Critique de concert Vic Chesnutt

Bonne nouvelle pour ses fans : Vic va plutôt bien.
Dans l’ambiance chaleureuse et intime de la Rotonde du botanique, il a donné un concert d’une grande et rare générosité, empreint même d’une certaine sérénité. Même si la douleur qui est la sienne est toujours présente de manière diffuse à travers les textes, on est aujourd’hui loin de l’atmosphère angoissante de ses premiers concerts.
Certes il a égrené dans l’ordre tous les titres de son dernier album Silver Lake (ne reprenant que 2 anciens titres en rappel), mais seul avec sa guitare et quelques samples, il en a rendu une version plus personnelle et dépouillée qui permettait de mieux faire apprécier la grande qualité des textes à un public averti et hautement respectueux (mis à part une poignée d’imbéciles toujours persuadés qu’être fan de concerts oblige à rester debout pour ne pas passer pour un ringard, même si la majorité des places sont assises et qu’on empêche une partie du public de voir l’artiste).
Il était visiblement serein et ravi d’être là, heureux de nous raconter la genèse de chaque chanson avec humour et malice et donnant même rendez-vous au public pour signer des autographes à l’issue du concert.
Même si les compositions ne sont plus aussi mélodieuses ou trippantes que sur « drunk », « west of rome » ou " is the actor happy ", Vic Chesnutt prouve une fois de plus qu’il est de loin le plus grand songwriter américain (des titres tels que « girls say » ou « the sultan so mightly » sont des splendeurs absolues qui valent à elles seules la peine de se procurer l’album) ainsi qu’un artiste très généreux et attachant, le seul qui plus est, à ma connaissance, qui sache si bien imiter la trompette avec la bouche.
Et s’il s’applique toujours autant à faire trainer les iiii.. et à hurler parfois au loup, son cynisme si particulier nous fait aujourd’hui plus sourire que pleurer.
Dans l’ambiance chaleureuse et intime de la Rotonde du botanique, il a donné un concert d’une grande et rare générosité, empreint même d’une certaine sérénité. Même si la douleur qui est la sienne est toujours présente de manière diffuse à travers les textes, on est aujourd’hui loin de l’atmosphère angoissante de ses premiers concerts.
Certes il a égrené dans l’ordre tous les titres de son dernier album Silver Lake (ne reprenant que 2 anciens titres en rappel), mais seul avec sa guitare et quelques samples, il en a rendu une version plus personnelle et dépouillée qui permettait de mieux faire apprécier la grande qualité des textes à un public averti et hautement respectueux (mis à part une poignée d’imbéciles toujours persuadés qu’être fan de concerts oblige à rester debout pour ne pas passer pour un ringard, même si la majorité des places sont assises et qu’on empêche une partie du public de voir l’artiste).
Il était visiblement serein et ravi d’être là, heureux de nous raconter la genèse de chaque chanson avec humour et malice et donnant même rendez-vous au public pour signer des autographes à l’issue du concert.
Même si les compositions ne sont plus aussi mélodieuses ou trippantes que sur « drunk », « west of rome » ou " is the actor happy ", Vic Chesnutt prouve une fois de plus qu’il est de loin le plus grand songwriter américain (des titres tels que « girls say » ou « the sultan so mightly » sont des splendeurs absolues qui valent à elles seules la peine de se procurer l’album) ainsi qu’un artiste très généreux et attachant, le seul qui plus est, à ma connaissance, qui sache si bien imiter la trompette avec la bouche.
Et s’il s’applique toujours autant à faire trainer les iiii.. et à hurler parfois au loup, son cynisme si particulier nous fait aujourd’hui plus sourire que pleurer.
Signature : elise
le 29/09/2003

le 20 février 2008 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand (par Pierre Andrieu)
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Lundi 28 mai 2012 : 9054 concerts, 20891 critiques de concert, 4722 critiques de CD. 
















