Critique de concert Les Voix du Gaou : Simple Minds + Roger Hodgson + Eiffel + Puggy

J’ai ouï dire que les concerts avaient lieu sur deux scènes cette année aux Voix du Gaou. Je m’attendais à voir un set sur deux sur la petite scène pour éviter les délais de changement de plateau. Négatif. Les quatre groupes se succèderont sur la grande scène.
Puggy
En voilà qui ont écouté Muse. C’est du moins ce que je me suis dit au moment-même où j’arrivais sur le site, largement en retard. Le titre joué à ce moment-là semblait être un inédit du trio anglais. Mêmes effets de voix, son similaire, composition du trio identique en tous points. Cette comparaison m’effleurera l’esprit plusieurs autres fois dans le reste de leur show.
Sur Teaser, je pense plutôt à Franz Ferdinand. Belle énergie conjuguée du bassiste (le français Romain Descampe), du batteur (le Suédois Egil Franzen) et surtout du chanteur et claviériste à ce moment-là (l’Anglais Matthew Irons, aussi guitariste). Une gueule d’ange, une aisance naturelle à mettre le public dans sa poche avec ses enchaînements…
Avec ces trois nationalités différentes, est-il besoin de préciser qu’il s’agit d’un groupe belge ? C’est propret mais je préfère clairement Muse. La fin du show, je l’ai entendue de plus loin, décidant de tester pour vous les stands.
Des stands axés sur l’écologie et la santé :
"Aidez-nous à garder la mer propre" avec un panneau de durée de vie des déchets qui fait froid dans le dos ;
"Prévention sur les dangers de l’alcool au volant" avec test gratuit d’alcoolémie juste en face du stand bière ;
"Prévention santé" avec bouchons pour les oreilles et capotes distribuées gracieusement.
Eiffel
En voilà qui ont écouté Noir Désir. Le groupe ne semble pas masquer ses influences à commencer par le look très Bertrand Cantat de Romain Humeau. L’énergie est également au rendez-vous.
Je ne suis pas spécialiste de la discipline. De plus, une trentaine d’avis a déjà été postée sur ce groupe. Et puis lorsque Estelle Humeau, au clavier sur le premier titre, a pris la basse sur le second, un problème évident de son s’est fait jour pour ceux qui étaient collés à l’enceinte. Les oreilles saturaient même avec les bouchons. Alors, dès que les trois morceaux pendant lesquels Yann pouvait shooter se sont achevés, je l’ai rejoint et nous avons décidé de nous promener vers la petite scène.
Elle est inoccupée aujourd’hui mais la clairière est le théâtre d’un joli buffet. Tous les bracelets des convives sont bleus. Les nôtres sont blancs, mais on nous tend verre de vin rosé, canapés et autres barquettes de poulet à la Sicilienne. Nous avons certainement profité d’une faille momentanée dans la sécurité puisque le passage emprunté à l’aller était condamné au retour.
Les sons de la grande scène nous parviennent à peine. Du coup, y’a un gros trou dans la setlist :
Minouche
Le Cœur Australie
Saoul
Ma Part D’Ombre
…
Dispersés
Ma Blonde
Sombre
Le ventre plein et le rosé aidant, j’apprécie mieux la folie finale lorsqueRomain répète jusqu’à l’extinction de voix "et les nœuds se défaisaient".
Roger Hodgson
En voilà un qui a écouté Supertramp. Oops, c’est le clavier/compositeur/chanteur du groupe mythique des années 70. C’est même pour lui que je suis là. J’étais davantage Supertramp dans les seventies que Simple Minds dans les eighties. J’ai complètement décroché de ce qu’il fait et je pensais qu’il allait nous jouer des titres d’une carrière solo qui m’aurait échappé. Eh bien non, c’est du 100% Supertramp avec des morceaux cultes : It’s Raining Again, Breakfast In America, Dreamer…
Il s’accompagne sobrement au clavier ou à la guitare, c’est selon. Un Canadien du nom de Aaron McDonald ajoute tantôt un saxo, tantôt un mélodica, un tambourin ou un second clavier. Roger dit de lui que c’est son prof de français. Un professeur efficace puisque la quasi-totalité des enchaînements a lieu dans notre langue. Roger Hodgson est un homme heureux. Heureux d’être dans ce lieu "incroyable", heureux de nous offrir ses vieilles chansons. Il a fait un sondage auprès de son fan-club pour savoir quels titres les Français préféraient. Le choix de Two Of Us semble le surprendre mais il l’a couché sur sa setlist :
1 Take The Long Way Home (clavier)
2 Give A Little Bit (guitare)
3 Hide In Your Shell (cv)
4 Easy Does It (gt)
5 Sister Moonshine (gt)
6 Breakfast In America (cv)
7 School (cv)
8 Two Of Us (gt)
9 It’s Raining Again (cv)
10 Fool’s Overture (piano)
Rappel
11 Dreamer (cv)
Bonus vidéo : Give A Little Bit
La nostalgie s’est emparée de la soirée plus tôt que prévu. Nous sifflons sur Easy Does It, nous chantons sur Dreamer - qui a bien failli ne jamais commencer à cause d’un clavier récalcitrant à deux reprises. Les photographes ont comme toujours droit à trois morceaux avant de s’éclipser. Mais il est toujours un petit malin qui fait mine d’avoir mal compté et que la sécurité doit gentiment éconduire. Pas ce soir. Roger Hodgson ne devait pas avoir d’exigence en ce sens. Yann et les autres ont pu assouvir leur passion jusqu’au bout du set.
Simple Minds
En voilà un qui n’a pas écouté son diététicien. L’élancé et sautillant Jim Kerr n’est plus. En même temps, je serais bien mal inspiré de me gausser, j’ai pris bien plus que lui dans le même laps de temps. Ainsi va la vie.
Allez, il sautille toujours mais préfère prendre des pauses aux extrémités de la scène pour permettre à ses fans de toujours de profiter de l’instant. L’autre membre historique, c’est Charlie Burchill qui a bien dû utiliser une demi-douzaine de guitares différentes au cours du concert.
J’ai tenu quatre titres au premier rang devant les enceintes avec mes bouchons dans les oreilles. Certains à côté de moi n’en avaient pas et ont vite décidé de prendre du recul. Dire que les basses étaient saturées est un doux euphémisme. Le son était complètement inaudible dans cette zone-là. Je crois avoir reconnu Sanctify Yourself et See The Lights dans les premiers titres. Avec beaucoup de recul, on voit moins la belle batterie personnalisée de Mel Gaynor, mais on l’apprécie mieux lorsqu’il frappe ses peaux.
Certains nostalgiques ont pris le parti de dérouler la serviette et d’écouter allongés sans se soucier du jeu de scène. Ils n’ont pas loupé grand-chose. Tous reprennent en chœur Someone Somewhere In Summertime sur les notes du clavier. D’autres ont choisi de rester au fond parce qu’ils / elles ont besoin d’espace pour danser. Ils sautent en chantant les Hey ! Hey ! Hey ! Hey ! au début de Don’t You et balancent les bras sur les Nananana de la fin.
Que l’habillage (pas d’écran géant, light show basique) soit digne d’un groupe débutant ne dérange personne. Pendant près de deux heures, les hits s’accumulent et c’est bien là l’essentiel : se succèdent Hypnotised (avec son intro de guitare culte), Once Upon A Time (sur lequel une plantureuse choriste autant prise pour cible au début du set par les photographes que Kerr et Burchill, allez savoir pourquoi, trouve son heure de gloire), She’s A River…
Et puis les rappels : Neon Lights (reprise de Kraftwerk), Rockets, Alive And Kicking et enfin Ghost Dancing qui se mue en Gloria des Doors.
Il ne reste plus qu’à retrouver sa voiture garée quelque part dans Six-Fours et à faire le trajet retour. L’autoradio restera muet. Les tympans doivent retrouver le repos.
En voilà qui ont écouté Muse. C’est du moins ce que je me suis dit au moment-même où j’arrivais sur le site, largement en retard. Le titre joué à ce moment-là semblait être un inédit du trio anglais. Mêmes effets de voix, son similaire, composition du trio identique en tous points. Cette comparaison m’effleurera l’esprit plusieurs autres fois dans le reste de leur show.
Sur Teaser, je pense plutôt à Franz Ferdinand. Belle énergie conjuguée du bassiste (le français Romain Descampe), du batteur (le Suédois Egil Franzen) et surtout du chanteur et claviériste à ce moment-là (l’Anglais Matthew Irons, aussi guitariste). Une gueule d’ange, une aisance naturelle à mettre le public dans sa poche avec ses enchaînements…
Avec ces trois nationalités différentes, est-il besoin de préciser qu’il s’agit d’un groupe belge ? C’est propret mais je préfère clairement Muse. La fin du show, je l’ai entendue de plus loin, décidant de tester pour vous les stands.
Des stands axés sur l’écologie et la santé :
"Aidez-nous à garder la mer propre" avec un panneau de durée de vie des déchets qui fait froid dans le dos ;
"Prévention sur les dangers de l’alcool au volant" avec test gratuit d’alcoolémie juste en face du stand bière ;
"Prévention santé" avec bouchons pour les oreilles et capotes distribuées gracieusement.
En voilà qui ont écouté Noir Désir. Le groupe ne semble pas masquer ses influences à commencer par le look très Bertrand Cantat de Romain Humeau. L’énergie est également au rendez-vous.
Je ne suis pas spécialiste de la discipline. De plus, une trentaine d’avis a déjà été postée sur ce groupe. Et puis lorsque Estelle Humeau, au clavier sur le premier titre, a pris la basse sur le second, un problème évident de son s’est fait jour pour ceux qui étaient collés à l’enceinte. Les oreilles saturaient même avec les bouchons. Alors, dès que les trois morceaux pendant lesquels Yann pouvait shooter se sont achevés, je l’ai rejoint et nous avons décidé de nous promener vers la petite scène.
Elle est inoccupée aujourd’hui mais la clairière est le théâtre d’un joli buffet. Tous les bracelets des convives sont bleus. Les nôtres sont blancs, mais on nous tend verre de vin rosé, canapés et autres barquettes de poulet à la Sicilienne. Nous avons certainement profité d’une faille momentanée dans la sécurité puisque le passage emprunté à l’aller était condamné au retour.
Les sons de la grande scène nous parviennent à peine. Du coup, y’a un gros trou dans la setlist :
Le Cœur Australie
Saoul
Ma Part D’Ombre
…
Ma Blonde
Sombre
Le ventre plein et le rosé aidant, j’apprécie mieux la folie finale lorsque
En voilà un qui a écouté Supertramp. Oops, c’est le clavier/compositeur/chanteur du groupe mythique des années 70. C’est même pour lui que je suis là. J’étais davantage Supertramp dans les seventies que Simple Minds dans les eighties. J’ai complètement décroché de ce qu’il fait et je pensais qu’il allait nous jouer des titres d’une carrière solo qui m’aurait échappé. Eh bien non, c’est du 100% Supertramp avec des morceaux cultes : It’s Raining Again, Breakfast In America, Dreamer…
Il s’accompagne sobrement au clavier ou à la guitare, c’est selon. Un Canadien du nom de Aaron McDonald ajoute tantôt un saxo, tantôt un mélodica, un tambourin ou un second clavier. Roger dit de lui que c’est son prof de français. Un professeur efficace puisque la quasi-totalité des enchaînements a lieu dans notre langue. Roger Hodgson est un homme heureux. Heureux d’être dans ce lieu "incroyable", heureux de nous offrir ses vieilles chansons. Il a fait un sondage auprès de son fan-club pour savoir quels titres les Français préféraient. Le choix de Two Of Us semble le surprendre mais il l’a couché sur sa setlist :
2 Give A Little Bit (guitare)
3 Hide In Your Shell (cv)
4 Easy Does It (gt)
5 Sister Moonshine (gt)
6 Breakfast In America (cv)
7 School (cv)
8 Two Of Us (gt)
9 It’s Raining Again (cv)
10 Fool’s Overture (piano)
Rappel
11 Dreamer (cv)
La nostalgie s’est emparée de la soirée plus tôt que prévu. Nous sifflons sur Easy Does It, nous chantons sur Dreamer - qui a bien failli ne jamais commencer à cause d’un clavier récalcitrant à deux reprises. Les photographes ont comme toujours droit à trois morceaux avant de s’éclipser. Mais il est toujours un petit malin qui fait mine d’avoir mal compté et que la sécurité doit gentiment éconduire. Pas ce soir. Roger Hodgson ne devait pas avoir d’exigence en ce sens. Yann et les autres ont pu assouvir leur passion jusqu’au bout du set.
En voilà un qui n’a pas écouté son diététicien. L’élancé et sautillant Jim Kerr n’est plus. En même temps, je serais bien mal inspiré de me gausser, j’ai pris bien plus que lui dans le même laps de temps. Ainsi va la vie.
Allez, il sautille toujours mais préfère prendre des pauses aux extrémités de la scène pour permettre à ses fans de toujours de profiter de l’instant. L’autre membre historique, c’est Charlie Burchill qui a bien dû utiliser une demi-douzaine de guitares différentes au cours du concert.
J’ai tenu quatre titres au premier rang devant les enceintes avec mes bouchons dans les oreilles. Certains à côté de moi n’en avaient pas et ont vite décidé de prendre du recul. Dire que les basses étaient saturées est un doux euphémisme. Le son était complètement inaudible dans cette zone-là. Je crois avoir reconnu Sanctify Yourself et See The Lights dans les premiers titres. Avec beaucoup de recul, on voit moins la belle batterie personnalisée de Mel Gaynor, mais on l’apprécie mieux lorsqu’il frappe ses peaux.
Certains nostalgiques ont pris le parti de dérouler la serviette et d’écouter allongés sans se soucier du jeu de scène. Ils n’ont pas loupé grand-chose. Tous reprennent en chœur Someone Somewhere In Summertime sur les notes du clavier. D’autres ont choisi de rester au fond parce qu’ils / elles ont besoin d’espace pour danser. Ils sautent en chantant les Hey ! Hey ! Hey ! Hey ! au début de Don’t You et balancent les bras sur les Nananana de la fin.
Que l’habillage (pas d’écran géant, light show basique) soit digne d’un groupe débutant ne dérange personne. Pendant près de deux heures, les hits s’accumulent et c’est bien là l’essentiel : se succèdent Hypnotised (avec son intro de guitare culte), Once Upon A Time (sur lequel une plantureuse choriste autant prise pour cible au début du set par les photographes que Kerr et Burchill, allez savoir pourquoi, trouve son heure de gloire), She’s A River…
Et puis les rappels : Neon Lights (reprise de Kraftwerk), Rockets, Alive And Kicking et enfin Ghost Dancing qui se mue en Gloria des Doors.
Il ne reste plus qu’à retrouver sa voiture garée quelque part dans Six-Fours et à faire le trajet retour. L’autoradio restera muet. Les tympans doivent retrouver le repos.
Signature : mcyavellle 30/07/2010
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Photographe : yann b
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