureusement que leurs fans sont à fond, et qu'après cette heure et demie de show, c'est reparti avec les vieux morceaux que tout le monde attendait. Les gens pouvaient hurler et se lacher de nouveau. Bravo les gens.
Quant à moi, ca ne m'empêchera pas de refaire mon curieux, en esperant recevoir d'autres claques positives, plutôt qu'un ennui dubitatif.
Pourquoi tant de justifications avant de rentrer dans le vif de ce compte rendu ? Tout simplement parce que contrairement aux artistes précités dont je ne connaissais rien avant d'aller les voir, hier soir je suis loin d'avoir été charmé... On va même dire que je me suis fait royalement chié en assistant au show de Tryo... Et cela n'a aucun rapport avec mon inculture du groupe.
Pourtant tout avait bien commencé, avec un groupe argentin assurant la première partie, qui, s'il etait lassant à a longue, ayant l'impression d'entendre toujours la même ritournelle, a de suite fait bouger un public chaud bouillant, et m'a rappelé mon trip qui passait par Buenos Aires. Ok la clavieriste avait les doigts toujours sur les mêmes touches, ok le gratteux rythmique avait les doigts toujours sur le même accord, ok le bassiste etait sous employé (le fameux Pablo "Caramba" Mendez qu'on retrouvera avec les Tryo un peu plus tard), mais ca sonnait frais, le chant espagnol passe très bien, et j'ai beaucoup aimé le jeu du batteur.

Une fois ce combo parti, un message vidéo en faveur de Greenpeace passe sur l'ecran géant placé devant le rideau nous cachant la grande scène, puis, sur le loooong "Bolero" de Ravel en fond sonore, une animation montrant en animé les mefaits de l'homme sur une planète en mouvement passe en boucle. Le ton ecolo est donné, pas de problème. Par contre, ce qui m'a fortement déplu tout au long du spectacle, c'est cette démagogie simpliste proférèe par les membres... Pour moi la politique n'a rien à faire dans beaucoup de styles musicaux. Et hier soir, à part lancer de nombreuses piques à Carla et Sarkozy, faire une chanson "c'est ca etre francais", sur l'identité nationale, il n'y avait aucun discours de fond. Juste quelques phrases pour faire style, que de la forme. Ca m'a vraiment niflé. Qu'on parle de Sarko, de Segolène, de Berlusconi ou n'importe quel autre politique, c'est pas le souci. Fin de la parenthèse.
Quand je disais que ce live avait bien commencé, ca incluait les quatre premiers morceaux de Tryo. Cette idée de l'avancée de scène au milieu de la fosse n'est pas nouvelle, mais elle fut bien utilisée. Et quand ils entament le show sur cette avancée, à quatre, quasi exclusivement en accoustique, franchement ca pète bien, et les cinq-six mille personnes sont plus qu'en folie ! C'est la méga ambiance, comme on aime la voir au Dôme.
Bon, le groupe blablate beaucoup entre chaque morceau ou presque, mais à ce stade là, c'est mineur. Après ces quatre titres d'intro, le noir se fait, ils filent derrière le rideau toujours levé, les hurlements montent d'un cran... Et l'electricité revient tandis que le rideau tombe, révelant un groupe au complet, ainsi qu'un autre ecran géant en fond, et de très jolis lights. Le son n'est pas trop mauvais, sauf pour la voix, dont on comprend mal les paroles si on ne les connait pas. L'effet Dôme...
Jusque là tout va bien donc. Une première demi heure enjouée, dans une ambiance de feu. Et puis c'est le drame ! Durant l'heure suivante, cette ambiance va salement retomber ! Un beau gachis je trouve, avec un tel potentiel de fans ! A part quelques rares moments, comme sur "Jocelyne", où ca reviendra un peu, franco c'etait un peu la mort dans la salle... En même temps, avec une chanson comme "Quand les hommes s'ennuient", c'est pas etonnant... Les lyrics auraient du être "Pour fêter le millenaire/les hommes s'ennuient EN CONCERT" (et non pas: sur la terre)... (c) Marjorie.
A ce moment du concert, ca discutait dans les travées, ca allait et venait... Tout comme sur "El dulce de leche". Trop longs ces titres, et ennuyeux, sous fond de cette démagogie dont je parlais plus haut.
Et puis c'est bien de voyager, d'etre marqué par ses experiences. Mais là ils ont vraiment orienté le concert sur l'Amerique du sud... Alors j'aime beaucoup les percussions d'habitude. Mais au bout d'un moment c'etait bien répétitif et longuet... Et que je t'appelle l'ingé son qui vient taper le boeuf, et que je t'appelle le fameux Pablo pour ci et ca, et qu'on revienne sur le devant de l'avancée pour taper sur ci et ca... Pire qu'un solo de batterie/guitare/basse à la longue !
Avec Tryo et tout ce qu'on m'en avait dit, je m'attendais vraiment à du festif... Même s'ils parlent beaucoup pendant tout leur live, ca ne me dérange pas. Mais hier soir, j'avais souvent l'impression d'ecouter de la World Music, tantôt en terre africaine, tantôt sud americaine, et quelques rares fois, en terre celte. Autant ecouter Youssou n'dour ou Santana, c'est bien mieux.
Oui je ne suis pas tendre avec eux, mais c'est rare que je m'emmerde autant à un concert. Et pourtant Dieu sait que je suis très bon public...
Cette heure creuse en plein milieu du set a vraiment fait retomber le soufflé. Heureusement que leurs fans sont à fond, et qu'après cette heure et demie de show, c'est reparti avec les vieux morceaux que tout le monde attendait. Les gens pouvaient hurler et se lacher de nouveau. Bravo les gens.
Quant à moi, ca ne m'empêchera pas de refaire mon curieux, en esperant recevoir d'autres claques positives, plutôt qu'un ennui dubitatif.
Signature : gandalfle 27/11/2009
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Photographe : manu bighelli
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>> Réponse (le 28/11/2009 par Manu Bighelli) Tout à fait d'accord avec Gandalf... L'ennui total ! 3 premiers titres sympas, puis une arrivée sur la scène principale tonitruante, 10mn de show et... plus rien ! Soporifique. Je ne connaissais pas, mais ce que j'ai entendu l'autre soir ne m'a pas donné envie de connaître plus. Quant à la première partie, c'était du sous Ricky Martin, c'est dire. En revanche, j'ai pris un immense plaisir à regarder jouer le batteur... > Réagir à cette critique
>> Réponse (le 01/12/2009 par Mélina)

>> Réponse (le 09/07/2010 par seb)

Pas du tout d'accord. Première fois que je les vois en concert en 2009 lors d'un fistival. 2h30 de scéne magnifique!!!!!!!!!! > Réagir à cette critique
Dôme à Marseille

le 14 mars 2013 - Le Dome -Marseille (par Gandalf)


















