Critique de concert Julian Marley + Toots and The Maytals + Capleton

Vent, poussière, ganja et bonne humeur !
Quelques qualificatifs pour cette soirée sur l’île du Gaou placée sous le signe du reggae, des reggaes devrais-je dire, tant l’affiche proposait trois styles bien différents.
C’est bien simple, y’en avait pour tous les goûts, et je parle pas d’herbe, hein…
Jeunes fumeurs ou vieux fumeurs, skins, ska, rasta, chacun pouvait trouver son compte au fil des shows se succédant.
Premier à ouvrir le bal :Julian Marley.
Le "fils de". Eh oui.
Et je me dis que ça ne doit pas être trop simple de porter ce nom, et de faire son chemin dans la musique. Soit on se dit qu’on perpétue la tradition familiale simplement, avec la prétention de faire vivre un héritage, soit on essaie de s’affranchir de l’aura du papa, et tracer sa route en tant qu’artiste original doit alors demander une sacrée force de caractère.
Au regard de la petite heure de reggae tranquillou proposée par Julian, je l’imaginerais plutôt dans la première catégorie. Alternant compositions originales (When the sun comes up, System) et reprises de Bob (Natural Mystic, Kinky reggae), son reggae reste très classique (sans que cela soit péjoratif), sautillant et entraînant. Mais après tout, on se moque un peu des catégories et l’important reste que l’auditeur passe un agréable moment. Et à en juger par les réactions enjouées du public, on se dit que c’est mission réussie pour le petit Marley.
Le temps d’aller se régaler dans des toilettes bouchées et débordantes, de siroter un hot-dog et de grignoter une bière, nous voilà partis pour le deuxième acte de la soirée avec Toots and The Maytals, les vétérans, le canal historique du reggae, qui débute sa petite heure de jeu (lui aussi) par un petit Pressure Drop des familles.
Par rapport à Julian Marley, on sent bien qu’on a changé de catégorie, et pour cause, 45 ans de métier, ça rode. Malgré le poids des ans, Mr Hibbert, tel un diesel, monte en puissance au fil des morceaux pour même nous gratifier de quelques petits pas de danse sur Funky Kingston. C’est toujours un réel plaisir et un régal d’assister à un concert des Toots, d’autant que ce soir le public est chaud comme une nuit d’été (contrairement à leur dernier passage à l’Usine d’Istres, où nous étions tous mouligasses que c’est pas permis…) et répond avec plein d’entrain et de joie, sautant, poussant, chantant, soulevant la poussière par paquet, au son du reggae-ska des compères d’Hibbert.
Une heure, c’est beaucoup trop court au regard de la carrière du groupe, à peine a t-on le temps d’entendre Time Tough, Bam Bam, la reprise de Louie Louie où encore Country Road qu’il faut déjà se résigner à voir nos Jamaïcains quitter la scène.
Et attendre avec impatience la prochaine venue du groupe dans nos contrées.
La soirée file doux, et après une petite demi heure d’attente, c’est au tour de Capleton d’investir la scène du Gaou pour une prestation beaucoup plus hardcore que les précédentes.
Le dancehall de Clifton George Bailey III est en effet assez rugueux, assez éloigné du coté traditionnel des artistes précédents, et si une part du public est venue en fan de ce dernier et répondre, de fait, favorablement au show, une autre partie préférera se retirer au fur et à mesure et reculer sagement vers les stands de boisson et de merchandasing.
J’avoue mon manque de culture, car je n’avais jamais écouté Capleton et je dois dire avoir été séduit par sa prestation bien que j’y mettrais quelques bémols. Son coté agressif, fougueux (et j’ai pas dis "sulfureux", on va laisser ça de coté pour aujourd’hui…), m’a vraiment emballé, mais les poncifs du genre "je-commence-une-chanson-et-je-l’arrête-au-bout-de-quelques-secondes-pour-la-reprendre-ensuite" ainsi que ses bavardages un peu trop nombreux m’ont fatigué un tantinet. Bon, au moins on sait qu’il est végétalien, c’est déjà ça. Et en même temps, je comprends aussi qu’il prêche, cela fait partie intégrante de sa musique et de son mode de vie.
Mais je dois reconnaître que lorsque ses morceaux sont lancés, et ben ils font mouche ! J’ai notamment craqué sur l’un d’entre eux dont je ne connais pas le titre, malheureusement (va falloir que j’écoute sa vingtaine d’albums pour la retrouver…) au beat disco année 80 ultra rapide et qui vous met une patate terrible !
Et puis, quelle énergie ! comme me le glissait ma voisine de concert en me désignant un Capleton gesticulant et sautant partout sur scène, "je suis sur qu’il est hyper actif ce garçon".
En tout cas, le public, son public, était comme lui : vraiment à fond dedans.
Bien qu’un peu plus clairsemé que pour les fédérateurs Toots, il faut le reconnaître.
"Vibes and fire" comme l’a dit lui même Capleton, et je trouverais pas mieux pour résumer cette soirée dans une île du Gaou toujours aussi paradisiaque au relent prononcé de Jamaïque en cette douce et poussiéreuse soirée de juillet.
Quelques qualificatifs pour cette soirée sur l’île du Gaou placée sous le signe du reggae, des reggaes devrais-je dire, tant l’affiche proposait trois styles bien différents.
C’est bien simple, y’en avait pour tous les goûts, et je parle pas d’herbe, hein…
Jeunes fumeurs ou vieux fumeurs, skins, ska, rasta, chacun pouvait trouver son compte au fil des shows se succédant.
Premier à ouvrir le bal :Julian Marley.
Le "fils de". Eh oui.
Et je me dis que ça ne doit pas être trop simple de porter ce nom, et de faire son chemin dans la musique. Soit on se dit qu’on perpétue la tradition familiale simplement, avec la prétention de faire vivre un héritage, soit on essaie de s’affranchir de l’aura du papa, et tracer sa route en tant qu’artiste original doit alors demander une sacrée force de caractère.
Au regard de la petite heure de reggae tranquillou proposée par Julian, je l’imaginerais plutôt dans la première catégorie. Alternant compositions originales (When the sun comes up, System) et reprises de Bob (Natural Mystic, Kinky reggae), son reggae reste très classique (sans que cela soit péjoratif), sautillant et entraînant. Mais après tout, on se moque un peu des catégories et l’important reste que l’auditeur passe un agréable moment. Et à en juger par les réactions enjouées du public, on se dit que c’est mission réussie pour le petit Marley.
Le temps d’aller se régaler dans des toilettes bouchées et débordantes, de siroter un hot-dog et de grignoter une bière, nous voilà partis pour le deuxième acte de la soirée avec Toots and The Maytals, les vétérans, le canal historique du reggae, qui débute sa petite heure de jeu (lui aussi) par un petit Pressure Drop des familles.
Par rapport à Julian Marley, on sent bien qu’on a changé de catégorie, et pour cause, 45 ans de métier, ça rode. Malgré le poids des ans, Mr Hibbert, tel un diesel, monte en puissance au fil des morceaux pour même nous gratifier de quelques petits pas de danse sur Funky Kingston. C’est toujours un réel plaisir et un régal d’assister à un concert des Toots, d’autant que ce soir le public est chaud comme une nuit d’été (contrairement à leur dernier passage à l’Usine d’Istres, où nous étions tous mouligasses que c’est pas permis…) et répond avec plein d’entrain et de joie, sautant, poussant, chantant, soulevant la poussière par paquet, au son du reggae-ska des compères d’Hibbert.
Une heure, c’est beaucoup trop court au regard de la carrière du groupe, à peine a t-on le temps d’entendre Time Tough, Bam Bam, la reprise de Louie Louie où encore Country Road qu’il faut déjà se résigner à voir nos Jamaïcains quitter la scène.
Et attendre avec impatience la prochaine venue du groupe dans nos contrées.
La soirée file doux, et après une petite demi heure d’attente, c’est au tour de Capleton d’investir la scène du Gaou pour une prestation beaucoup plus hardcore que les précédentes.
Le dancehall de Clifton George Bailey III est en effet assez rugueux, assez éloigné du coté traditionnel des artistes précédents, et si une part du public est venue en fan de ce dernier et répondre, de fait, favorablement au show, une autre partie préférera se retirer au fur et à mesure et reculer sagement vers les stands de boisson et de merchandasing.
J’avoue mon manque de culture, car je n’avais jamais écouté Capleton et je dois dire avoir été séduit par sa prestation bien que j’y mettrais quelques bémols. Son coté agressif, fougueux (et j’ai pas dis "sulfureux", on va laisser ça de coté pour aujourd’hui…), m’a vraiment emballé, mais les poncifs du genre "je-commence-une-chanson-et-je-l’arrête-au-bout-de-quelques-secondes-pour-la-reprendre-ensuite" ainsi que ses bavardages un peu trop nombreux m’ont fatigué un tantinet. Bon, au moins on sait qu’il est végétalien, c’est déjà ça. Et en même temps, je comprends aussi qu’il prêche, cela fait partie intégrante de sa musique et de son mode de vie.
Mais je dois reconnaître que lorsque ses morceaux sont lancés, et ben ils font mouche ! J’ai notamment craqué sur l’un d’entre eux dont je ne connais pas le titre, malheureusement (va falloir que j’écoute sa vingtaine d’albums pour la retrouver…) au beat disco année 80 ultra rapide et qui vous met une patate terrible !
Et puis, quelle énergie ! comme me le glissait ma voisine de concert en me désignant un Capleton gesticulant et sautant partout sur scène, "je suis sur qu’il est hyper actif ce garçon".
En tout cas, le public, son public, était comme lui : vraiment à fond dedans.
Bien qu’un peu plus clairsemé que pour les fédérateurs Toots, il faut le reconnaître.
"Vibes and fire" comme l’a dit lui même Capleton, et je trouverais pas mieux pour résumer cette soirée dans une île du Gaou toujours aussi paradisiaque au relent prononcé de Jamaïque en cette douce et poussiéreuse soirée de juillet.
Signature : jorma
le 02/09/2010
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le 02/09/2010
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Photographe : bertrand 13rugissant
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