Petit point sur la salle : excellente ! Une atmosphère glauque et vampirique s’en dégage tant le décor est puissant. Sur le balcon, les mecs de Slut attendent leurs fans et remercient chaque personne qu’ils croisent d’être venus, cet esprit bon enfant ne sera pas le même durant leur prestation.
La chose monte sur scène très rapidement : c’est agressif, bruyant, donc bon pour chauffer les fans des deux groupes têtes d’affiches. Le chanteur à une sacrée allure et sa façon de tenir son micro fait ressortir une certaine originalité. Malheureusement la quantité de fumigènes empêche de voir les autres musiciens.
Après divers problèmes techniques qui semblent faire partie intégrante du show de UCS, le décor est planté, la batterie électronique fait forte impression, les télés aux slogans plus évocateurs les uns que les autres s’alignent sur le devant (Legalize genocide), les mannequins menstrués sont posés sur les côtés, derrière la batterie de Mace, on peut voir un écran géant.
L’entrée en scène , malheureusement pas très spectaculaire s’effectue sur une bande son d’un discours hitlérien, les 3 musiciens envahissent l’espace et « O » arrive en grand pompe, maquillé à l’outrance, une lampe à la main, puis hurle comme un damné sur Darling darling que les fans acharnés accompagnent, des pogos démarrent de toute part sur Narcotics Cosmetics puis suivent sur Legalize suicide plus illustre. Le chanteur se fout la gueule sous l’eau (faut dire qu’il fait chaud là-dedans) puis entame l’un des hits : Ecstasia in our enema sous les doigts tendus en l’air : L’injure est totale ! Copycat suicide voit la reprise des pogos sur un rythme plus underground. La vedette charismatique vide sur les premiers rangs du yaourt ainsi que le gratteu avec de la bière. L’écran diffuse des images de plus en plus trash : bien que floues, on peut reconnaître des pratiques telles que du fistfucking ou autres. Ca suit avec d’autres vieux morceaux Dogs are Gods, Assassination is salvation et Song with no name, « O » prend l’apparence d’un Dandy complètement défoncé, balançant son micro toutes les trois minutes et trébuchant maintes fois.
Des techniciens montent sur scène et demandent visiblement au groupe de quitter la scène car Lycosia attend. Se faisant brutalement envoyer chier, il s’y reprendra à plusieurs reprises avec du personnel de la boite pour virer le groupe qui dépasse apparemment son temps de parole. Daddy’s little cunt a juste le temps de finir avec une petite outro jusqu’à ce que leurs amplis soient débranchés de force : les fans hurlent ! C’est fini : on a eu droit à un pur moment de haine.
Lycosia termine la soirée avec une prestation plus longue d’une heure : l’ambiance moins forte que sur le groupe précédent s’est vite améliorée et les trois superbes jeunes hommes ont pu asséner plusieurs missiles de leur dernier album Glam goth deluxe. On a même droit à un petit rappel qui verra se terminer une affiche bien fournie.
P.S : Désolé pour Lycosia que j’ai bien apprécié de ne pas m’être éternisé en palabre, la critique portant principalement sur Undercover slut. Allez les voir sur scène, jamais un groupe ne vous retournera les tripes comme ils le font. De plus ils se la jouent pas rock-stars hors scène et discutent ou prennent des photos avec leurs admirateurs. On espère qu’un producteur était dans la salle et a enfin reconnu en ce groupe une bombe humaine.
Darling darling
Narcotics Cosmetics
Legalize suicide
Ecstasia in our enema
Copycat suicide
Dogs are Gods
Assassination is salvation
Song with no name
Daddy’s litle cunt
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