Critique de concert Tyler + Date with Elvis + Esilium


Soirée qui a commencé très très tard ... un peu trop pour moi un jeudi soir. Bon l'avantage c'est que j'ai eu le temps d'aller au restau en familles avant, de rentrer à la maison, mettre Lucie au lit et de revenir juste avant 23h.

En premier il y a un DJ (curieux en général c'est plutôt à la fin non ?) du nom de Elisium. Ce n'est pas que je n'aime pas les DJ (même si en effet je préfère le live avec des vrais instruments) mais j'ai préféré rester sur la palier à papoter avec des potes en attendant le passage de Tyler; mais j'avoue que lorsque je l'ai entendu demander du ruban adhésif à Roger pour coller une affiche du concert de ce soir sur la porte (il était déjà plus de 23h) je suis resté scotché. Bref il finira par attaquer peu avant minuit.

Seul sur scène, torse nu, la chevelure déployée. 1 guitare, 1 sorte de clavier plein de boutons rouges, 2 micros qui se croisent sous son nez. Jimmy, que j'avais déjà vu dans Medusa lorsqu'ils avaient fait la première partie de ce mémorable concert de Frank Black à l'Espace Julien, n'a pas l'air de se soucier du manque de public. Concentré sur ses machines - sauf entre les morceaux où alors son visage s'éclaire lorsqu'il remercie le public pour les applaudissements - il parait dans son monde. Une fois ses samples lancés et sa guitare réglée (ce qui sur certains morceaux semble prendre beaucoup de temps) il se lance et rajoute des couches de guitare sur la base enregistré et son chant.

Un chant qui m'a fait penser à Depeche Mode par moment, même si étant donné la musique on est plutôt du côté de . Certainement un peu affecté par l'heure tardive (et le manque de réaction du public) je n'ai pas autant accroché que à Medusa .... un peu trop statique et un peu trop de temps passer sur les machines ... par moment je ne savais pas si il faisait des réglages ou s'il s'agissait de mini morceaux intermèdes.

Cela dit à un moment - assis sur un tabouret - j'ai failli m'endormir, preuve que la musique était loin d'être désagréable !

Après une courte pause pendant laquelle j'ai réalisé qu'un bonne partie de la salle était pleine de musiciens ; outre les 2 tiers de Nasser (groupe electro rock qui monte qui monte) il y avait aussi 1 tiers de Pense Bête (groupe de chanson qui mont qui monte), ce fut le tour de A date with Elvis, là aussi un set solo (remarque vu le contexte économique, je comprends que les musiciens tentent d'abord des projets solos).

Yohan Demeillers look à la Vincent Gallo, bras droit complètement tatoué, bottes ... micro chromé type old school, rien n'est laissé au hasard ... seule la guitare détonnait un peu. Je m'attendais peut être à un truc genre Oh ! Tiger Mountain ou Sammy Decoster et là surprise le voilà qui lance "une boite à rythme" .... qui contraste pas mal avec les gros riff bluesy de sa guitare ... Deuxième surprise lorsqu'il se met à chanter ... le timbre de sa voix. Beaucoup moins grave que ce à quoi je m'attendais. Je mettrai un moment à m'y habituer ... pour finir par trouver qu'il sonnait un peu comme les White Stripes (qu'il a du beaucoup écouter) - notamment sur Get it straight.

Pas mal de pains et de problèmes techniques, qu'il a surmontés avec le sourire et le soutien de ses supporters. Impression mitigée au final ... plutôt sympathique même quelque chose me dérangeait un peu ce soir .... Était ce le fait que par moment j'avais l'impression d'entendre un one man band ... mais avec tout sauf la guitare sur bande ... donc plutôt un one man + bandes. En fait renseignements pris depuis sur son myspace, il joue aussi/habituellement en duo avec Simon Henner (le S de Nasser) à la batterie, présent dans le public.

Ou alors était ce côté trop propre pour être honnête ... visuels vintage, son de guitare qui se veut crasseux ... je m'attendais à un groupe genre Dirteez ou Devilish Piranhas et je tombe finalement sur quelqu'un qui collerait plus à la scène pop (Kid Francescoli and co) - scène dont je suis très fan ! -. Difficile à mettre en mots, mais disons que je m'attendais peut être à autre chose de la part d'un groupe qui a pris comme nom celui d'un album des Cramps.

Je dois aussi avouer que cette impression a été renforcée lorsque j'ai vu leur teaser doublezero/nasseresque ou en lieu et place des habituels rocker dégoulinant de sueur (pour faire rapide) on voit une brochette de jeunes femmes blondes propres sur elles en train de se tremousser en ligne comme si elles étaient en boite avec la clim' à fond.

Bref tout ceci est bien subjectif j'en conviens ... et je ne peux pas dire que musicalement ça m'ait déplu (au contraire) et je ne serais pas surpris de le(s) voir un de ces 4 chroniqués dans Tsugi ou les Inrocks (plutot que Abus Dangereux). J'ai en tout cas hâte de les revoir, en duo, au Lollipop Music Store pour annoncer leur concert à la Machine à Coudre pour fêter la sortie de leur EP ?

Bilan de la soirée ... j'aurais aimé qu'elle commence un peu plus tôt (et evidemment qu'il y ait un peu plus de monde) mais quand on constate que ni Tyler, ni Elisium (qui avait déjà plié bagages depuis belle lurette) n'étaient présents dans le public quand je suis parti après le dernier morceau de DWE, on se dit que ce plateau manquait peut être un peu de cohérence.
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Signature : pirlouiiiitle 09/07/2011
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