Critique de concert Vampire Weekend


Quelle idée ?!? Quelle idée en effet d’aller voir Vampire Weekend au Zénith alors qu’ils sont passés dans la prestigieuse salle de l’Olympia quelques temps auparavant ? Et bien, tout simplement parce que nous n’avions pas de places… En effet, si nous en avions eu, nous y serions allés volontiers, à l’Olympia, tellement on les aime les newyorkais de Vampire Weekend. Pour autant, ils méritent amplement notre amour après nous avoir servi un premier album magistral et un second, bien que nettement moins surprenant, de très bonne qualité. Mais voilà, c’était quand même risqué d’aller voir un groupe de rock indé dans une grande salle comme le Zénith. D’abord parce qu’on a peur qu’ils ne la remplissent pas la salle, puis parce qu’on flippe qu’ils n’arrivent pas à mettre l’ambiance avec un public parisien d’habitude plutôt moribond… Et bien nos peurs n’étaient pas fondées.
Soit dit en passant, j’avais ouïe dire par un type certainement un peu exigeant mais amateur de bonne musique que leur prestation au Solidays en 2008 était un peu confuse, réglages son et voix mal faits, manque de présence sur scène… Eh bien, Ezra Koenig (chant, guitare), Rostam Batmanglij (clavier, guitare, chant), Chris Tomson (batterie) et Chris Baio (basse) ont alors nettement progressé. Car aujourd’hui, Vampire Weekend en concert, c’est une mécanique bien huilée, un véritable concentré d’énergie positive et ces messieurs enchainent les titres comme de rien avec une qualité musicale constante et hallucinante. Ok c’est donc parfait niveau musical, bien calé et tout et tout.
Mais alors qu’en est-il de l’attitude du groupe et de la communion avec son public ? Ce qui m’a tout de suite frappé par la présence de Vampire Weekend sur scène, c’est que chacun des membres du groupe à sa place et que tour à tour chaque musicien est dans la lumière… Ainsi Vampire Weekend, c’est un des meilleurs exemples de démocratie musicale, pas de leader ultra-charismatique ou beau comme un dieu, pas de guitariste qui fera des solos interminables ou inaudibles… NON, ici chacun a son heure de gloire et cela ce voit très bien sur scène. Quant à la communication du groupe avec son public, ses messieurs font systématiquement attention à vous et vous invitent à chanter sur toutes les chansons. Par ailleurs, le public le leur rend bien… En effet, le Zénith n’étant pas ma salle préférée, je dois bien avouer que je n’avais jamais vu celui-ci avec une telle ambiance. Tout du long, nous avons vu les bras se lever et les gens chantonner gaiement.
A la fin de cette chronique, on aurait même envie de vous dire que les Vampire Weekend sont trop parfaits : doués musicalement, bourrés d’énergie, sympathiques avec leur public et en plus on a l’impression qu’ils ne se droguent même pas. Oui ça doit être cela leur défaut, un peu trop parfait… mais franchement on ne leur en voudra pas. Finalement Vampire Weekend au Zénith, ça ne vaut certainement pas Vampire Weekend à l’Olympia mais au moins on les aura vu, on aura passé un bon moment et c’est tout ce qui compte.
A lire également, une chronique du concert de Vampire Weekend au festival Rock en Seine 2009.
Liens : www.myspace.com/vampireweekend, www.vampireweekend.com, www.youtube.com (les vidéos du groupe), www.facebook.com/VampireWeekend.
Signature : FL
le 23/11/2010

le 15 Juillet 2010 - Arènes - Nîmes (par decapsuleur)

le 28 août 2009 - Domaine National De Saint-Cloud, Paris (par Pierre Andrieu)

le 6 juillet 2008 - Arras, Main Square Festival (par Pascale)

le 5 juillet 2008 - Pas très loin de Belfort (par Vince Venckman)


le 5 juillet 2008 - Presqu'Ile du Malsaucy, Evette-Salbert (par Philippe)
Copyright © Neolab Production 2000-2012. Reproduction totale ou partielle interdite sans accord préalable.
Conditions générales d'utilisation
Conditions générales d'utilisation



Lundi 28 mai 2012 : 9054 concerts, 20891 critiques de concert, 4722 critiques de CD. 














